﻿CONTRIBUTIONS AUX RECHERCHES SUR L ALIMENTATION.
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En comparant mes expériences aux expériences analogues de Munk et de Rosenheim, je remarquai que mes chiens étaient plus difficiles que les leurs. Il serait difficile de dire, si cela dépendait de ce que mes chiens recevaient de la chair de cheval au lieu de viande de boeuf (comme dans les expériences de Munk et de Rosenheim) ou bien, si les chiens de Tomsk, qui trouvent dans les rues des substances animales en abondance, sont moins bien adaptés à une nourriture végétale que ceux de Berlin.
Mes recherches ont porté sur l’élimination de l’azote, du phosphore et des corps alloxuriques. Pour ce qui est des substances azotées, on trouve certaines indications dans la littérature, comme nous l’avons déjà mentionné. Mais je n’ai point trouvé de données littéraires sur l’élimination du phosphore et des corps alloxuriques dans les matériaux que j’ai eus sous la main.
Après avoir étudié plusieurs jours l’échange des substances dans cette direction pendant un certain régime, je faisais à mes animaux une injection sous-cutanée de toxine diphtérique ou de toxine du bac. pyocyanei et j’observais la température, l’élimination de l’azote et du phosphore, ainsi que des substances précipitées selon la méthode de Camerer. Je ne trouve pas d’ailleurs inutile de mentionner que l’injection avait lieu 4—6 heures après l’ingestion de la nourriture. En opérant ainsi, je n’ai jamais eu à constater de vomissements ou de diarrhée, si fréquents chez les animaux nourris exclusivement de chair et soumis à l’intoxication. Ce sont peut-être ces troubles dans le fonctionnement de l’appareil gastro-intestinal, masquant naturellement l’état véritable des échanges, qui sont la cause des opinions contradictoires des expérimentateurs p. ex. sur l’élimination des phosphates dans les maladies accompagnées de fièvre.
Toutes mes expériences ont été faites sur des chiens qui avaient vécu auparavant 2—3 semaines au laboratoire, recevant exclusivement de la chair de cheval.
L’urine pour les analyses était soutirée au moyen d’un cathéter. Les analyses se faisaient tous les jours. Les fèces étaient recueillies pendant plusieurs jours.
Je déterminais l’azote selon la méthode Kjeldahl, modifiée par Beth-lingk n). Pour P205 je me servais de la méthode du titrage par le nitrate d’oxyde d’urane. Pour déterminer l’acide phosphorique dans les aliments ainsi que dans les excréments, on le pesait après avoir calciné ces substances dans un creuset d’argent avec de la potasse, du carbonate de soude et du salpêtre. Les corps alloxuriques étaient déterminés selon la méthode Camerer 12) avec traitement du précipité selon Arnstein 13).
Les chiffres des tableaux ci-dessous représentent la moyenne de 2 analyses analogues.
Je crois nécessaire de mentionner que durant l’expérience, les chiens étaient enfermés dans des cages et ne prenaient ainsi que très peu d’exercice.
Les expériences étaient divisés en 2 groupes.
1)	Expériences avec injection des produits solubles du bac. pyocyanei (les extraits de ces bactéries étaient faits de 3 gr. des corps séchés sur 500 c.c. d’eau, selon la méthode de Krehl décrite dans ma dissertation).
2)	Expériences avec injection de toxine diphtérique; 0,07 c.c. de cette toxine tuaient un cobaye de poids moyen en 24 heures.