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NOUVEAU DYNAMOMETROGRAPHE UNIVERSEL.
Broca (1902) fait remarquer que, physiologiquement, l’on distingue deux façons d'étudier le travail des muscles:
1) Le muscle s’affaiblit brusquement et le poids reprend de lui-même sa position primitive 0°.
Dans ce cas, le muscle, en se contractant, dépense la quantité de travail nécessaire à soulever le poids à une certaine hauteur. C’est cette série de contractions successives qui représente la durée du travail du muscle ou des muscles et leur capacité de travail, leur puissance. En physiologie, ce genre de travail se nomme travail positif
Mosso l’a étudié le premier à l’aide d'un appareil particulier, Vergographe. (Les travaux concernant cette question sont cités dans Broca). Mosso démontre que les courbes de fatigue des muscles restent les mêmes pour un poids tenseur donné et pour un individu donné; pour un poids important et pour l'effort le plus grand qu’il soit possible, la contraction musculaire diminue graduellement d’après une loi bien déterminée.
Maggiore et Treves ont surtout beaucoup travaillé dans ce sens avec Fergographe; ils ont étudié l’influence du repos, du poids tenseur et de la fréquence des contractions sur la fatigue du muscle. Voici quelques unes de leurs conclusions:
Les courbes de fatigue sont en corrélation avec la force du poids tenseur et le rythme des contractions. Un poids minime fait fléchir très-lentement la courbe si même le travail est d’une longue durée. Plus l’intervalle de repos entre deux contractions musculaires est grand, moins le muscle se fatigue et plus longue est la durée du travail. Mais Maggiore ne donne pas d'indications précises sur le poids minimum le plus favorable au travail pour chaque individu en particulier; ce n’est qu’après une longue série d'épreuves préliminaires qu’il arrive à trouver ce poids. On verra plus loin qu'avec mon dynamomètro-graphe, c’est l’affaire de quelques minutes. C'est aussi à l’aide de l’ergographe que l’on a pu étudier l'influence de la circulation du sang, des substances pharmaceutiques (alcool, café), de la croissance, du sexe et des diverses fonctions physiologiques (travail intellectuel etc. etc.) sur la fatigue des muscles.
Setchénoff (1902) dans son travail sur l’influence de l'excitation (sensitiver Reiz) sur le travail des muscles chez l’homme se sert d'un poids tenseur assez fort pour occasionner une sensation bien nette de résistance mais assez faible cependant pour que le sujet n’éprouve cette sensation que légèrement (1 kg., 4). Le bras qui sciait exécutait 20 mouvements par minute, chiffre correspondant au rythme de la respiration. «Die Athembewegungen sind ja unermüdlich und die Unermüdlichkeit derselben hängt höchst wahrscheinlich davon ab, dass die mit einer jeden Einathmung entstehenden Er-müdungsminima des arbeitenden Organes stets durch die darauf folgenden Ruhepausen aufgehoben werden».
Setchénoff a fait des observations très-intéressantes qui expliquent le mécanisme agissant comme excitant sur les groupes de muscles fatigués. Les muscles fatigués de la main droite reprennent leur aptitude première au travail après un court travail de la main gauche ou des pieds. Si nous appli-