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{"created":"2022-01-31T16:13:25.373685+00:00","id":"lit36116","links":{},"metadata":{"alternative":"Le Physiologiste Russe","contributors":[{"name":"Morokhowetz, M. L\u00e9on","role":"author"}],"detailsRefDisplay":"Le Physiologiste Russe 1: 28-33, 100-109, 205-221","fulltext":[{"file":"p0028.txt","language":"fr","ocr_fr":"G\nie.\nLe champ \u00e9lectrostatique en pliysiolog\nPar M. L\u00e9on Morokhowetz,\nProfesseur de Physiologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Imp\u00e9riale de Moscou.\n1. Le? m\u00e9thodes d'exploration,\nA mesure que les progr\u00e8s rapides de r\u00e9lectrodynamiquc en g\u00e9n\u00e9ral et des courants de haute tension et de haute fr\u00e9quence en particulier se font tous les jours sentir davantage, Paction exerc\u00e9e par le champ \u00e9lectrique d\u00f9 \u00e0 ces courants sur les \u00eatres vivants attire de plus en plus l'int\u00e9r\u00eat du physiologiste, du m\u00e9decin et du naturaliste.\nIl est indispensable, pour explorer le champ \u00e9lectrostatique, d\u2019avoir \u00e0 sa disposition un crit\u00e9rium s\u00fbr, des m\u00e9thodes et des appareils \u00e9prouv\u00e9s. Comme nous l\u2019apprend l\u2019histoire de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 animale, la patte de grenouille peut \u00eatre mise au premier rang parmi les appareils \u00e9lectroscopiques, attendu qu\u2019elle atteint un degr\u00e9 de sensibilit\u00e9 sup\u00e9rieur aux \u00e9lectrom\u00e8tres et \u00e0 la plaque photographique.\n1. Electroscope physiologique de G a 1 v a n i. Les succ\u00e8s extraordinaires obtenus par l\u2019\u00e9lectrodynamique ont fait oublier les premi\u00e8res exp\u00e9riences de Galvani sur le champ \u00e9lectrostatique, exp\u00e9riences qui amen\u00e8rent \u00e0 la grande d\u00e9couverte du galvanisme. Ces exp\u00e9riences sont ignor\u00e9es \u00e0 notre \u00e9poque m\u00eame de ceux qui travaillent dans la m\u00eame voie.\nEn effet la patte de grenouille, qui ensuite re\u00e7ut le nom de rh\u00e9oscope physiologique, n\u2019avait pr\u00e9sent\u00e9 entre les mains de Galvani qu\u2019un \u00e9lectroscope.\nLe groupe des \u00e9lectroscopes physiologiques peut \u00eatre partag\u00e9 en plusieurs types, savoir:\n1 \u00b0. Elect roscop e-A, repr\u00e9sente le type fondamental. Galvani n'a point indiqu\u00e9 la mani\u00e8re de pr\u00e9parer la patte de grenouille pour s\u2019en servir\ncomme galvanoscope. Mais comme on peut le voir sur le tableau VIL tig. 15 du premier ouvrage de Galvani de 1791 (tig. 1.) et comme il s\u2019en suit de l\u2019ouvrage de Volta de 1792 (pp. 39 & 59), il ne s\u2019agissait dans la pr\u00e9paration de Galvani que des pattes post\u00e9rieures li\u00e9es d\u2019un c\u00f4t\u00e9 entre elles par la partie ant\u00e9rieure du bassin et de l\u2019autre\u2014par les nerfs sciatiques avec la partie correspondante de la colonne vert\u00e9brale. Les visc\u00e8res, la peau et les autres tissus inutiles se rejettent. Parfois Galvani F\tcoupait sa pr\u00e9paration dans le sens de la\nlongueur, tabl. VII. tig. 16. De nos jours B. Danilewsky se sert d\u2019une de ces moiti\u00e9s munie d\u2019une partie de la colonne vert\u00e9brale. Quelquefois le f\u00e9mur lui servait de manche, \u00e9tant d\u00e9pourvu de tous ses muscles (b, p. 516).","page":28},{"file":"p0029.txt","language":"fr","ocr_fr":"I. LES M\u00c9THODES P \u2019 EXPL ORATION.\n29\n2\u00b0. E 1 e c t r o s c o p e-B, se compose des m\u00eames parties que le pr\u00e9c\u00e9dent, la colonne vert\u00e9brale except\u00e9e. Nous le voyons pour la premi\u00e8re fois chez Galvani\u2014tab. VII,fig. 13; aujourd'hui il est connu sous le nom de patte galva-noscopique. Cependant on le pr\u00e9pare ordinairement sans f\u00e9mur. C\u2019est, sous^ cette forme-l\u00e0 que du Bois-Reymond lui donne le nom de \u00abStrompr\u00fclender Schenkel> \u2014 < jambe galvanoscopique>.\nFig. 2.\n3n. Electros cope-G est compos\u00e9 par J. Loeb de deux jambes galvanoscopiques dont les nerfs sont mis en contact et dont les pattes s\u2019\u00e9tendent dans des directions diam\u00e9tralement oppos\u00e9es (fig. 2). J. Loeb se sert aussi de deux \u00e9lectroscopes de cette esp\u00e8ce en les pla\u00e7ant en croix.\n4\u00b0. E 1 e c t r o s c o p e-D. de Leduc, Rouxeau et Dauly, repr\u00e9sente v\u00e9ritablement l\u2019\u00e9lectroscope-C: on dispose une grenouille sur la planchette du miographe de Marey et le nerf sciatique sur F excitat eur habituel, tandis que le tendon d\u2019Achille correspondant est attach\u00e9 au levier inscripteur.\n5\u00b0. Elect roscop e-E fut construit pour la premi\u00e8re fois par Galvani pour ses exp\u00e9riences c\u00e9l\u00e8bres sur le champ \u00e9lectrostatique. Il est compos\u00e9 de l\u2019\u00e9lectroscope-A en combinaison avec deux conducteurs m\u00e9talliques tabl. V, fig. 4, dont l\u2019un, d'apr\u00e8s Yolta, en forme de crochet, passait au travers de la colonne vert\u00e9brale ou p\u00e9n\u00e9trait dans le canal vert\u00e9bral et l\u2019autre partait des pattes, pour se diriger vers la terre ou dans l\u2019air *).\nFig. s. Galvani donna \u00e0 cet \u00e9lectroscope une forme plus\tFig. 4.\ncommode: il suspendit F\u00e9lectroscope-A par un crochet m\u00e9tallique dans un flacon renfermant des drag\u00e9es \u00e0 sa partie inf\u00e9rieure, tandis que le crochet qui soutenait la pr\u00e9paration se trouvait fix\u00e9 dans les drag\u00e9es du flacon sup\u00e9rieur, tab. V. fig. 6 (fig. 3). Les perfectionnements apport\u00e9s dans la suite \u00e0 cet \u00e9lectroscope consistent en ce que l\u2019on fit passer le crochet par le bouchon dans le flacon o\u00f9 les pattes \u00e9taient immerg\u00e9es dans une couche de fluide (fig. 4), ou enfin que l\u2019on fit communiquer les pattes par un conducteur avec un puits,\n*) ....per le rane preparate al modo appunto del Sig. Galvani, ehe \u00e8 di lasciar attacate par i soli nervi crurali diligentemente snudati le gambe alla spina dorsale, o a parte di essa soltanto, troueato tutto il resto del corpo, e di conticcare uno spillo, odaltro uncinetto me-tallieo nel tubo stessa vertebrale, sia traforando l\u2019osso da banda a banda, sia introducendo lo spillo tutt\u2019al lungo della midolla (Yolta, p. 39).","page":29},{"file":"p0030.txt","language":"fr","ocr_fr":"L\u00c8 CHAMP \u00cbL\u00cb CT l\u00ef 0 STA tT Q U\u00cb \u00cbN PHYSIOLOGIE.\ncomme cela a eu lieu clans les c\u00e9l\u00e8bres exp\u00e9riences de Galvani sur l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 atmosph\u00e9rique, tab. YI, fig. 7 (fig. 5).\n6. Elect roscop e-F est l\u2019\u00e9lectroscope-E perfectionn\u00e9 par nous (p. 118). Sur un socle en \u00e9boni-te est plac\u00e9e une tige en laiton dont la moiti\u00e9 inf\u00e9rieure, enferm\u00e9e dans un tube d\u2019\u00e9bonite, passe par le socle vers la borne (fig. 6). Le tube en \u00e9bonite est entour\u00e9 d'un manteau de laiton qui communique avec une autre borne, plac\u00e9e \u00e9galement au dessous du socle. Deux anneaux, munis d\u2019arr\u00eats horizontaux se fixent par des vis, l\u2019un sur la partie sup\u00e9rieure de la tige et l\u2019autre sur la partie inf\u00e9rieure. L\u2019arr\u00eat de l'anneau sup\u00e9rieur pr\u00e9sente une pointe, sur laquelle on monte le canal vert\u00e9bral de la pr\u00e9paration, en m\u00eame temps que l\u2019arr\u00eat inf\u00e9rieur soutient le bassin. Les pattes s'appuient sur une feuille d\u2019\u00e9tain qui couvre la surface du socle et qui communique avec le manteau de laiton. Le socle est muni en dessous d\u2019un commutateur \u00e0 l\u2019aide duquel on peut changer la direction du courant en le dirigeant tant\u00f4t vers les pattes, tant\u00f4t vers les nerfs. L\u2019une des bornes communique avec le sol, l\u2019autre avec l\u2019explorateu r, (fig. 6, a) pr\u00e9sentant une boule m\u00e9tallique ou un arr\u00eat etc. mont\u00e9s sur une manivelle isolante. Le support muni de la pr\u00e9paration se couvre d\u2019une cloche de verre qui porte en dedans, un morceau de papier \u00e0 filtrer imbib\u00e9 d\u2019eau. Cette forme d\u2019\u00e9lectroscope de Galvani est une des plus sensibles parmi toutes celles \u00e9num\u00e9r\u00e9es plus haut: sa sensibilit\u00e9 reste invariable durant plusieurs heures.\n2. L e T\u00e9l\u00e9phone, d\u00e8s qu'il fut invent\u00e9 trouva son application dans l\u2019\u00e9lectroscopie en g\u00e9n\u00e9ral. En 1884 Th. Edison l\u2019utilisa .dans la t\u00e9l\u00e9graphie a\u00e9rienne o\u00f9 un conducteur en cercle charg\u00e9 influen\u00e7ait un second cercle semblable, \u00e9loign\u00e9 du premier. Toutes les variations dans l\u2019intensit\u00e9 \u00e9lectrique du premier cercle sont entendues par le t\u00e9l\u00e9phone mis en communication avec le second cercle. M. J. Katowitch, de notre Institut, a fait usage du t\u00e9l\u00e9phone dans ses recherches sur le champ \u00e9lectrostatique (p. 16). D\u00e8s lors, depuis 1890 nous nous servons du t\u00e9l\u00e9phone dans le m\u00eame but et, de pr\u00e9f\u00e9rence, de celui de Siemens avec l\u2019\u00e9lectro-aimant de Hughes. Nous le trouvons plus sensible que les autres et nous l\u2019employons de deux mani\u00e8res dans l\u2019exploration du champ\n\u00e9lectrostatique:\t.\n1 \u00b0 en unissant l\u2019une des bornes du t\u00e9l\u00e9phone de Siemens \u00e0 1 explorateur\net l\u2019autre au sol par une conduite d\u2019eau\u2014 t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 sol:","page":30},{"file":"p0031.txt","language":"fr","ocr_fr":"I. Ti ES M\u00c9THODES D \u2019 EXPDOEATI ON.\n31\n2\u00b0 le deuxi\u00e8me type ne diff\u00e8re du pr\u00e9c\u00e9dent qu\u2019en ce que le bout de la bobine ne communique pas avec le sol, mais reste librement suspendu dans l\u2019air\u2014c\u2019est le t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 l\u2019a i r; sa sensibilit\u00e9 est moins grande, mais, dans beaucoup de cas, il peut nous rendre de grands services.\nPour augmenter la sensibilit\u00e9 des t\u00e9l\u00e9phones en g\u00e9n\u00e9ral il faut se servir d\u2019un explorateur dont la capacit\u00e9 soit aussi grande que possible. Parfois, on doit \u00e9viter de prendre le t\u00e9l\u00e9phone dans la main; il est pr\u00e9f\u00e9rable de le maintenir \u00e0 l\u2019aide d\u2019un support isol\u00e9 ou de le suspendre a l\u2019oreille par une courroie jugulaire, comme cela a lieu dans les t\u00e9l\u00e9phones sp\u00e9ciaux de Siemens ou de Ader.\n3.\tLes \u00e9lectroscopes simples doivent \u00eatre d\u2019une sensibilit\u00e9 excessive en raison des fins auxquelles nous les destinons. Nous nous servons de l\u2019\u00e9lectroscope \u00e0 feuilles d\u2019or de Bennet dont nous augmentons la sensibilit\u00e9 en faisant communiquer sa monture m\u00e9tallique avec le sol. Quand les circonstances l\u2019exigent, nous nous servons de l\u2019\u00e9lectroscope de Bohnenberger modifi\u00e9 par Fechner. Dans beaucoup de cas on est forc\u00e9 d\u2019\u00e9loigner l\u2019\u00e9lectroscope de l\u2019influence imm\u00e9diate du champ \u00e9lectrostatique et de diriger l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 vers lui par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019un fil et de l\u2019explorateur.\n4.