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NO J VEAU DYNAMOMÈTROGRAPHE UNIVERSEL.
On y arrive d’ordinaire, avec les dynamomètres à ressort en pressant ou en relâchant un ressort, mais ces instruments ont l’inconvénient qu'avec l’usage-le. ressort s’affaiblit et qu’on ne plus compter sur la justesse des indications. Piien de pareil ne peut se produire avec le dynamomètre à poids qu'il est toujours possible de vérifier en suspendant des poids exacts.
Pour rendre mon dynamomètre, basé sur la loi physique dont j'ai parlé, pratique et universel, je l’ai construit comme il suit:
Sur une table carrée en fonte reposent 2 colonettes de 11 cm. de haut (Fig. A.) traversées à leur extrémité supérieure par un axe d’acier tournant dans des crapaudines à billes. A l’extrémité libre de cet axe est fixée une tige facilement démontable, terminée par un poids (Fig. A, 9). La longueur de la tige est proportionnée au poids: plus il sera fort, plus courte sera la tige et inversement. Dans mon dynamomètre, la tige a 0,70 cm. et les poids réunis forment 3 kg.
A une certaine distance des colonettes sont fixés deux montants plus hauts (Fig, A, 4) que celles-ci (0,27), réunis à leur sommet par une traverse. Entre ces montants, une poignée (5) communiquant par une chaîne de Hall à un secteur de poulie (Fig. A 2) monté sur l’axe des colonnettes. L’effort que font les doigts pour rapprocher la poignée de la traverse (Fig. II 4) fait tourner l’axe qui, à son tour, entraine la tige avec le poids tenseur.
Pour marquer la hauteur et en même temps la force, à l’extrémité de l’axe est fixée une roue dentée (A B 6) communiquant avec une autre qui porte une aiguille à son centre. Cette aiguille marque la force dépensée pour soulever le poids sur un arc de cercle gradué empiriquement par l'addition graduelle de poids en kgs.
Comme la grandeur de la main varie selon les individus, il a fallu songer à pouvoir régler à volonté l'espace entre la traverse et la poignée. Pour cela, il suffit de desserer la vis de pression (A B 8) qui unit la tige portant le poids avec l’axe pour immobiliser celui-ci, puis de tirer le petit bouton (au dessus de la vis 8) qui termine une cheville engagée dans le disque percé de petits trous (A B 10); enfin, l’on rapproche la poignée à la distance voulue pendant que l’axe est immobile et la tige dans la position verticale. La cheville remise en place et la vis resserrée, l’appareil est de nouveau prêt à fonctionner. Ceci fait, il ne faut pas oublier de replacer l’aiguille à 0.
Pour prévenir la chute brusque du poids lorsqu’il arrive à la verticale, un arrêt (A B 7) est fixé à l'un des montants. A l’aide du dynamomètre qui je viens de décrire et qui peut être fixé par des vis à n'importe quelle table, on est en état de mesurer non-seulement le maximum de la force, mais encore de noter la hauteur du soulèvement du poids, le temps pendant lequel ce poids est soutenu et sa chute graduelle jusqu’à 0, c’est à dire la capacité de travail de chaque individu. Le chronomètre en main, on peut inscrire les indications de l’aiguille pour un espace de temps déterminé. Si Bon dispose le temps en abscisses et les hauteurs de soulèvement en ordonnées, on obtiendra la courbe de la chute graduelle du poids, mais cela ne sera pas une courbe continue. C’est ainsi que j’ai fait mes premières observations. Mais, par la suite, je me suis convaincu qu’il était impossible avec une certaine