﻿NOUVEAU DYNAMOMÈTROGRAPHE UNIVERSEL.
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<muscle qui travaille volontairement comme dans celui qui est excité électriquement, le poids maximal et la valeur du travail correspondant ne diminuent <plus; alors la courbe du travail volontaire apparait comme une ligne liori-< zontale, et les différents soulèvements seront tous exécutés avec l’excitation <nerveuse minima adequate».
4.	I n poids soulevé à une certaine hauteur ne s’abaisse pas, les yeux ouverts ou fermés, en ligne droite, mais il décrit une ligne plus ou moins onduleuse. Ces ondulations de la ligne descendante pendant les premiers moments qui suivent le soulèvement, s’expliquent par les légères contractions fi-brillaires des muscles dans le but de maintenir le poids à une même hauteur (en équilibre) ou d'en prévenir la chute, mais bientôt après, la ligne devient plus on moins unie. Une très-forte réduction du dynamogramme (plus de Vio) ne permet plus de distinguer nettement chacune de ces ondulations. Marey (1866) propose de nommer secousse chaque soulèvent de l'ondulation; une série de secousses produit la contraction du muscle. Ces secousses peuvent être considérées comme le résultat d'impulsions volontaires venant du cerveau *)•
5.	Le muscle, après une contraction tétanique normale peut, après un certain temps de repos pendant lequel il se détend quelque peu, se contracter de nouveau sous 1 influence de la volonté et, de nouveau, soulever le poids à une certaine hauteur les yeux ouverts ou fermés. Ceci peut être répété par intermittences (toutes les 30 secondes dans mes expériences); alors on obtient des courbes descendantes dentelées en dents de scie. Une analyse très-minutieuse de la courbe découvrira toute une série de particularités, comme on le verra par la planche I Nor. Y, YI, VII, VIII.
a)	La ligne ascendante est droite, mais la hauteur des autres dents n arrive jamais au niveau de la premiere hauteur maximale de soulèvement du poids. Ainsi, chacune des dents est plus basse que la précédente.
b)	La ligne descendante est toujours légèrement ondidée ne serait-ce que sur une certaine distance.
c)	La ligne descendante est généralement longue et s’abaisse lentement quand la fatigue n’est pas très-sensible. Dans le cas contraire, la courbe est tres-rapide au démarrage et descend en ligne droite formant comme un nez, puis, elle s'allonge jusqu’au soulèvement suivant. La descente brusque en ligne droite est d'autant plus sensible que la fatigue est plus grande.
d)	La grandeur des dents augmente graduellement si les soulèvements ont lieu au bout 30 secondes.
e)	Une pause d'une minute entre les soulèvements est souvent la cause de l'agrandissement des dents.
Je propose de nommer cette ligne dentelée ligne ergotetanique, c. a. d. courbe de travail des muscles à l'état tétanique, pour la distinguer de la courbe obtenue par l’affaiblissement graduel—courbe tétanique.
') Marey: „Le mot secousse me semble convenable pour désigner ce phénomène et je réserverai celui de contraction pour exprimer l’état complexe qui résulte d’une série de secousses, et que l'on a appelé assez improprement tétanus. La contraction des muscles volontaires est un phénomène complexe; elle résulte de la fusion d’une série de secousses successives... Il semble que les contractions volontaires soient constituées aussi par des secousses d'autant plus fréquentes que la contraction est plus énergique“.