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immédiatement suivi de la reprise des pulsations dans la région de l’insertion des veines caves, après quoi les contractions s’étendirent sur les oreillettes. La température de la solution circulante ayant été élevée, par inadvertance, à plus de 50° C., le cœur s’arrêta, et l’on se vit obligé à mettre lin à l’expérience.
Le 23 janvier à 5 heures de Paprès midi, on isola le cœur d'un lapin bien nourri et sain, on y ht circuler la liqueur de Locke chauffée à 40°. et l'on put cnregister une série de contractions énergiques et régulières. La circulation fut maintenue pendant une heure. A 0 heures précises le courant du liquide fut arrêté, après quoi on plaça le cœur avec sa canule dans une glacière et on l'y laissa jusqu'au lendemain à la température de 0n. 5 minutes après, toute pulsation avait cessé. Le 24 janvier à midi, c’est-à-dire apres 18 heures de séjour dans Ja glace, le cœur fut porté au laboratoire et fixé dans l’appareil à circulation artificielle. L’inspection la plus minutieuse ne put faire découvrir la moindre pulsation, même dans la région de l’insertion des veines caves (où la pulsation dure en général le plus longtemps). On ouvrit ensuite le robinet et l'on ht circuler la liqueur chauffée à 30°. Moins d'une demi-minute après, on rit se produire des contractions énergiques à l'endroit de l’insertion des veines caves et s’étendre ensuite sur les oreillettes. Environ une demi-heure après, apparurent d’assez fortes contractions du ventricule droit. Le ventricule gauche ne recouvra point son fonctionnement. Les contractions restèrent tout le temps irrégulières: à la suite d’une série de (i— 10 contractions plus faibles il s'en produisait une forte, puis de nouveau un groupe de contractions faibles et ainsi de suite. Depuis environ 2 heures de l'après-midi les contractions, en se ralentissant, devenaient de plus en plus faibles. La solution saline ayant été remplacée par du sang, elles redevinrent un peu plus fortes en se ralentissant encore davantage, et l’on observa la tendance des contractions à se réunir en une seule. Vers 4 heures et demie les pulsations cessèrent tout à fait et ne se produisirent plus, même à la suite de l'excitation du cœur.
Mais c’est l’expérience du 7 et 8 février qui offre un intérêt particulier. Vers 11 heures du matin un chat qu’on préparait pour l'expérience périt pendant la narcotisation par l’éther, et toutes les tentatives de le ranimer à l’aide de la respiration artificielle échouèrent. Alors on ouvrit le thorax de l’animal et on en retira le cœur déjà sans mouvement. Celui-ci fut placé dans l’appareil pour la circulation artificielle, mais au lieu de la solution saline ordinaire, contenant 0,1 % de sucre de raisin, on se servit d'une solution un peu plus concentrée, renfermant le double de cette quantité. Lorsqu'on ht l’injection de cette liqueur, le cœur se contracta faiblement plusieurs fois, puis s’arrêta de nouveau complètement. L’injection de la liqueur fut continuée depuis 11 heures et demie jusqu’à 3 heures du matin, mais pendant tout ce temps le cœur resta complètement immobile. Alors on remplaça la liqueur en question par la liqueur ordinaire, et les pulsations reparurent. La différence dans la composition chimique de la liqueur circulante avait donc amené l’arrêt du cœur durant plus de 3 heures, après quoi, les conditions étant devenues plus favorables, les contractions se renouvelèrent! Les