\tL\u2019\u00e9 lectrom\u00e8tre \u00e0 quadrants de Edelmann ne s\u2019employait que dans les cas exceptionnels; mais ceux de Braun \u00e9talonn\u00e9s en dizaines et centaines de milles volts nous sont d\u2019une plus grande utilit\u00e9.\n5.\tL\u2019\u00e9 lectrom\u00e8tre c a p i 11 a ire de L i p p m a n n peut aussi parfois nous rendre de grands services.\n6.\tLes lampes \u00e0 incandescence sont, en g\u00e9n\u00e9ral a recommander pour d\u00e9montrer et \u00e9tudier l\u2019intensit\u00e9 du champ \u00e9lectrostatique.\n7.\tLes tubes de G e i s s 1 e r, d e C r o o k s, de Tesla et d e M a c F e r 1 a n d Moor de grandeurs differentes nous apportent aussi leur concours dans nos \u00e9tudes. Les tubes de Geissler mesurant 6\u20147 cmt. et ceux de Mac Ferland sont les plus sensibles.\n8.\tLes plaques et les papiers photographiques dans bien de cas peuvent nous \u00eatre d\u2019une grande utilit\u00e9.\n2. Exploration du champ \u00e9lectrostatique.\n1. Le champ \u00e9lectrostatique d\u00fb aux machines \u00e9lectriques \u00e0 frottement a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 par Galvani. Ce champ se laisse facilement reconna\u00eetre quand l'intensit\u00e9 du champ varie instantan\u00e9ment en raison du changement d\u2019intensit\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sur les conducteurs des machines, provoqu\u00e9 par le tirage des \u00e9tincelles.\nC\u2019est par ces exp\u00e9riences que Galvani a commenc\u00e9 ses recherches c\u00e9l\u00e8bres. L\u2019\u00e9lectroscope-A plac\u00e9 sur un di\u00e9lectrique se contracte apr\u00e8s chaque \u00e9tincelle tir\u00e9e d\u2019une machine \u00e0 frottement plac\u00e9e non loin de l\u2019\u00e9lectroscope (fig. 7). Les m\u00eames contractions avaient lieu quand Galvani prenait dans la main la colonne vert\u00e9brale, tandis que les pattes restaient pos\u00e9es sur le conducteur. Entre les mains de Galvani, l\u2019\u00e9lectroscope-F fut un des plus sensibles. Cet","page":31},{"file":"p0032.txt","language":"fr","ocr_fr":"32\nLF, CHAMP \u00c9LEOTKOS\u00cfAT\u00ceQTTF En P H YSIO T, OC TF.\nappareil, m\u00eame lorsque le temps \u00e9tait calme et clair, indiquait la pr\u00e9sence d'\u00e9lectricit\u00e9 atmosph\u00e9rique, tandis que rien de particulier ne se produisait sur lelec-troscope ordinaire. Galvani obtenait des contractions tr\u00e8s fortes quand F electroscope-F se trouvait \u00e0 une distance de la machine de plus de 100\nFig. 7.\naunes et que le bout libre du conducteur \u00e9tait plac\u00e9 dans la sph\u00e8re m\u00eame de l\u2019action de la machine (p. 5 & 6, tab. Y, fig. 3). Volta, \u00e0 son tour, fut frapp\u00e9 de la sensibilit\u00e9 de la patte de grenouille (p. 40). En lui donnant le nom d \u2019 \u00e9 1 e e-trom\u00e8tre animal (p. 79), Yolta reconnut qu\u2019un \u00e9lectroscope de cette nature \u00e9tait un des plus sensibles entre tous.\nPour obtenir une s\u00e9rie d'\u00e9tincelles assez fortes au moyen de la machine de Ramsden, nous mettions les coussins en communication avec une boule plac\u00e9e \u00e0 une distance plus ou moins proche du conducteur de la machine. Dans une autre s\u00e9rie d\u2019exp\u00e9riences, nous supprimions les conducteurs et nous joignions les coussins et les peignes avec les boules d\u2019un excitateur ordinaire, entre lesquelles on faisait passer les \u00e9tincelles. Tous les types d\u2019\u00e9lectroscope animal mentionn\u00e9s plut haut se contractent chaque fois au moment de l\u2019apparition de l\u2019\u00e9tincelle et l\u2019effet de la contraction d\u00e9pend de l'intensit\u00e9 de la charge des boules et de la distance entre l'excitateur et l\u2019\u00e9lectroscope. En pareil cas T\u00e9lectroscope-F est de beaucoup pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 cause de sa sensibilit\u00e9. En menant l\u2019explorateur dans diff\u00e9rentes directions il est facile de suivre \u00e0 l\u2019aide de T \u00e9lectroscope, plac\u00e9 bien loin de la machine, les variations d\u2019intensit\u00e9 du champ et de d\u00e9terminer chaque fois la surface sph\u00e9rique limit\u00e9e avec potentiel nul. Plus nous approchons l\u2019explorateur de l'excitateur, plus l\u2019intensit\u00e9 du champ devient forte et plus les contractions des","page":32},{"file":"p0033.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION DU CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\n33\npattes deviennent grandes, se transformant enfin en t\u00e9tanus. Le t\u00e9l\u00e9phone est alors plus commode et plus sensible que notre \u00e9lectroscope-F d\u2018un quart \u00e0 un tiers environ, selon la distance On observe les m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes au moment de la d\u00e9charge d\u2019une bouteille de Leyde, comme cela fut constat\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par Galvani. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, Yolta a d\u00e9montr\u00e9 que les quantit\u00e9s insignifiantes d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 fournies par un \u00e9lectrophore \u00e9taient capables de provoquer des mouvements de pattes tr\u00e8s appr\u00e9ciables. Ce m\u00eame \u00e9lectrosco-pe r\u00e9pond facilement par des contractions \u00e0 l'\u00e9lectricit\u00e9 qui se d\u00e9gage par le frottement de nos pieds sur le plancher, pendant les mouvements respiratoires, comme la chose fut observ\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par Yolta sur P\u00e9lectrosco-pe ordinaire; il arrive m\u00eame que les journaux p\u00e9riodiques font allusion \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne (voir par exemple <le Petit Journal du 17 Janvier 1898) quand il s'agit d'exp\u00e9riences de science amusante: il suffit de frotter des pieds le tapis d'une chambre pour passer une \u00e9tincelle \u00e0 son voisin ou pour allumer un bec de gaz. Pour que de semblables exp\u00e9riences, dues au frottement de la peau et des v\u00eatements, r\u00e9ussissent, il est indispensable que la peau soit suffisamment humide. C'est \u00e0 l\u2019aide de notre \u00e9lectroscope-F que ces ph\u00e9nom\u00e8nes se font le mieux observer.\n2. En pareils cas. les machines d'i n f 1 u e n c e sont d\u2019un int\u00e9r\u00eat plus grand et d\u2019un usage plus commode. En 1893 Leduc a fait une s\u00e9rie d\u2019observations au moyen d\u2019une machine de Wimshorst \u00e0 deux plateaux de verre, de 70 cm., anim\u00e9e par un dynamo. Il avait suspendu \u00e0 chacun des p\u00f4les de la machine une bouteille de Leyde par son armature interne; l\u2019armature externe d\u2019une des bouteilles \u00e9tait mise au moyen d\u2019une cha\u00eene en communication avec le sol et l\u2019autre\u2014avec une pointe m\u00e9tallique mousse tenue par un manche de verre. D\u00e8s que les boules de l'excitateur s\u2019approchent \u00e0 une distance convenable et qu\u2019une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tincelles continue en apparence se produit, un champ variable se manifeste autour de la pointe isol\u00e9e.\nPar suite de leur haut potentiel, la puissance inductrice de ces courants est tellement grande, qu\u2019il n'est point n\u00e9cessaire, pour exciter les nerfs, de mettre 1 \u00e9lectrode en rapport avec la machine; il suffit de l\u2019attacher \u00e0 ime prise de terre, pour qu\u2019\u00e0 distance elle devienne le si\u00e8ge de courants induits, suffisants pour provoquer l\u2019excitation des nerfs. On peut m\u00eame, \u00e0 l\u2019aide de ces courants, exciter les nerfs sensitifs et moteurs sans \u00e9lectrodes et sans conducteurs (Dauly, p. 33).\nM\u00eame \u00e0 une distance allant jusqu\u2019\u00e0 quatre m\u00e9tr\u00e9s de la machine Rouxeau et Leduc obtiennent les contractions musculaires quand ils touchent avec une tige m\u00e9tallique le crochet qui supporte le nerf. Si la tige m\u00e9tallique reste en contact avec le crochet, les muscles se contractent chaque fois que l\u2019\u00e9tinc\u00e9lle jaillit entre les excitateurs. En pareil cas le muscle en communication avec le myograph e de Marey trace une courbe form\u00e9e de dents tr\u00e8s prononc\u00e9es o\u00f9 se trouvent toutes les intermittences de l\u2019\u00e9tincelle (Dauly, p. 35).\n(A suivre).","page":33},{"file":"p0100.txt","language":"fr","ocr_fr":"Far M. L\u00e9on iVlcrokhowetz,\nProfesseur de physiologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Imp\u00e9riale de Moscou. (Suite \u2014 voir p. 15)\nDe plus, 1 observateur \u00e9tant plac\u00e9 entre la machine et la grenouille, s'i approche la main de P animal comme pour le montrer de l\u2019index, les muscles commencent \u00e0 se contracter \u00e0 une distance pouvant atteindre jusqu\u2019\u00e0 un m\u00e8tre. Que l\u2019on approche ou \u00e9loigne la main, tous ces mouvements sont inscrits sui le myographe par la patte galvanoscopique.\nDauly a confirm\u00e9 les r\u00e9sultats des exp\u00e9riences de Leduc et Rouxeau. Dauly, \u00e0 son tour, a d\u00e9nud\u00e9 le nerf sciatique d'une grenouille et l\u2019a suspendu \u00e0 un crochet de cuivre, qui, isol\u00e9 de l\u2019appareil, venait plonger d autre part dans un verre contenant du mercure. L\u2019exp\u00e9rimentateur d\u00e9duisit de ses observations: l\u00fc que la patte se contractait, si elle communiquait avec le mercure ou avec un crochet m\u00e9tallique, et que 2\" si elle ne communiquait pas avec les m\u00e9taux, elle ne se contractait que quand elle \u00e9tait touch\u00e9e du doigt. Les m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s par Dauly dans les conditions suivantes: l\u2019armature externe d'une des bouteilles de Leyde de la machine \u00e9tant mise en communication avec le sol ou une conduite d\u2019eau du laboratoire, celle de l\u2019autre \u00e9tait reli\u00e9e au moyen d\u2019une cha\u00eene \u00e0 un plateau m\u00e9tallique vertical d'un pied carr\u00e9 environ, port\u00e9 par un support isolant. C\u2019\u00e9tait en quelque sorte un prolongement de la machine qui pouvait \u00eatre port\u00e9 plus ou moins loin de celle-ci, suivant les besoins. Un second plateau analogue au premier, que l'on pouvait en \u00e9loigner plus ou moins selon que l'on d\u00e9sirait affaiblir dans une mesure plus ou moins grande l'intensit\u00e9 de 1 excitation, \u00e9tait reli\u00e9 par un conducteur \u00e0 l\u2019excitateur en usage. Par le fait nous sommes ici en pr\u00e9sence du condensateur \u00e0 air et \u00e0 large surface, qui servait \u00e0 Gergens en 1872, puis \u00e0 Tiegel, comme nous le verrons plus loin. On a ainsi un agent d\u2019excitation exp\u00e9rimentale maniable et dont on peut facilement graduer l\u2019intensit\u00e9. Cela devient presque aussi simple qu'avec le rh\u00e9ocorde pour les courants continus, ou le chariot de Du Lois Reymond pour ies courants faradiques (Rouxeau, p. 4).\nR\u00e9cemment J. Loeb (a, p. 483) se servait de la machine de Golz-Toeppler avec une distance de d\u00e9charge de 2 \u00e0 5 cm. En pla\u00e7ant son \u00e9lectroscope-C, pos\u00e9 sur une planche de verre \u00e0 des distances et dans des directions diff\u00e9rentes, Loeb a pu constater que les contractions des pattes d\u00e9pendaient non seulement de la distance entre l\u2019\u00e9lectroscope et l\u2019excitateur, mais aussi de la position relative des axes longitudinales des pr\u00e9parations par rapport \u00e0 l'excitateur. 