﻿A N A L T S E S.
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se produisent dans l’ordre inverse. La difference dans les amplitudes des contractions paires et des contractions impaires diminue de plus en plus et finit par disparaître tout à fait, ordinairement avant même que les contractions aient	atteint toute leur force. Dans	certains cas de	rétablissement de la
circulation, des contractions paires affaiblies reparaissent avant la relaxation complète du muscle cardiaque après les contractions impaires, ce qui fait qu il ne se produit pas de jointure complète de chaque paire de contractions. Quelquefois le rétablissement du rythme régulier est précédé d’une série de contractions suivies d’une pause plus ou moins longue.
Les phénomènes qu on observe pendant la suspension et le rétablissement de la circulation dans un cœur d'oiseau présentent quelques différences d'avec ceux	qu’on	vient de décrire et qui	se rapportent à	des cœurs de mam-
mifères. Cette différence se fait surtout sentir pendant le renforcement des contractions après que la circulation a été suspendue, car le rétablissement d une pulsation régulière se fait beaucoup plus difficilement dans un cœur d oiseau. Faisons encore observer que la perte de l’aptitude à la pulsation se produit tout à fait indépendamment de la raideur muculaire.
Four ce qui est de la durée du temps pendant lequel le cœur peut être privé du liquide en circulation sans perdre la faculté de reprendre ses fonctions. j ai eu bien des fois occasion d’observer, dès le commencement de mes expériences sur des cœurs isolés, qu’un arrêt de 10. 15, 20 minutes est supporté par le cœur impunément, malgré le refroidissement qui en est la suite. Dans un cas 1 arrêt de la circulation n’avait pas duré moins d'une demi-heure, et le	cœur de lapin avait été	transporté, à l'air	extérieur par un temps
froid,	sans	aucune précaution, d un	laboratoire à un	autre. Aussitôt que la
circulation artificielle eut été rétablie, le cœur se remit à fonctionner. Il était très intéressant d établir la limite que l’arrêt de la circulation peut atteindre sans que le cœur perde l’aptitude de reprendre son mouvement rythmique indépendant, en d autres termes, de savoir quel est l’espace de temps qui suit la suspension complète du fonctionnement du cœur, son engourdissement complet, après lequel la ranimation en est encore possible. Qu’il me soit permis de donner ici la description de quelques expériences que j'ai instituées tout récemment et qui mont fait voir que l’arrêt de la pulsation peut, dans certab nés conditions, durer des heures entières sans que le cœur perde l’aptitude de reprendre son fonctionnement.
Dans 1 experience du 19 janvier 1902 la circulation artificielle dans un cœur de lapin fut mise en tram a o heures de l’après-midi. Le cœur fut soumis a des expériences ayant pour objet d'établir l'influence du froid et de la chaleur, et la circulation, suspendue plusieurs fois pour 20, 21 et 25 minutes. A 5 heures 20 minutes, lorsque les contractions du cœur étaient devenues assez faibles, celui-ci fut entouré de neige de manière qu’elle en touchait di-îictement la surface. 2 minutes après la neige fut ôtée. Les pulsations, qui avaient cessé a la suite du refroidissement, recommencèrent. A 5 heures 40 minutes ie cœur, avec la canule fixée dans l’aorte, fut porté dans une chambre du laboratoire à température basse et y fut laissé jusqu’au lendemain matin. Le rétablissement de la circulation dans la matinée du 20 janvier fut