﻿NOUVEAU DYNAMOMÈTROGRAPHE UNIVERSEL.
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quons cette découverte à la thérapeutique, nous serons en état de rétablir la fonction d’un membre épuisé par l’excitation des membres sains c. a. d. par l’accumulation de l’énergie dans les centres nerveux («Ladung der Nerven-centra mit Energie» p. 67).
2) Le muscle soutient le poids soulevé et l’empêche de tomber brusquement; il se fatigue car au bout d’un certain temps, le muscle laisse tomber graduellement le poids. C’est ce travail qu’il est convenu de désigner sous le nom de travail négatif. («Les lois de ce travail sont à peu près inconnues», p. 523 Broca). Pendant qu'il soutient le poids à une certaine hauteur, le muscle se trouve dans un état de contraction spasmodique, le tétanus, et, une fois le poids soulevé, il ne produit plus aucun travail extérieur. Pour conserver cet état tétanique du muscle, il lui faut une excitation nerveuse constante. Par suite de l’accumulation de l’énergie, l’échange nutritif dans le muscle lui-même se fait plus rapidement et se transforme en chaleur—travail intérieur. La fatigue s’ensuit, qui se manifeste par la chute graduelle du poids. Quelle est la courbe de fatigue pour les individus normaux? Henry (1895) dit: Chez l'être vivant, le travail est variable à chaque instant; croissant pendant le démarrage, il présente une courte période de constance relative, puis une période plus ou moins longue de décroissance. «Je me suis ocoupé des puissances instantanées des muscles fléchisseurs de la main et des muscles des reins seulement dans la période de démarrage. Les courbes de démarrages suffisent d'ailleurs à définir le sujet. Pour cela, je cherche d'abord comment varient dans les deux cas avec le temps mis à les accomplir les travaux maxima. J’ai soin de laisser entre deux efforts consécutifs un intervalle de quelques minutes... pour éviter la fatigue des muscles». Henry a fait ses expériences avec un dynamomètre à ressort et à cadran marquant le poids en kg. et le temps employé à presser le ressort en 20-es de seconde à l’aide d’un mouvement d’horlogerie placé sur le cadran même. De cette façon, il arrivait à déterminer l'accroissement de la force jusqu’à son maximum, mais rien de plus.
Dans la plus grande majorité des cas, dans la vie pratique, le travail alterne avec des moments de repos. Mais pendant la traction d’un chariot ou d'un autre véhicule, les muscles sont soumis à une tension presque continue.
Avant d’aborder l’analyse des courbes du travail tétanique et du travail négatif, je vais tâcher de décrire l’instrument qui m’a servi à enregister mes dynamogrammes non avec un poids fixe, mais avec un poids qui augmente on diminue progressivement.
Sa construction est basée sur un phénomène physique connu: si l'une des extrémités d'une tige d’acier est fixée sur un axe et l’autre terminée par un poids, à mesure que Taxe se déplacera, le poids se soulèvera peu à peu, mais la dépense de force sera de plus en plus grande à mesure que le poids se rapprochera de l’angle de rotation (c’est à dire de la ligne horizontale). Une fois l'horizontale dépassée, le poids continuant toujours à s’élever s’allégera de plus en plus jusqu'à ce qu'il atteindra la position verticale 0. On pourra facilement s’en convaincre en soulevant le poids dans la direction de l’axe de rotation. C’est cette augmentation progressive du poids jusqu’à l’angle droit qui donne la possibilité de mesurer la force.