8>i ces axes sont parall\u00e8les, l\u2019on peut observer des contractions m\u00eame \u00e0 1 m\u00e9tr\u00e9 de distance de l\u2019excitateur. Dans ces conditions, d'apr\u00e8s Loeb, il est pr\u00e9f\u00e9rable de se servir de deux \u00e9lectroscopes semblables, dispos\u00e9s en croix. En","page":100},{"file":"p0101.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION PU CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\n101\npla\u00e7ant, ces electroscopes \u00e0 droite ou \u00e0 gauche du milieu de la distance explosive, Loeb observa que les contractions des pattes parall\u00e8les \u00e0 1 axe de l\u2019excitateur faiblissaient peu \u00e0 peu, tandis que celles des pattes perpendiculaires allaient au contraire en augmentant d\u2019intensit\u00e9. L\u2019accroissement des contractions dans ce dernier cas, m\u00eame\t~\t-f\ns'il s'agit de la patte la plus \u00e9loign\u00e9e a \u00e9galement <-----\nlieu si l'on place un conducteur a (fig. 8) devant le p\u00f4le oppos\u00e9 qui l\u2019influence.\n3. Nos exp\u00e9riences avec la vielle machine de Rahmsden d\u2019un diam\u00e8tre de 60 ctm.; ainsi qu\u2019avec celle de AYimshorst\u2014de 75 ctm., en combinaison ou non avec les bouteilles de Leyde, nous amen\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement aux m\u00eames r\u00e9sultats. Les electroscopes tant physiologiques que physiques d\u00e9montr\u00e8rent que le champ \u00e9lectrostatique d\u00fb \u00e0 ces machines, poss\u00e8de dans tous les cas le m\u00eame caract\u00e8re. En faisant communiquer les p\u00f4les des machines avec l\u2019excitateur, entre les boules duquel se produit une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tincelles, l\u2019on obtient un champ \u00e9lectrostatique variable qui se pr\u00e9sente sous la forme de deux sph\u00e8res. Ces\nU iff. S.\ni EZItl\nFig. 9.\nsph\u00e8res ne peuvent \u00eatre simultan\u00e9ment que de signe contraire et leurs points correspondants num\u00e9riquement que d\u2019un m\u00eame potentiel. En \u00e9tudiant soigneusement ces sph\u00e8res, il est facile de montrer, comme il le fallait pr\u00e9voir, que chacune des sph\u00e8res se compose de surfaces excentriques et sph\u00e9riques de","page":101},{"file":"p0102.txt","language":"fr","ocr_fr":"102\nLE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EN' PHYSIOLOGIE.\nniveau, qui se pr\u00e9sentent sous la forme de courbes sur un plan vertical passant le long de l\u2019excitateur (fig. 9). En s\u2019\u00e9loignant des points c et cl on observe l\u2019abaissement du potentiel jusqu\u2019\u00e0 z\u00e9ro; cette chute s\u2019effectue brusquement du c\u00f4t\u00e9 de la r\u00e9gion explosive et lentement dans les autres directions.\tAinsi\tla\tr\u00e9gion explosive\tse trouve\tdans un milieu neutre qui\nn\u2019est que l\u2019expression de la somme alg\u00e9brique des potentiels de signes differents, et que nous nommons \u00abespace \u00e9quatorial> du potentiel nul, pour le distinguer\tde l\u2019espace p\u00e9riph\u00e9rique\tdu m\u00eame\tpotentiel. Le plan \u00e9quatorial EE,,\tdivise\tces\tespaces en deux moiti\u00e9s\tsym\u00e9triques. Le champ \u00e9lec-\ntrostatique en plan sera donn\u00e9 par la fig. 10, oh ef repr\u00e9sente la machine \u00e0 frottement\tet\tab \u2014l\u2019excitateur.\tEn dehors des sph\u00e8res \u00e9lectriques\u2014\ndans les espaces \u00e9quatoriaux et p\u00e9riph\u00e9riques, les \u00e9lectroscopes physiques, comme les \u00e9lectroscopes physiologiques, restent dans le calme; mais que l\u2019on entre dans la sph\u00e8re de l\u2019un des p\u00f4les, les \u00e9lectroscopes se mettent aus-\nsit\u00f4t en mouvement. En vertu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la plus, grande partie du disque de la machine se trouve dans l\u2019espace neutre, ainsi que les extr\u00e9mit\u00e9s de l\u2019excitateur munies des boules. L\u2019intensit\u00e9 de la sph\u00e8re s\u2019affaiblit rapidement avec le d\u00e9croissement de la distance explosive, surtout quand on \u00e9loigne les bouteilles de Leyde auxiliaires.\nPour d\u00e9terminer les surfaces de niveau, nous avons mis \u00e0 profit les circostances dont nous avons parl\u00e9, en nous servant d\u2019\u00e9lectroscopes de sensibilit\u00e9s diff\u00e9rentes, et en examinant pour tous les cas les limites des sph\u00e8res o\u00f9 les \u00e9lectroscopes restent sans action. Ce sont surtout le t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 air et \u00e0 sol qui nous rendirent de grands services dans ces \u00e9tudes. D autre part, en reliant une branche de l\u2019excitateur par un conducteur en fil assez long avec un plateau m\u00e9tallique ou un ballon en laiton mousse port\u00e9 par un \"support isolant, on obtient une sph\u00e8re \u00e9lectrique qui consiste en des surfaces concentriques de niveau.","page":102},{"file":"p0103.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION DU CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\n103\n4. L\u2019\u00e9tude du champ \u00e9lectrostatique d\u00fb aux bobines d\u2019induction a \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9, autant que je sache, en 1844 par du Bois Reymond (p. 4 29) quand il prit en consid\u00e9ration 1 action unipolaire d un inducteur. Lu r\u00e9p\u00e9tant les exp\u00e9riences de du Bois Reymond, AV. Zahn, dans le laboratoire de H. Helmholtz en 1869, aper\u00e7ut les contractions de la patte galvanoseopique\u2014 1 electro -scope-B, pos\u00e9e sur une plaque de verre, dont la superficie inf\u00e9rieure \u00e9tait couverte d'une couche de staniol, r\u00e9li\u00e9e \u00e0 un des p\u00f4les de la bobine induite d\u2019inducteur de du Bois Reymond. Si l\u2019on touche le nerf du doigt, on voit la patte tomber en t\u00e9tanus, surtout quand on fait communiquer 1 autre p\u00f4le avec le soi; mais les m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes se font voir sans le contact du doigt, si la batterie du circuit primaire est suffisamment forte. L\u2019on obtient des contractions non moins fortes, si l\u2019on prend d une main le p\u00f4le libre, et que l\u2019on approche l\u2019autre du c\u00f4t\u00e9 de la patte. Il est pr\u00e9f\u00e9rable, ajouterons-nous, de proc\u00e9der aux exp\u00e9riences de AV. Zahn \u00e0 l\u2019aide d\u2019un isoloir de Mascart, muni d\u2019un disque m\u00e9tallique recouvert d\u2019une plaque s\u00e8che en \u00e9bonite plus large que lui, et destin\u00e9e \u00e0 porter les pr\u00e9parations soumises \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience. L'un des p\u00f4les est r\u00e9li\u00e9 au disque m\u00e9tallique et l\u2019autre communique avec le sol. AV. Zahn donnait, comme il fallait s\u2019y attendre, 1 induction \u00e9lectrostatique pour explication de ses exp\u00e9riences, et sous ce rapport ces derni\u00e8res sont identiques \u00e0 celles de Leduc, Dauly et Rouxeau, mentionn\u00e9es plus haut. En effet, dans ce cas comme dans le pr\u00e9c\u00e9dent, les pr\u00e9parations des pattes ne se trouvent aucunement en contact imm\u00e9diat avec les \u00e9lectrodes').\nE. Tiegel en 1878 fit des exp\u00e9riences analogues avec l\u2019inducteur de Ruhmkorff, mais dans une autre direction. Eu faisant communiquer les p\u00f4les des bob mes induites avec l\u2019excitateur, entre les boules duquel jadlissaient des \u00e9tincelles, E. Tiegel constata \u00e0 une distance de deux ctm. des boules les contractions d\u2019une jambe galvanoseopique (l'\u00e9lectroscope-B), plac\u00e9e sur une plaque de verre; si l\u2019on touche du doigt la jambe galvanoseopique plac\u00e9e \u00e0 une distance de 10 ctm. des boules, ou bien l\u2019humeur entourant la patte, mais surtout la coupe transversale du nerf \u00e0 l\u2019aide d'une aiguille, on fait tomber la patte en t\u00e9tanus.\nC'est alors que K. Gergens profita de la m\u00e9thode de E. Tiegel et, afin de doser pour ainsi dire Faction de l'induction \u00e9lectrostatique, eut re cours au condensateur vertical a\u00e9rien d\u2019\u0152penus, dans lequel il avait supprim\u00e9 la plaque de verre interm\u00e9diare. L\u2019un des plateaux du condensateur, disons disque inducteur, \u00e9tait mis en communication avec l\u2019un dis p\u00f4les de la bobine induite: l\u2019autre plateau\u2014disque induit pouvait \u00eatre plus ou moins \u00e9loign\u00e9 du premier \u00e0, l\u2019aide d\u2019un chariot et portait l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 induite par un conducteur en fil au lieu indiqu\u00e9.\nNous trouvons \u00e0 propos de mentionner ici notre excitateur \u00e0 disques de grandeurs diff\u00e9rentes. L\u2019excitateur est fix\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de charni\u00e8res sur des isolateurs en verre, glissant le long du chariot. Les disques, peuvent \u00eatre plac\u00e9s sur le m\u00eame isolateur simultan\u00e9ment, avec ou sans excitateur, et tourner autour de l'axe vertical (fig. 11).\n*) ,,Auf diese Weise waren zwei Untersuchungsstellen hergestellt, eine durch die isoliren-der Glassjilatte, die andere durch die zweiten Schenkel und Hand befindliche Luft\u201c avait dit W. Zahn (p. 258Q.","page":103},{"file":"p0104.txt","language":"fr","ocr_fr":"104\nLE CHAMP ELECTROSTATIQUE EX PHYSIOLOGIE.\nE. Tiegel, \u00e0 sou tour, se servit de l\u2019appareil de E. Gergens eu reliant Tun des p\u00f4les de la bobine induite au disque inducteur, et l'autre au sol. La jambe galvanoscopique, plac\u00e9e sur une plaque de verre, \u00e9tait mise en communication avec le disque induit, et la patte appartenant \u00e0 la m\u00eame pr\u00e9paration\u2014avec le sol. Le r\u00e9sultat de cette combinaison n\u2019est v\u00e9ritablement que l\u2019\u00e9lectroscope de Galvani. comme l'\u00e9lectroscope E ou F. Dans ces conditions, l\u2019on n\u2019observe bien entendu que des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crits.\nLes exp\u00e9riences faites par J. Magini en 1888, ne sont au fond qu\u2019une suite \u00e0 celles des auteurs pr\u00e9c\u00e9dents. Un des p\u00f4les des bobines induites de du Bois Reymond ou de celles de Ruhmkorff est muni d'un fil de cuivre mesurant jusqu'\u00e0 6 ctm. de long, dont le bout libre est couvert d'une mince plaque de verre; \u00e0 cette extr\u00e9mit\u00e9 du fil on approche la jambe galvanoscopique de sorte que le nerf librement pos\u00e9 se dirige vers le fil. A chaque coup de l\u2019interrupteur,\nFig lion observe des contractions de la patte, m\u00eame \u00e0 une distance de 10 ctm. Magini constata des contractions identiques, en disposant le nerf imm\u00e9diatement sur les spires de la bobine induite ou en le s\u00e9parant d\u2019elles par quelques couches de papier ou de soie. Si les courants sont relativement faibles, l\u2019on n\u2019observe des contractions que si le nerf est parall\u00e8le aux spires de la bobine.\nNous pouvons ajouter que les contractions des pattes augmentent d\u2019intensit\u00e9, m\u00eame \u00e0 une courte distance de l\u2019appareil, si l\u2019on touche la patte du doigt ou si on le fait communiquer avec le sol. Quant \u00e0 la disposition des nerfs par rapport aux spires, nous sommes oblig\u00e9s de constater que les pr\u00e9parations de grenouilles en sont tout-\u00e0-fait ind\u00e9pendantes: que les nerfs soient plac\u00e9s parall\u00e8lement ou perpendiculairement aux spires les pattes se contractent \u00e9galement dans les deux cas.","page":104},{"file":"p0105.