﻿NOUVEAU DYNAMOMÈTROGRAPHE UNIVERSEL.
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Main gauche.
1)	Force 15—18 kg.
2)	Courbe ascendante un peu inclinée.
3)	Pas de ligne maximale. En haut, quelques soulèvements secondaires.
4)	La ligne tétanique II OA présente de petites dentelures convulsives et tombe au bout de 3 min. V2 jusqu’à zéro. La courbe IV 00 (par erreur VI sur la planche) est plus régulière, et sa chute se produit après 6 min. %.
5)	La courbe ergo-tétanique VI OA n’a que ça et là quelques très-petites dents; dans le reste de sa longueur elle est partout rectiligne. Au bout de 5 min. elle atteint zéro.
La courbe VIII 00 offre quelques petites dents irrégulières, beaucoup plus grandes cependant que celles de la courbe VI.
Ces dynamogrammes sont d’un grand intérêt.
a)	Les yeux ouverts, les courbes tétaniques sont moins régulières que les yeux fermés (I, III, II IV par erreur VI).
b)	Les yeux ouverts, les dentelures font presque partout défaut, tandis que, les yeux fermés, quoique irrégulières, elles sont beaucoup plus prononcées.
Ici, nous rencontrons un phénomène contraire à ce que j’ai observé jusqu’ici à l’aide de mon dynamomètre, à savoir: Les impressions visuelles n’agissent pas comme dans la plupart des cas comme excitants mais, au contraire, comme déprimants sur les contractions des flexeurs. Or, il ne peut pas être question de fatigue musculaire, les observations ayant été faites à 24 heures de distance pour la main droite et pour la main gauche.
Ce fait vient aussi confirmer l’existence de deux modes de transmission des impulsions volontaires, selon qu’elles se transmettent au jour ou dans l’obscurité. J’ai obtenu les mêmes résultats en répétant les épreuves. Les dynamogrammes que j’ai présentés permettent de constater des affections profondes des labyrinthes.
6-e Cas. Arch. 42 ans employé au contrôle. Forte complexion avec une musculature bien développée. A dix ans, en 1873, il eut le croup à la suite duquel il entendit mal de l’oreille gauche. Depuis l'âge de 23 ans, écoulement de pus pendant la nuit. En 1894, catarrhe d’estomac. En 1897 rhumatisme volant. Le 27 sept. 1904, maux de tête. A la mi-octobre, toux, légers vertiges empirant peu à peu. Dans la nuit du 20, frissons et transpiration; le 22, troubles dans la démarche. La pression de l'oreille gauche fait dévier si fort le malade vers la droite qu'il se tient à peine sur ses jambes. En même temps, ses yeux remuent si fort qu'il ne peut les ^oir dans la glace pendant l'accès.
Le 27 octobre, les vertiges et la perte d’équilibre ne permettent pas au malade de faire plus de 5—6 pas. Les objets lui paraissent doubles, lorsqu’il va en voiture. Sa vue baisse.
3 Nov., fortes douleurs à la tempe gauche, dans la tête et derrière l’oreille; elles durent jusqu’au 17 novembre.
11 Nov., paralysie de la moitié du visage, qui disparaît le 13 pour reparaître le 14. Du 11 au 17, le malade écrit avec peine. Les maux cessent