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION DU CHAMP \u00c9LE<\u2019I\u2019KOSTATIQl\u2019E.\t105\nB. Danilewsky se servait g\u00e9n\u00e9ralement dans ses exp\u00e9riences *) des memes m\u00e9thodes et des memes appareils que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. C'est ainsi qu'il fit usage d'une modification de l\u2019\u00e9lectroscope-A de Galvani d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 par nous: il se composait de la jambe, du pied et du nerf sciatique; l'os de la cuisse restait pour qu\u2019on p\u00fbt fixer la pr\u00e9paration sur un support ou pour le tenir dans la main; le bout central du nerf restait en communication avec un morceau de la colonne vert\u00e9brale. L'\u00e9lectroscope, dans certains cas, \u00e9tait suspendu verticalement \u00e0 un support en bois isol\u00e9, ou bien pos\u00e9 horizontalement sur une planchette de paraffine. Dans quelques exp\u00e9riences, il suffisait, d\u2019apr\u00e8s B Danilew-sky, de tenir la pr\u00e9paration par l'os de la cuisse dans la main, isol\u00e9e ou non, mais il \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9rable de faire communiquer l'\u00e9lectroscope avec le sol. (b, p. 518,538). Quelquefois B. Danilewskv, comme Galvani, Rouxeau, Danly et Tiegel, rempla\u00e7ait la colonne v\u00e9rt\u00e9brale par de l\u2019\u00e9tain battu, par un morceau de papier assez grand, imbib\u00e9 d\u2019eau (b, p. 519), ou m\u00eame par un grand conducteur m\u00e9tallique b, p. 527), en les joignant au bout central du nerf. Pour ce qui est des inducteurs, B. Danilewsky se servait aussi des bobines de du Lois Reymond et de Rulnnkorff. Cependant les inducteurs, dans les exp\u00e9riences de Danilewsky, \u00e9taient si puissants qu'ils donnaient des \u00e9tincelles d'une Ion gueur de 10, 25 ctm. et plus (b, p. 517,530 .\nDans un champ \u00e9lectrique faible, la patte garde un repos absolu, mais il suffit de toucher \u00e0 la pr\u00e9paration et particuli\u00e8rement au nerf, d\u2019un conducteur ou tout bonnement du doigt, pour que les contractions apparaissent aussit\u00f4t. Dans un champ assez fort il n'y a qu'\u00e0 en. approcher la main, comme cela avait lieu chez Rouxeau et Dauly, ou bien une plaque m\u00e9tallique r\u00e9unie par un fil au sol, pour que les contractions s'effectuent (b, p. 517. 538). B. Danilewsky consid\u00e8re la disposition suivante comme tr\u00e8s commode: la pr\u00e9paration est fix\u00e9e sur l'un des c\u00f4t\u00e9s d'une planchette de paraffine \u00e9paisse, tandis que le c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9 porte une planche m\u00e9tallique qui est r\u00e9unie an sol (b, p. 250). En reliant cette seconde plaque directement avec le p\u00f4le de la bobine par un fil, au lieu de les faire communiquer par le sol, comme cela avait lieu dans les recherches de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, B. Danilewsky obtint, entre ces deux plaques inductrices, li\u00e9es chacune \u00e0 un p\u00f4le, un champ assez fort pour provoquer la contraction des pattes sans les toucher (b. p. 517,520). N\u00e9anmoins dans l'espace s\u00e9parant les deux plaques inductrices \u00e9loign\u00e9es de 50 cm \u00e0 1 m\u00e8tre l\u2019une de l'autre, les contractions ne s\u2019observent que sur certains points. Conform\u00e9ment aux recherches de J. Loew, B. Danilewsky constata que la patte ne se contractait pas du tout au milieu de cet espace, mais qu'il suffisait d\u2019un petit d\u00e9placement du c\u00f4t\u00e9 de l'une des plaques pour provoquer des contractions. Cette \u00absph\u00e8re indiff\u00e9rente> ou \u00abneutrale\u00bb se d\u00e9place du c\u00f4t\u00e9 de la plus petite plaque, si les plaques sont de grandeurs diff\u00e9rentes (b. p. 525). Outre cela, plus l'intervalle entre les plaques est petit, plus les contractions sont faibles, et plus il est difficile de mettre exactement la pr\u00e9paration dans la sph\u00e8re indiff\u00e9rente. Si l\u2019on approche les \u00e9lectrodes en forme de boules qui remplacent ici\n') L\u2019article succinct de B. Danilewsky avait paru en russe dans le Messager de la Al <\u25a0 de ci ne au mois de d\u00e9cembre 1896.","page":105},{"file":"p0106.txt","language":"fr","ocr_fr":"E\u00cb CHAMP \u00c9I.\u00cb fTTiOSTATIQT'\u00cb FA\u2019 PHYSIOLOGE\ni or,\nles plaques inductrices, les contractions s'affaiblissent consid\u00e9rablement et cessent. quand les boules se touchent (b, p. 526). Entin 13. Danilewsky se sert de la m\u00eame jambe galvanoscopique pour d\u00e9terminer la forme et les dimensions de la sph\u00e8re physiologiquement active du champ \u00e9lectrique, qui croit avec la grandeur des plaques et l'intensit\u00e9 des courants dans les bobines (b, p. 535,520). La patte se contracte aussi dans le voisinage de la bobine (b, p. 525), comme l'a d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9 Magini: cependant B. Danilewsky observa qu'entre deux inducteurs semblables et parall\u00e8lement dispos\u00e9s, aliment\u00e9s par l'inducteur de Ruhmkortf, il pouvait exister une sph\u00e8re indiff\u00e9rente\u00bb (b, p. 527). En g\u00e9n\u00e9ral, dans une sph\u00e8re \u2022 indiff\u00e9rente\u00bb, b electroscope commun garde son immobilit\u00e9 et les tubes de Geissler ne luisent pas (b, p. 5261. La patte se contracte non seulement pr\u00e8s des plaques inductrices, mais aussi, comme dans le cas de Magini, \u00e0 une distance de 20 \u00e0 40 ctm du fil faisant communiquer la plaque inductrice avec le p\u00f4le de la bobine (b, p. 521). B. Danilewsky observa les contractions des pattes m\u00eame \u00e0 une distance de 50 ctm. \u00e0 3 m\u00e8tres et plus de la plaque unie \u00e0 un p\u00f4le de la bobine, tandis que l\u2019autre p\u00f4le \u00e9tait mis en communication avec le sol (b, p 517.536).\nDans ses recherches B. Danilewsky obtenait en faisant usage du t\u00e9l\u00e9phone les m\u00eames r\u00e9sultats qu'avec la patte galvanoscopique (c, p 6201).\n5. Dans nos recherches sur le champ \u00e9lectrostatique d\u00fb aux inducteurs lions nous servons des plus petits inducteurs de du Bois Reymond avec une r\u00e9sis tance de 150 ohms de la bobine induite, comme des grands appareils de Ruhmkorff donnant des \u00e9tincelles d\u2019une longueur de 25 centim\u00e8tres et plus. En variant la force \u00e9lectromotrice d\u2019un Daniel \u00e0 10 5 volts d\u2019un courant d'\u00e9clairage dans le circuit primaire et la r\u00e9sistance dans le circuit secondaire, il est facile de montrer \u00e0 l\u2019aide de notre explorateur uni \u00e0 l\u2019\u00e9lectroscope F ou au t\u00e9l\u00e9phone, que m\u00eame dans les cas donn\u00e9s le champ \u00e9lectrostatique est de m\u00eame nature que celui des machines \u00e9lectrostatiques, repr\u00e9sent\u00e9 par la fig 9, oh r et ri sont maintenant les p\u00f4les de la bobine induite. Si l'on explore le champ autour d\u2019un exeitatateur en action, chacun de ses p\u00f4les est entour\u00e9 de surfaces excentriques et \u00e9quipotentielles. D'autre part un conducteur sph\u00e9rique, par exemple, \u00e9loign\u00e9 de l\u2019excitateur, mais uni par un fil \u00e0. un p\u00f4le de l'excitateur, ou \u00e0 un p\u00f4le de la bobine induite, se couvre de surfaces sph\u00e9riques de niveau.\nQuand \u00e0 ce qui regarde les p\u00f4les m\u00eames /\tde la bobine induite, il est indispensable de pren-\n/\tdre en consid\u00e9ration le mode de son enroulement.\n1. Inducteurs cloisonn\u00e9s, dont la bobine induite se compose d\u2019une s\u00e9rie de bobines plates, s\u00e9par\u00e9es par des cloisons isolantes mais unies par des tils. Les bouts libres a et b de ces inducteurs engendrent des surfaces de niveau sph\u00e9riques et excentriques (fig. 12), et des surfaces concentriques, si l\u2019un des p\u00f4les est mis en communication avec le sol. Dans le premier cas, le plan \u00e9quatorial passe transversalement par le Fig. 12.\tmilieu de la bobine; dans le second, la chute du\npotentiel s\u2019effectue progressivement jusqu'au p\u00f4le uni \u00e0 la terre.","page":106},{"file":"p0107.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. I\u00efXpLoi\u00ee\u00e0tiox pu champ \u00c9LECTROSTATIQUE\n107\n2. Inducteurs ordinaires, munis de bobines induites enroul\u00e9es par couches de fils allant d\u2019un bout \u00e0 l'autre des appareils, il est necessaire d\u2019y distinguer rigoureusement le bout ext\u00e9rieur du bout int\u00e9rieur de la bobine induite. Dans ces bobines, le bout int\u00e9rieur engendre un champ \u00e9lectrostatique d une tension plus faible (pie celle du bout ext\u00e9rieur. Comme la physique nous l\u2019apprend, ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9pend de la condensation \u00e9lectrique par la masse m\u00e9tallique de la bobine. Dans ces conditions, le plan \u00e9quatorial se d\u00e9place vers le bout int\u00e9rieur. Chacun peut ais\u00e9ment se convaincre de la diff\u00e9rence d\u2019action des deux p\u00f4les: il suffit d\u2019en approcher un doigt ou une aiguille unie \u00e0 la terre, pour apercevoir, dans un cas, une \u00e9tincelle vive, et dans l\u2019autre une \u00e9tincelle faible ou meme tout-\u00e0-fait nulle.\nLes p\u00f4les des bobines cloisonn\u00e9es se comportent \u00e0 cet \u00e9gard d\u2019une fa\u00e7on parfaitement identique, si les bouts analogues des sections sont unis entre eux; dans le cas contraire, les bouts ext\u00e9rieurs sont aussi plus forts que les bouts int\u00e9rieurs; g\u00e9n\u00e9ralement, il est pr\u00e9f\u00e9rable de relier les bouts ext\u00e9rieurs des sections extr\u00eames avec les bornes des bobines induites. Cependant, dans les deux cas, ind\u00e9pendamment du mode d'enroulement des bobines, les contours et les limites des champs d\u00e9pendent aussi des formes et des dimensions des allonges conductrices, li\u00e9es aux bouts des bobines induites ouvertes: plus le conducteur est petit et pointu, plus le champ correspondant est faible; g\u00e9n\u00e9ralement, plus les conditions sont favorables \u00e0 la d\u00e9perdition de l'\u00e9lectricit\u00e9 d un p\u00f4le, plus le plan \u00e9quatorial se d\u00e9place du c\u00f4t\u00e9 de ce p\u00f4le, pour enfin prendre sa place, quand le p\u00f4le est uni \u00e0 la terre. Pour l\u2019\u00e9tude du champ \u00e9lectrostatique provoqu\u00e9 par les p\u00f4les libres d\u2019une bobine, il est pr\u00e9f\u00e9rable d utiliser une batterie volta\u00efque aussi faible que possible; sinon tous les objets d alentour peuvent influencer imm\u00e9diatement la patte, le t\u00e9l\u00e9phone, etc...\nEn menant l\u2019explorateur, muni d\u2019une petite boule, le long de la bobine, il est facile d apercevoir toutes les nuances qui s'observent dans la tension des champs: les pattes se contractent, le t\u00e9l\u00e9phone se met \u00e0 sonner, les feuilles d\u2019un \u00e9lectroscope tombent en fr\u00e9missement, en s\u2019\u00e9cartant et en s'approchant de temps en temps. N\u00e9anmoins l'intensit\u00e9 de ces ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9pend avant tout de la tension de la partie du champ o\u00f9 se trouve l'explorateur. Mais tous ces ph\u00e9nom\u00e8nes disparaissent instantan\u00e9ment, si les p\u00f4les de la bobine induite sont mis en court-circuit: le champ \u00e9lectrostatique n'existe plus, comme cela fut aussi constat\u00e9 par Poggendorff en 1863 (p. 308); l'explorateur m\u00eame, mis en contact avec les parties m\u00e9talliques nues du circuit primaire ou secondaire, n\u2019excite plus nos \u00e9lectroscopes physiques ou physiologiques.\n11 r\u00e9sulte de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de que la tension du champ atteint son maximum quand le circuit secondaire est ouvert; au contraire, la tension s abaisse \u00e0 mesure que la distance explosive diminue, pour devenir presque nulle par court-circuit. Au surplus quand l'inducteur est assez fort, le t\u00e9l\u00e9phone seul r\u00e9sonne encore \u00e0 une tr\u00e8s courte distance de la bobine, de m\u00eame, si on touche le fil du court-circuit ou les parties d\u00e9nud\u00e9es du circuit secondaire. Dans ce cas les inducteurs ressemblent aux machines \u00e9lectrostatiques mises en court-circuit; la tension du champ due aux machines \u00e9lectrostatiques s abaisse \u00e0 son tour avec le d\u00e9croissement de la r\u00e9sistance entre les p\u00f4les des machines.","page":107},{"file":"p0108.txt","language":"fr","ocr_fr":"108\tLE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EX PHYSTOI.OOIE.\nContrairement \u00e0 J. J. Thomson (p. 257). qui consid\u00e9rait l\u2019introduction de papier mouill\u00e9 dans le circuit de la machine \u00e9lectrostatique comme on moyen d\u2019\u00e9liminer son action \u00e9lectrostatique, nous pensons avec N. Tesla (n. 256) et 0. Lehmann (p. 4 8), que, si faible que soit semblable r\u00e9sistance, la machine est n\u00e9cessairement et toujours une source d \u00e9lectricit\u00e9 libre pour toute la longueur du circuit.\nCependant la bobine ouverte n\u2019est pas seule susceptible de provoquer un champ \u00e9lectrostatique; si nous consid\u00e9rons que les inducteurs assez forts, ferm\u00e9s par un lil gros et court, comme il en a \u00e9t\u00e9 fait mention plus haut, engendrent un champ faible, nous nous voyons amen\u00e9s a nous demander quelle r\u00e9sistance il convient d intercaler entre les p\u00f4h s de la bobine induite, pour obtenir un champ \u00e9lectrostatique sensible aux \u00e9lecti oscopes physiques et physiologiques? Des observations que nous voyons dans 1 histoire, il r\u00e9sulte que dans ce but il est indispensable d\u2019introduire une r\u00e9sistance \u00e9gale a celle de la bobine donn\u00e9e: plus la r\u00e9sistance est grande, plus le champ \u00e9lectrostatique est fort. Pour \u00e9viter la self-induction, il est pr\u00e9f\u00e9rable d introduire entre les p\u00f4les de la bobine une r\u00e9sistance lin\u00e9aire ou liquide, telle que des cordons, des bandes de papier a filtrer imbib\u00e9es d eau acidul\u00e9e ou non, de chlolure de sodium, de sulfate de zinc, etc., ou des tubes de verre contenant quelque liquide. Il va sans dire que l'on peut \u00e9galement mettre \u00e0 contribution les organismes v\u00e9g\u00e9taux et animaux vivants et morts, ainsi que leurs parties, qui poss\u00e8dent, comme on le sait, une haute resistance. Enfin, les tubes de Geissler, de Crookes et autres analogues peuvent \u00eatre intercal\u00e9s, pour jouer le r\u00f4le de r\u00e9sistance, entre les bornes de la bobine induite avec le m\u00eame succ\u00e8s. Dans tous les cas dont nous avons parl\u00e9, plus la resistance introduite est grande, plus le champ \u00e9lectrostatique est puissant.\nSi\tles\tconditions\trestent\tles m\u00eames,\tmais que l'on se serve des\tinducteurs\ncloisonn\u00e9s,\tle\tplan\t\u00e9quatorial\tpasse par\tle milieu de la\tbobine et\tde 1 objet\ninduit\ten qualit\u00e9\tde r\u00e9sistance;\tdes deux\tc\u00f4t\u00e9s du\nr* y- -\tplan \u00e9quatorial se trouvent les sph\u00e8res d'action d\u00e9j\u00e0\n\u2014\u2014\td\u00e9crites (fig. 12). Au contraire, dans le circuit secon-\n!\t( daire des inducteurs non cloisonn\u00e9s, l\u2019espace \u00e9quato-\n|\t---- rial ne se pr\u00e9sente que dans la r\u00e9gion de r\u00e9sistance.\n{__ c _____________J Pair v compris, et le plan \u00e9quatorial est d\u00e9plac\u00e9 du\n,__________________ c\u00f4t\u00e9 du p\u00f4le (pii communique avec le bout int\u00e9rieur\nde la\tbobine induite. Dans ces\tconditions\tla chute\na _________J\tdu potentiel commence \u00e0 partir du p\u00f4le r\u00e9uni au\nbout ext\u00e9rieur d\u2019enroulement, et continue tout le long lg\u2019\tde la bobine jusqu'\u00e0 l\u2019autre bout du fil d'enroulement,\n6. 11 est tr\u00e8s important de rappeler que Riess (p. 5 51) en 1840 observa la charge d\u2019un conducteur non ferm\u00e9 sous l'influence d\u2019une cha\u00eene \u00e9lectrique parall\u00e8le (fig. 13); Masson & Br\u00e9guet (p. 129), durant l'ann\u00e9e suivante, not\u00e8rent la transformation des courants induits dans une bobine ouverte en \u00e9lectricit\u00e9 statique dont ils charg\u00e8rent un condensateur: de m\u00eame Sinsteden en 1846 constata (a, p. 353) dans des conditions analogues non seulement l\u2019apparition d\u2019\u00e9tincelles, mais encore la divergence des feuilles d un \u00e9lectroscope. Fuchs enfin (p. 213) \u00e9tudia \u00e0 l\u2019aide d\u2019un \u00e9lectrom\u00e8tre de Hankel la charge \u00e9lectrostatique des bouts d'un inducteur ouvert de du Bois Reymond.","page":108},{"file":"p0109.txt","language":"fr","ocr_fr":"EXi\u2019LOKATION DU (''ITAMI* \u00c9LEOTKOSTATKjrO.\n109\nConform\u00e9ment \u00e0 F expos\u00e9, H. Helmholtz, en 1869 (p. 531) observa: que, parmi les ph\u00e9nom\u00e8nes manifest\u00e9s dans les inducteurs ouverts ou ferm\u00e9s a l'aide d'un conducteur d'une r\u00e9sistance \u00e9lev\u00e9e, par exemple, par un nerf, il n existe qu\u2019une diff\u00e9rence de quantit\u00e9: que, dans ce dernier cas, le courant passe plus vite et que les bouts de la bobine joints a un di\u00e9lectrique ne repr\u00e9sentent ici que des condensateurs\u2014 cette id\u00e9e avait d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 place dans les travaux de Masson & Br\u00e9guet et de Sinsteden (a. p 365). Ces donn\u00e9es de H. Helmholtz, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et nos exp\u00e9riences d\u00e9crites plus haut, de l'autre, viennent \u00e9claircir d\u2019une fa\u00e7on parfaite les observations de E. du Bois Reymond, observations qui, depuis 1841, .rest\u00e8rent isol\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 nos jours, mais qui furent expliqu\u00e9es par E. du Bois Reymond m\u00eame, tout-\u00e0-fait conform\u00e9ment \u00e0 la th\u00e9orie de la charge \u00e9lectrostatique. Dans ses exp\u00e9riences, du Bois Reymond (p. 429) reliait les p\u00f4les de la bobine induite d\u2019un inducteur isol\u00e9 par un conducteur humide, sur lequel il posait transversalement les nerfs de deux jambes galvanoscopiques\u2014electroscope-]). Bien (pie les nerfs fussent perc\u00e9s perpendiculairement \u00e0 l\u2019axe et entoures par une ligature, entre les conducteurs et leurs muscles, les pattes se contractaient aussit\u00f4t qu'on les touchait.\n(A suivre).\nBIBLIOGRAPHIE.\n1. Analyses.\nVeliky, W\u201e B r O f esse u r d e p h y s i o 1 o g i e \u00e0 1U n i v e r s i t \u00e9 I m p \u00e9-riale de Tomsk. De l'innervation de la rate (Comptes rendus de la Soci\u00e9t\u00e9 des Naturalistes et des M\u00e9decins de Tomsk, 1896 \u2014 7).\nDans un de ses cours de d\u00e9monstration, o\u00f9 l\u2019auteur voulait montrer sur un chat \u00e9th\u00e9ris\u00e9 et assoupi par l\u2019hydrate de chloral la contraction de la rate sous l'influence de l'irritation imm\u00e9diate de cet organe par un courant d\u2019induction, le hasard lui ht constater le fait suivant:\nLorsque, la paroi de l\u2019abdomen ayant pr\u00e9alablement \u00e9t\u00e9 ouverte, la rate fut retir\u00e9e par la plaie avec beaucoup de pr\u00e9caution, elle \u00e9tait fortement contract\u00e9e et de couleur rose tendre. Atin d\u2019obtenir un elfet bien tranch\u00e9, l'auteur attendit quelque temps qu\u2019elle se dilat\u00e2t pour l'irriter ensuite. Comme la dilatation s'op\u00e9rait lentement, il eut l\u2019id\u00e9e de l'irriter m\u00e9caniquement en la, touchant l\u00e9g\u00e8rement du manche de bois de son scalpel. 1/effet fut surprenant.\nOn vit la rate se gonfler fortement dans tous les endroits o\u00f9 l'irritation avait eu lieu et des striures appara\u00eetre sous forme de petites protub\u00e9rances et de bourrelets qui se localisaient dans les r\u00e9gions soumises \u00e0 l'irritation. Si l'une des moiti\u00e9s seule subissait l\u2019irritation, cette moiti\u00e9 se gonflait partout d\u2019une mani\u00e8re \u00e9gale et le sang y affluait fortement, ind\u00e9pendamment de l\u2019autre moiti\u00e9 qui n\u2019\u00e9prouvait aucun changement. Si, au contraire, la surface enti\u00e8re de la rate subissait le contact, le volume de cet organe atteignait le triple de son volume a l'\u00e9tat contract\u00e9.","page":109},{"file":"p0205.txt","language":"fr","ocr_fr":"le\nPar M. L\u00e9on Morokhowetz,\nProfesseur de physiologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Imp\u00e9riale de Moscou. (Suite\u2014voir p. 15 et 100).\nEu d\u00e9pla\u00e7ant les nerfs le long du conducteur humide, du Bois Reymond constata que plus les nerfs se trouvaient \u00e9loign\u00e9s du milieu du conducteur, plus les contractions \u00e9taient fortes; mais ces contractions s\u2019apaisent peu a peu, si on d\u00e9place les nerfs vers le milieu. Plus le conducteur intercal\u00e9 est long, plus l\u2019espace d\u2019indiff\u00e9rence est vaste '). M. Schiff (p. 586) en 1878, ayant confirm\u00e9 ces exp\u00e9riences, remarqua que la chute rapide du potentiel vers le milieu du conducteur pr\u00e9sentait un passage naturel\u2014m\u00eame s\u2019il s agit de ph\u00e9nom\u00e8nes physiologiques\u2014des machines \u00e9lectrostatiques aux inducteurs. En effet Koosen (p. 212) en 1859 r\u00e9ussit \u00e0 d\u00e9montrer qu\u2019un fil, plus court que celui de la bobine induite de Rulnnkorf et r\u00e9unissant les bouts de cette derni\u00e8re, \u00e9tait un si\u00e8ge d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre: deux points quelconques de ce fil li\u00e9s a l\u2019\u00e9lectrom\u00e8tre \u00e0 d\u00e9charge engendrent des \u00e9tincelles d\u2019autant plus vives que la distance entre les points choisis est plus grande. Cependant la tension de 1 \"\u00e9lectricit\u00e9 libre cro\u00eet avec la longueur du fil et devient assez forte quand la longueur du fil intercal\u00e9 d\u00e9passe cinq fois celle du fil de la bobine induite. Poggendorff, en r\u00e9p\u00e9tant les exp\u00e9riences de Koosen, trouva \u00e0 son tour .(p. 309) que les m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9taient mieux accus\u00e9s, si l\u2019on intercalait entre les bornes de la bobine induite des cordons de 5 \u00e0 6 pieds imbib\u00e9s d eau. Il d\u00e9montra aussi qu\u2019en reliant les bouts d\u2019une bobine induite aux bouts d une autre, dont le fil ne d\u00e9passe pas en longueur la moiti\u00e9 du fil de la premi\u00e8re, l'on pouvait tirer des \u00e9tincelles de la seconde: Poggendorff explora a 1 aide d\u2019un \u00e9lectroscope l\u2019intensit\u00e9 des diff\u00e9rents points du circuit secondaire; il y observa m\u00eame des points indiff\u00e9rents et la pr\u00e9sence d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre sur la surface de la bobine induite.\nUn int\u00e9r\u00eat tout particulier nous est offert par les exp\u00e9riences de Poggendorff (1864) sur l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre d\u2019un conducteur m\u00e9tallique nu, intercal\u00e9 dans le circuit secondaire. Une bobine de fil isol\u00e9 \u00e9tait intercal\u00e9e comme r\u00e9sistance entre les bouts de la bobine induite; une petite partie du fil de cette bobine \u00e9tait d\u00e9nud\u00e9e et plac\u00e9e en arc sous une cloche \u00e0 vide: le fil en arc luisait pendant l'action de l\u2019inducteur, surtout quand on appliquait \u00e0 la cloche\n*) Die Zuckung ist um so kr\u00e4ftiger, je n\u00e4her den Elektroden der Nerv aufgelegt wird. Sie bleibt auch dann nicht aus, wenn er auf das Metall seihst zu liegen kommt. Den Indifferenzpunkt in der Mitte des unvollkommen scliiessenden feuchten Leiters findet man begreiflich um so leichter, je l\u00e4nger derselbe ist (p. 434).\n1","page":205},{"file":"p0206.txt","language":"fr","ocr_fr":"LE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EN PUYSIOLOOlE.\n2 Of)\nun morceau de staniol 1) (p. 315). A cet \u00e9gard il faut consid\u00e9rer Poggendorff comme le pr\u00e9d\u00e9cesseur de Mac Ferland Moor. Pourtant les tubes de Mac. Ferland Moor pr\u00e9sentent plus d\u2019avantages que la disposition de Poggendorff. Intercal\u00e9s dans le circuit ou plac\u00e9s le long du circuit, les tubes de Mac Ferlant! Moor se mettent \u00e0 luire: plus un champ \u00e9lectrostatique est faible, et plus il est n\u00e9cessaire d'approcher les tubes du conducteur; dans des cas extr\u00eames le contact est m\u00eame indispensable. Au lieu de couvrir les tubes de staniol ou de lier un de leurs p\u00f4les \u00e0 la terre, il est pr\u00e9f\u00e9rable dans bien des cas de les tenir dans la main.\nQuand aux tubes de Geissler et de Crookes intercal\u00e9s dans le circuit se conduire, on sait que leurs bouts sont un si\u00e8ge d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre. Hittorf en 1869 (p. 30) d\u00e9montra \u00e0. l'aide d\u2019un \u00e9lectroscope que les bouts de ses tubes \u00e9taient charg\u00e9s d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 de signes contraires, alors que le milieu des tubes \u00e9tait neutre. G. Wiedemann m\u00eame tirait non seulement des \u00e9tincelles en an pr\u00eachant le doigt du tube, mais encore il chargeait l\u2019\u00e9lectroscope dont les feuilles d\u2019or se mettaient \u00e0 fr\u00e9mir \u00e0 chaque changement de tension de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sur les parois des tubes. En entourant un tube de Hittorf d'un anneau de staniol qu\u2019il menait le long de ce tube et mettait de temps \u00e0 autre en communication pour un instant avec l\u2019\u00e9lectroscope, G. Wiedemann constata entre les p\u00f4les la pr\u00e9sence d\u2019une zone \u00e9quatoriale indiff\u00e9rente (p. 505). Si l\u2019on unit un des p\u00f4les au sol, le plan \u00e9quatorial se d\u00e9place sur ce p\u00f4le comme nous l\u2019avons mentionn\u00e9 plus haut (p. 12).\nEn 1897 J. Tarkhanov (p. 740) observa les contractions d\u2019une jambe galvanoscopique dans le champ \u00e9lectrostatique, d\u00fb aux tubes de Crookes. On observe des t\u00e9tanus du muscla m\u00eame \u00e0 une distance d'un demi-m\u00e8tre du tube et jusqu\u2019\u00e0 3\u20146 m\u00e8tres de distance, si l\u2019on touche le nerf. A l\u2019aide d\u2019une patte, J. Tarkhanov d\u00e9termina tout le champ \u00e9lectrique dispos\u00e9 autour du tube de Crookes. Si l\u2019on poss\u00e8de une patte galvanoscopique tr\u00e8s excitable, pendue en Pair et plac\u00e9e \u00e0 une distance du tube insuffisante pour provoquer la contraction, il suffit d\u2019approcher la main de la patte \u00e0 une distance de 2 a 5 ctm., pour provoquer sans aucun attouchement le t\u00e9tanus.\nNos exp\u00e9riences sur les tubes de Geissler, de Crookes et d'autres encore, d\u00e9montrent que, dans ce cas, ainsi que dans le cas o\u00f9 une haute r\u00e9sistance est, intercal\u00e9e entre les bornes d\u2019un inducteur, le plan \u00e9quatorial passe par le milieu des tubes et des bobines induites, et que des deux c\u00f4t\u00e9s de ce pian se trouvent des surfaces excentriques \u00e9quipotentielles.\n*) Spannt man unter der Glocke eines Extrateilers der Luftpumpe, der mit den n\u00fcthigen iso-irten Zuleiterti versehen ist, einen blanken Kupferdraht bogenf\u00f6rmig aus, verd\u00fcnnt die Luft in gc-j\u00f6rigen Grade, und bringt nun die Vorrichtung in den Kreis des mit seiner Tl\u00fclfsrolle versehenen nductoriums, so sieht man, so wie man dieses in Th\u00e4tigkeit versetzt, den Draht hell leuchten und eben so belle Strahlen gegen die Glocke aussenden. Verst\u00e4rkt wird die Erscheinung, wenn man die Glocke \u00e4usserlich mit einem dem Draht entsprechenden Stamolstreifen bekleidet und denselben ab-\nleitend ber\u00fchrt (p. 315). Dieses Seitenlicht, wie ich es nennen will...................... tritt\n\u00fcbrigens am intensivsten auf, wenn man das Inductorium Funken in der Luft gehen l\u00e4sst und daneben einen Tbeil der Verbindungsdr\u00e4hte in ein partielles Vacuum versetzt hat. Je weiter man die Pole auseinander r\u00fcckt, je intensiver wird das Licht und nat\u00fcrlich auch die Spannung auf den Dr\u00e4hten, dit J. Poggendorff. (p. 316).","page":206},{"file":"p0207.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION OU CHAMP ELECTROSTATIQUE.\t207\nAinsi en partant du cas fondamental d\u2019induction, o\u00f9 les p\u00f4les des bobines sont unis par un conducteur \u00e0 r\u00e9sistance minime, nous pouvons \u00e9lever progressivement la capacit\u00e9 \u00e9lectrostatique d\u2019une bobine induite par l'introduction d une r\u00e9sistance toujours croissante jusqu\u2019\u00e0 interruption compl\u00e8te du circuit secondaire.\nD'apr\u00e8s les recherches de Sinsteden, Helmholtz, Schiller, Mouton, etc... il est admis que le courant induit d\u2019une bobine ouverte est partout le m\u00eame except\u00e9 aux bouts de la bobine, qui dans ce cas jouent le r\u00f4le de condensa* teurs, ce qui amenait \u00e0 penser que la capacit\u00e9 \u00e9lectrostatique de la bobine in \u2022 duite demeurait constante. N\u00e9anmoins, selon R. Colly 1), la capacit\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9e non seulement par les bouts de la bobine, mais aussi par la bobine enti\u00e8re, et cela \u00e0 cause de la diff\u00e9rence des potentiels entre les spires, ainsi qu\u2019entre les couches des spires; c\u2019est pourquoi \u00abla charge statique> s\u2019amasse au dedans de la bobine (p. 8). Sous ce rapport l'histoire m\u00eame nous offre une confirmation exp\u00e9rimentale de cette conclusion. Sinsteden (b, p. 465) enveloppait les bobines induite et inductrice d\u2019une couche de staniol isol\u00e9e par du papier verni et, en reliant ces couches de staniol par un conducteur, il observait l\u2019apparition de vives \u00e9tincelles. Frapp\u00e9 de la puissance \u00e9lectrostatique de l'inducteur, Sinsteden mit en pareil cas l\u2019appareil au rang des machines \u00e9lectrostatiques.\nD\u2019apr\u00e8s nos exp\u00e9riences il suffit d\u2019une bande mince de cuivre ou de zinc d\u2019une largeur de 2 ctm., munie d\u2019une pointe et plac\u00e9e sur ou autour de la bobine induite ouverte en forme d\u2019anneau: m\u00eame les plus petites de nos bobines produisent alors des \u00e9tincelles piquantes et douloureuses, quand on approche la main. Si l\u2019on d\u00e9place cet anneau le long de la bobine, la diff\u00e9rence de tension entre les bouts et le milieu se d\u00e9montre avec le m\u00eame succ\u00e8s que dans les cas d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crits. Au reste il suffit d'une plaque m\u00e9tallique de 10 \u00e0 16 ctm. carr\u00e9s, munie d\u2019une pointe et plac\u00e9e sur la bobine induite, pour obtenir des \u00e9tincelles et pour mettre en mouvement les feuilles d\u2019un \u00e9lectroscope. D\u2019autre part les tubes de Geissler ou de Mac Ferland Moor dont un des bouts est tenu par la main ou r\u00e9uni au sol, luisent d\u2019autant plus, que l'inducteur est plus puissant et qu\u2019on les \u00e9loigne davantage du plan \u00e9quatorial, ce qui fut d\u2019ailleurs expliqu\u00e9 plus haut (v. p. 8, 12\\.\nMais en dehors des crit\u00e9riums pr\u00e9cit\u00e9s, comme le t\u00e9l\u00e9phone e t la patte de grenouille, l\u2019interrupteur \u00e0 marteau de tout appareil de du Dois Reymond, quelles qu\u2019en soient les dimensions, nous permet de juger de la force du champ d\u00fb \u00e0 la bobine secondaire ouverte. En effet, le craquement de l\u2019interrupteur et par cons\u00e9quent l\u2019amplitude de l\u2019oscillation du marteau faiblissent et s\u2019amortissent compl\u00e8tement, d\u00e8s que les bouts de la bobine ouverte sont\n*) Hxo itacaeTCJi u/tiui p a o o m k h y t o fi, to si k/Hcl CTanoimjiCH Ha Toany apima mojixl upejpne-CTBejuniKoirj, v. Helmholtz\u2019a, IHiuijepa n ,npyr., uoropac nper;:,no;iara/in ne^vKuioHnan to k/l ojjraaiio-\nBLIM\u2019L BO BCi\u00efXL 'laCTHXT. irtlIII, H TO.\u00dcLKO KOHD.LI\tC06JI,HHeHHHMH\tKH KL OH CL O\u00d6K/iajIKHMn H\u00c8-\nKOTopar\u00a9 KonjencaTopa, bboah tcIkhml < 6pa30ML iionaHe o Tant HasaisaeMOH 9/ieKTpocTaTnaecEO\u00cb ein-kocth HH\u00c6yi;.nioHHofi \u00f4o\u00f4nna noaaraa ee iipirroait hoctohhhoh. Ho kl .nMcnmie.!lhoc.th omeoctl upea-cxaBjiaiOTL He to.tlko kohii,li, ho bch do\u00f4nua, bc.tI\u00ee-tenue p&uhocth \u00eeiOTCHi\u00fbajioB'L Menny odopoTaum n r.iaBHHM'b odpaaoML mpb\u00efjiv c.tohmtt odopomin., othpto BiivTpn uoohhh citonaniOTCa CTaTineerria oapaiLi. dit Colly (pag. 8).","page":207},{"file":"p0208.txt","language":"fr","ocr_fr":"208\nLE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EN PHYSIOLOGIE.\nE\nmis en court-circuit. Mais le jeu du marteau recommence avec l\u2019interruption du circuit secondaire. Ce n\u2019est pas l'interrupteur seul qui \u00e9prouve l\u2019influence de la bobine induite ouverte, mais bien le circuit primaire dans toute sa longueur. En explorant le champ autour du circuit primaire, il est facile de se convaincre que le t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 sol r\u00e9sonne non .seulement pendant l\u2019attouchement, \u00e0 l\u2019aide de l\u2019explorateur, des parties d\u00e9nud\u00e9es du circuit primaire, mais aussi \u00e0 quelque distance de ce dernier. Cette influence s'\u00e9tend de m\u00eame sur le liquide de la pile qui alimente le circuit primaire. Dans ce cas il est\npr\u00e9f\u00e9rable de se servir d\u2019une auge de verre remplie de liquide chromique, aux bouts de laquelle on place les \u00e9lectrodes de zinc et de charbon (fig. 14). En menant l\u2019explorateur d\u2019un bout de l\u2019auge \u00e0 l\u2019autre sur la surface du liquide ou dans le liquide m\u00eame, on observe une chute du potentiel vers le plan \u00e9quatorial EE,, passant par le milieu de l\u2019auge. A peine le circuit secondaire est-il mis en court-circuit, que les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9crits disparaissent. Par contre ces ph\u00e9nom\u00e8nes augmentent d\u2019intensit\u00e9, quand on approche la main de la bobine secondaire ouverte et encore mieux, si on la place dessus. Chose digne d\u2019int\u00e9r\u00eat! Retirez la bobine secondaire: le t\u00e9l\u00e9phone, cela va sans dire, garde le silence. Mais il suffit d\u2019empoigner solidement la bobine primaire pour que tous les m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes se renouvellent. Les \u00e9lectros-copes physiologiques restent dans ce cas sans action.\nCertainement, m\u00eame avec une seule bobine primaire on pourrait provoquer un champ \u00e9lectrostatique assez puissant, si l\u2019on r\u00e9ussissait \u00e0 \u00e9lever la self-induction de ce circuit. Mac Ferland Moor nous en donne justement un exemple en tous cas remarquable (p. 637). Son interrupteur *) fonctionne dans un tube vide (fig.\nDans le champ obtenu gr\u00e2ce \u00e0 cette disposition, le t\u00e9l\u00e9phone sonne, la patte se contracte et les tubes de Cfeissler ou de Mac Ferland Moor luisent m\u00eame quand on les prend \u00e0 la main par un p\u00f4le et quand on approche l\u2019autre du circuit, sans les poser entre a et b. Pourtant L. Hermann d\u00e9montra en 1888 (p. 217) que la bobine primaire seule, aliment\u00e9e par un courant assez fort, pouvait provoquer la contraction d\u2019une patte, dont de chair de grenouille plac\u00e9 autour de la bobine, de l\u2019interrupteur, la patte se contracte. Nos\n15).\nFig. 15.\nle nerf fermait un anneau A chaque coup de marteau recherches prouv\u00e8rent que- ces\nexperiences faites \u00e0 l\u2019aide des plus petits appareils de Mac Ferland Moor r\u00e9ussissaient parfaitement. On obtient les m\u00eames r\u00e9sultats avec la bobine secondaire du petit appareil de du Bois Reymond, mise en circuit avec deux\n\u2019) J. Poggendorff construisait d\u00e9j\u00e0 un interrupteur analogue en 1S55 (b, P- 156, 150, 102).","page":208},{"file":"p0209.txt","language":"fr","ocr_fr":"EXPLORATION' PU CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\n209\ncouples o\u00f9 le courant est interrompu par la main \u00e0 l\u2019aide d\u2019un lil plong\u00e9 clans du mercure recouvert d\u2019une couclie d\u2019alcool. Mais en se servant des nouveaux interrupteurs, de Wehnelt-\u00e9lectrolytique et de 1 Allgemeine Electricit\u00e2t-Actien-Gesellschaft in Berlin (interrupteur \u00e0 turbine), on peut utiliser avec le meme succ\u00e8s les bobines primaires m\u00eame des plus petits inducteurs de du Bois Reymond. Apr\u00e8s avoir couvert les bobines d\u2019\u00e9bonite et de verre, il est facile de montrer par l\u2019explorateur uni \u00e0 l\u2019\u00e9lectroscope-F, ou par d\u2019autres electroscopes, que la surface des bobines est le si\u00e8ge d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre. C\u2019est pourquoi il suffit de placer sur les bobines, en interposant une couche ch\u00e9bonite et de verre, soit un morceau de chair de grenouille ou de staniol, soit la main de l\u2019exp\u00e9rimentateur, etc..., pour qu\u2019au contact de l\u2019explorateur la patte de l\u2019\u00e9lectroscope-F se contracte, il n'y a pas besoin clans ce cas que la chair ou le staniol, etc., entoure les bobines en forme d\u2019anneau, comme cela avait lieu dans les exp\u00e9riences de L. Hermann; de m\u00eame il n\u2019est pas indispensable que le nerf des pr\u00e9parations clans l\u2019exp\u00e9rience de L. Hermann touche en ses deux points les objets dispos\u00e9s sur les bobines. En outre le nerl clans les exp\u00e9riences de L. Hermann peut \u00eatre band\u00e9 entre les points d\u2019application, et les contractions se produisent n\u00e9anmoins. Enfin si le fil dont le nerl est band\u00e9 touche les objets dispos\u00e9s sur la bobine, les contractions des pattes s\u2019observent \u00e9galement. Dans tous ces cas-l\u00e0, il est n\u00e9cessaire que la patte soit, d une mani\u00e8re ou d une autre, reli\u00e9e au sol, ou \u00e0 un conducteur de grande capacit\u00e9. Si on pose la patte, clans l\u2019exp\u00e9rience de L. Hermann, sur une plaque s\u00e8che en \u00e9bonite, les contractions cessent, mais elles recommencent au moment de 1 interruption du circuit, si l\u2019on touche la patte.\nD\u00e8s lors il est \u00e9vident, comme le d\u00e9montrent pour la premi\u00e8re fois Mas-sou et Br\u00e9guet (p. 129), qu\u2019eu mettant en communication les parties du circuit primaire et du circuit secondaire chargees d \u00e9lectricit\u00e9 contraire, on peut obtenir des coups vigoureux et faire luire les tubes de Geissler, de Mac Fer-land Moor, de Tesla et autres. Outre cela, il suffit dans la plupart des cas de toucher les diff\u00e9rents points des circuits primaires ou secondaires de l\u2019inducteur par l\u2019un des p\u00f4les d\u2019un tube, tenu dans la main ou mis en communication avec le sol par l\u2019autre p\u00f4le, pour provoquer la lueur dans les tubes. En g\u00e9n\u00e9ral toutes les parties m\u00e9talliques des circuits primaire et secondaire d\u2019un inducteur en fonction pr\u00e9sentent un si\u00e8ge d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre. Ainsi Sinsteden (a, p}). 358 et 366) a d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 que le noyau en 1er doux d\u2019un \u00e9lectro-aimant en action se chargeait d. \u00e9lectricit\u00e9 libre en telle abondance qu on pouvait en tirer des \u00e9tincelles et obtenir de vives piq\u00fbres. Mc. Kendrick, en 1869 (p. 219), excitait dans les m\u00eames conditions la patte de grenouille, en disposant les nerfs de la pr\u00e9paration de l\u2019\u00e9lectroscope-B sur une branche, et le muscle sur l\u2019autre branche du noyau. En effet, le t\u00e9l\u00e9phone, ainsi que tous les \u00e9lee-troscopes physiologiques et physiques, nous font voir que les noyaux des \u00e9lectro-aimants, des inducteurs et des autres appareils analogues se chargent d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre, dont l\u2019intensit\u00e9 d\u00e9pend enti\u00e8rement de 1 interruption du circuit.\nD'autre part Hittorf, 0. Lehmann, Moser, Rimington, J. et E. Thomson, Worthington virent luire les tubes de Geissler m\u00eame sans \u00e9lectrodes dans le champ \u00e9lectrostatique d\u00fb \u00e0 l\u2019inducteur, et sans le toucher. B est \u00e9galement","page":209},{"file":"p0210.txt","language":"fr","ocr_fr":"210\tLE en A MP \u00c9T/KOTEOSTATiqrO EX PHYSIOIOGTF.\nvrai que m\u00eame les petits inducteurs de du Bois Reymond provoquent autour d eux un champ assez fort pour faire luire les tubes de Geissler, de Tesla et de Mac Ferland Moor. Enfin tous les objets d\u2019alentour se chargent d'\u00e9lectricit\u00e9 libre, dont l'intensit\u00e9 varie selon le jeu de l'interrupteur de l\u2019inducteur.\nIl est presque inutile de mentionner que dans Je cas des exp\u00e9riences de H. Hertz, nous avons aussi des champs \u00e9lectrostatiques variables des deux c\u00f4t\u00e9s de la region explosive, comme cela se voit sur la fig. 9, p. 10; mais dans cette r\u00e9gion la d\u00e9charge oscillante provoque en m\u00eame temps des ondes \u00e9lectriques. Dans ce cas l\u2019excitateur a re\u00e7u une forme sp\u00e9ciale et le nom de vibrateur de H. Hertz. C\u2019est en plongeant les bouts de l'excitateur dans de l\u2019huile min\u00e9rale que l\u2019on obtient les meilleurs r\u00e9sultats. Actuellement il existe de nombreux vibrateurs applicables \u00e0 des cas diff\u00e9rents, mais nous proposons de modifier l\u2019excitateur primaire de H. Hertz en courbant ses bouts munis de boules et en les plongeant dans un vase d'huile min\u00e9rale (fig. 16) plac\u00e9 sur la table de notre excitateur d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit. En g\u00e9n\u00e9ral tout ce que nous avions dit \u00e0 propos du champ \u00e9lectrostatique, d\u00fb \u00e0 la bobine secondaire ouverte, est enti\u00e8rement applicable au cas pr\u00e9sent. En effet, dans la r\u00e9gion explosive\u2014au milieu de la naissance des ondes \u00e9lectriques\u2014tous nos \u00e9lectros-copes gardent le silence; mais \u00e0 mesure qu\u2019on s'\u00e9loigne du plan \u00e9quatorial la tension du champ \u00e9lectrostatique s\u2019accro\u00eet et nos \u00e9lectroscopes r\u00e9agissent, les tubes se mettent \u00e0 luire de plus en plus, etc..\nMaintenant passons aux exp\u00e9riences de H. Hertz. On place vis-\u00e0-vis du vibrateur, parall\u00e8lement, le r\u00e9-sonnateur de H. Hertz, construit identiquement au premier. Dans ce but on peut se servir de deux excitateurs d\u00e9crits plus haut, p. 104 (fig. 11). Ritter (p. 53) dans ces circonstances se servait de pattes galvanoscopiques dont le nerf avait \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9 sur deux fils qui \u00e9taient li\u00e9s aux deux bouts int\u00e9rieurs du r\u00e9sonnateur. A chaque \u00e9tincelle qui apparaissait entre les boules du r\u00e9sonnateur, la patte se contractait, et si le nerf n\u2019\u00e9tait, mis en communication qu\u2019avec un seul bout du r\u00e9sonnateur, la contraction \u00e9tait d\u2019autant plus forte.\nNous proposons dans ce genre d\u2019exp\u00e9riences d\u2019envisager deux cas diff\u00e9rents. Pla\u00e7ons dans un cas le vibrateur et le r\u00e9sonnateur \u00e0 proximit\u00e9 l\u2019un de l\u2019autre. D\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 le vibrateur entre en action, on voit la patte se contracter; ces contractions se font voir m\u00eame si l\u2019on \u00e9loigne assez les boules du vibrateur pour que les ondes \u00e9lectriques iraient point lieu. Les contractions se manifestent \u00e9galement si on garde un disque sur le vibrateur et un sur le r\u00e9sonnateur, c\u2019est-\u00e0-dire si on r\u00e9tablit les conditions des exp\u00e9riences de G\u00eargens et de Tiegel, d\u00e9crites dans la page 103. Nous voyons l\u00e0 par cons\u00e9quent l'action de la charge \u00e9lectrostatique des disques du vibrateur. Dans le second cas pla\u00e7ons le r\u00e9sonnateur assez loin pour que, pendant l\u2019absence des \u00e9tincelles entre les boules du vibrateur, on ne voie pas la patte se contracter par suite de la tension \u00e9lectrostatique des","page":210},{"file":"p0211.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION OU OIT AMP ELECTROSTATIQUE.\n211\ndisques du vibrateur; d\u00e8s l\u2019apparition d\u2019\u00e9tincelles dans ces conditions, les ondes \u00e9lectriques provoquent la charge \u00e9lectrostatique du r\u00e9sonnateur, en vertu de quoi les \u00e9tincelles jaillissent maintenant entre les boules du r\u00e9sonnateur et en m\u00eame temps la patte tombe en mouvement.\nPersonne parmi les physiciens n\u2019avait reconnu ici l\u2019influence imm\u00e9diate des ondes sur les nerfs; H. Hertz disait m\u00eame (p. 198) que la patte cessait d\u2019\u00eatre utile dans des exp\u00e9riences de ce genre '). D\u2019autre part J. Loeb en 1897 confirma que les ondes \u00e9lectriques n\u2019agissaient point sur les pattes galvano-scopiques (a, p. 483). Nos recherches d\u00e9montr\u00e8rent aussi qu'au sein m\u00eame de la naissance des ondes, ainsi que des deux c\u00f4t\u00e9s du plan \u00e9quatorial (fig. 9), les \u00e9lectroscopes physiologiques et physiques restaient en repos et que les tubes de Geissler et de Mac Ferland Moor ne luisaient point. Mais il n\u2019y a qu'\u00e0 passer dans les sph\u00e8res des champs \u00e9lectrostatiques (fig. 9) pour que le tableau change d\u2019aspect: les \u00e9lectroscopes se mettent en mouvement et les tubes luisent synchroniquement avec l'interruption du circuit primaire. Ces derniers effets peuvent atteindre leur maximum si les boules de l\u2019excitateur sont assez \u00e9loign\u00e9es l\u2019une de l\u2019autre pour que les ondes cessent d\u2019appara\u00eetre.\n7. En passant \u00e0 l\u2019\u00e9tude des champs \u00e9lectrostatiques variables de haute tension et de haute fr\u00e9quence, il est indispensable d\u00e9faire remarquer que J. Poggendorff avait observ\u00e9, comme nous en avons fait mention, p. 205, la d\u00e9charge d'une bobine, mont\u00e9e en s\u00e9rie dans le circuit secondaire: d\u2019autre part, pendant la m\u00eame ann\u00e9e 1850, J. Poggendorff (a. p. 326) et AV. Growe (p. 2) avaient \u00e9tudi\u00e9 la d\u00e9charge de la bobine secondaire par une bouteille de Leyde. N\u00e9anmoins les observations de (3. Lodge (b, p. 442) sur la d\u00e9charge de la machine \u00e9lectrostatique par deux bouteilles de Leyde (fig. 17) dont les armatures ext\u00e9rieures \u00e9taient li\u00e9es par un conducteur, servirent de base aux recherches de N. Tesla (p. 11) et de d'Arsonval (p. 52) publi\u00e9es simultan\u00e9ment en 1891.\nDans les exp\u00e9riences de ces savants, il n'y a qu\u2019une d\u00e9charge qui se produise dans le circuit secondaire muni de bouteilles de Leyde et de sol\u00e9no\u00efde (fig. 18).\nDans ces conditions non seulement le sol\u00e9no\u00efde c dispos\u00e9 horizontalement ou verticalement, soit d\u2019une petite dimension, soit d'une grande pour y placer un homme, pr\u00e9sente un si\u00e8ge de courant \u00e0 haute fr\u00e9quence, mais on y observe aussi des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crits plus haut. Tout autour du sol\u00e9no\u00efde se fait voir un champ \u00e9lectrostatique qui varie \u00e0 l\u2019apparition de chaque \u00e9tincelle \u00e9clatant entre a et b. Plus on s\u2019approche du plan \u00e9quatorial EEi, plus le champ \u00e9lectrostatique devient faible: ainsi l'explorateur, li\u00e9 au t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 sol ou \u00e0 l\u2019\u00e9lectroscope-F, ne permet point d\u2019apercevoir d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre m\u00eame sur les spires d\u00e9nud\u00e9es voisines du plan\n*) Auf befreundeten Bath habe ich auch versucht, im secund\u00e4ren Leiter die Funkenstrecke durch einen strompr\u00fcfenden Froschschenkel zu ersetzen; es scheint aber dieses unter anderen Verh\u00e4ltnissen so empfindliche Mittel unter den gegenw\u00e4rtigen zu versagen, dit H. Hertz (p 198).\nL\nFig. 17.","page":211},{"file":"p0212.txt","language":"fr","ocr_fr":"212\nLE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EN PHYSIOLOGIE.\nEEX. Le champ \u00e9lectrostatique devient de plus en plus puissant vers les bouts du sol\u00e9no\u00efde, en dehors et en dedans de ce dernier. Avec le m\u00eame succ\u00e8s on y peut se servir de tubes de Geissler et de Mac Ferland Moor en les menant le long du sol\u00e9no\u00efde ou en touchant les spires avec un de leurs p\u00f4les, tandis que l\u2019autre est tenu dans la main, ou, ce qui est pr\u00e9f\u00e9rable, reli\u00e9 au sol. En faisant descendre l\u2019\u00e9lectroscope ordinaire ou l\u2019\u00e9lectroscope-F, mis en communication par un p\u00f4le avec le sol dans le sol\u00e9no\u00efde plac\u00e9 verticalement, on constate que le champ \u00e9lectrostatique s'affaiblit \u00e0 partir des bouts jusqu\u2019au milieu du sol\u00e9no\u00efde. Pour observer en m\u00eame temps l'effet d\u2019induction \u00e9lectrodynamique et\nFig. 18.\tFig. 10.\nla charge \u00e9lectrostatique des spires, on introduit une lampe \u00e0 incandescence intercal\u00e9e dans un tour de fil et un tube de Geissler dont un des p\u00f4les communique avec le sol; \u00e0 mesure que les appareils atteignent le milieu du sol\u00e9no\u00efde, la lampe atteint son maximum de clart\u00e9, tandis que les tubes s \u00e9teignent progressivement et vice-versa. Il est aussi facile \u00e0 d\u00e9montrer \u00e0 l\u2019aide de notre \u00e9lectroscope-F, ou m\u00eame \u00e0 \u2018l aide de celui de Bennett, que tous les conducteurs plac\u00e9s autour ou en dedans du sol\u00e9no\u00efde se chargent d'\u00e9lectricit\u00e9 libre \u00e0 chaque \u00e9tincelle qui jaillit entre les bouts de l'interrupteur. Conform\u00e9ment \u00e0 l'expos\u00e9, les sensations subjectives sont minimes, m\u00eame nulles si l\u2019on touche \u2022les spires du milieu, mais elles augmentent vers les bouts: les \u00e9tincelles deviennent vers les bouts du sol\u00e9no\u00efde plus grandes et plus douloureuses. Pour \u00e9vi-","page":212},{"file":"p0213.txt","language":"fr","ocr_fr":"213\n2- EXPLOITATION DU ('DAMP ELECT I : OST ATIQEE.\nter la piq\u00fbre de l\u2019\u00e9tincelle, il est pr\u00e9f\u00e9rable de se servir de crochets tous en m\u00e9tal avec des manches assez gros pour qu\u2019on puisse les empoigner ais\u00e9ment. Les plus grands effets s\u2019obtiennent quand on fait communiquer les spires les plus \u00e9loign\u00e9es du milieu du sol\u00e9no\u00efde. A mesure que croit la r\u00e9gion explosive ab (hg. 18), comme il fallait le pr\u00e9voir, tous les effets que nous avons d\u00e9crits augmentent et en m\u00eame temps l\u2019on se rend compte du synchronisme de ces effets et des interruptions du circuit primaire. La tension \u00e9lectrostatique est si grande *), qu'une lampe \u00e0 incandescence plac\u00e9e entre deux exp\u00e9rimentateurs, qui touchent les bouts contraires du sol\u00e9no\u00efde, s\u2019allume, comme l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 fait conna\u00eetre les exp\u00e9riences de N. Tesla et de d\u2019Arsonval.\n/ \u201e -\nCependant on atteint une plus haute tension et une plus haute fr\u00e9quence du champ \u00e9lectrostatique en se servant du dispositif de N.^ Tesla qui ne diff\u00e8re du pr\u00e9c\u00e9dent que par une bobine de hl hn (hg. 19). Cette bobine est la bobine induite ou secondaire de l\u2019inducteur dit de second ordre, dont la bobine primaire sera repr\u00e9sent\u00e9e par le sol\u00e9no\u00efde c (fig. 18 et 19). On plonge, d\u2019apr\u00e8s Tesla, l'inducteur de second ordre dans une auge remplie d\u2019huile de p\u00e9trole. Le mod\u00e8le de Ducretet et Lejeune, m\u00e9caniciens \u00e0 Paris, offre beaucoup d\u2019avantages (fig. 20). Le dispositif est mis en communication par les conducteurs i et i avec la bobine secondaire de 1 inducteur de premier ordie. Cependant le dispositif de Elster Geitel, ex\u00e9cut\u00e9 par F. Lrnecke \u00e0 Beilin, est encore pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 cause de son inducteur de second ordre qui consiste\n*) Mit solchen Mitteln versehen, erschlichst sich dem Forscher ein neues unbekanntes Feld. Es werden mit hoher Wechsehahl und hoh in Potential kr\u00e4ftige elektrostatische Effecte hervorgebracht, dit N. Tesla (a, p. 12).","page":213},{"file":"p0214.txt","language":"fr","ocr_fr":"214\nLE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EN PHYSIOLOGIE.\nen une bobine primaire large et courte BX (fig. 21) embrassant la bobine secondaire mince et allong\u00e9e BK,.\nOutre les dispositifs pr\u00e9cit\u00e9s, nous nous sommes servis de mod\u00e8les plus puissants et de constructions diff\u00e9rentes.\n\u00abPlus le potentiel s'\u00e9l\u00e8ve, plus l'inducteur acquiert les propri\u00e9t\u00e9s d\u2019une machine \u00e9lectrostatique , dit Tesla (p. 132). En effet, l\u2019inducteur ouvert de second ordre en fonction engendre des champs \u00e9lectrostatiques maintes fois\nFig. 21.\nd\u00e9crits plus haut, pp. 104. 105 et 20. Ici comme auparavant, les champs variables de signes contraires se s\u00e9parent par le m\u00eame plan \u00e9quatorial, qui passe par le milieu du dispositif entier (fig. 18). De m\u00eame, si on relie un des p\u00f4les de la bobine secondaire au sol, et l'autre \u00e0 un ballon ou un disque m\u00e9tallique isol\u00e9, on provoque un champ variable, poss\u00e9dant des contours d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crits (p. 101) et dans lequel les \u00e9lectroscopes physiologiques et physiques, ainsi que les tubes de Geissler et autres, se comportent d'une mani\u00e8re que nous connaissons d\u00e9j\u00e0 (p. 101 \u2014 G).\n8. Si le champ \u00e9lectrostatique est assez faible, pour que la source d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre n\u2019influe point \u00e0 distance sur nos \u00e9lectroscopes, il faut, pour","page":214},{"file":"p0215.txt","language":"fr","ocr_fr":"EXPLORATION PtJ CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\t215\nd\u00e9montrer la charge \u00e9lectrostatique, la toucher imm\u00e9diatement du nerf de la patte galvanoscopiquc qui est en rapport avec le sol.\nDepuis les recherches de du Bois Reymond de 1842 sur Faction des inducteurs, ces effets sont connus sous le nom d'actions unipolaires. Du Bois Reymond constata qu\u2019il pouvait se produire une contraction dans une patte galvanoscopique, meme quand le circuit est rompu, quand par exemple la pr\u00e9paration forme le bout d'un circuit d'induction et que l\u2019autre bout du circuit est en rapport avec le sol, ou, plus facilement encore, quand un point de la pr\u00e9paration m\u00eame communique avec le sol, tandis que l\u2019autre p\u00f4le est suspendu en l\u2019air. C\u2019est \u00e0 ces ph\u00e9nom\u00e8nes que du Bois Reymond a donn\u00e9 le nom d\u2019uni p o lare Inductionszuckung. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes ont successivement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s par Pfl\u00fcger (p. 126, 410), Gr\u00fcnhagen (p. 153), Zahn (p. 252), Rosenthal (a. p. 216, b, p. 62), Schiff (p. 568) et Hering (p. 219). Pfl\u00fcger (p. 128) et Rosenthal (b. p. 62) augmentent consid\u00e9rablement les effets unipolaires en faisant communiquer les bouts libres de l\u2019inducteur avec un homme ou un conducteur isol\u00e9 d'une capacit\u00e9 consid\u00e9rable.\nDans nos recherches, comme nous l\u2019avons cit\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, nous f\u00eemes usage en dehors des tubes \u00e9lectroscopiques et des electroscopes communs, de l\u2019\u00e9lectroscope-F mis en communication par un bout avec le sol, et par l\u2019autre\u2014avec l'explorateur. Le p\u00f4le libre de l'inducteur \u00e9tait mis en rapport avec un grand conducteur isol\u00e9 affectant la forme d'un cylindre de 150 ctm. de long et de 4 0 ctm. de large, aux bouts sph\u00e9riques. L\u2019on obtient des r\u00e9sultats identiques, si la patte est r\u00e9unie au conducteur et les p\u00f4les libres, au sol. Dans ces conditions, les plus petits de nos inducteurs m\u00eames cit\u00e9s plus haut (p. 106), font r\u00e9agir tous nos \u00e9lec-troscopes tant physiologiques que physiques: les pattes se contractent, les tubes \u00e9lectroscopiques luisent, etc. Ajoutons que les contractions de fermeture \u2019), ainsi que celles d'ouverture, se font voir sur la patte galvanoscopique, comme sur l'\u00e9lectroscope-F, avec les m\u00eames petits inducteurs dont la cha\u00eene primaire est rompue par le marteau de Pfl\u00fcger ou par une clef \u00e0 mercure couverte d\u2019alcool. Dans ce dernier cas il est pr\u00e9f\u00e9rable de mettre en communication un bout de la bobine secondaire avec un conducteur isol\u00e9, il en a d\u00e9j\u00e0 \u00e9tait fait mention, et l\u2019autre bout\u2014avec le nerf des \u00e9lectroscopes physiologiques dont les pattes sont en rapport avec le sol.\nL\u2019\u00e9tude du e h a m p \u00e9 1 e c trust a t i q u e d u aux piles g a 1 v a n i q u e s mont\u00e9es en s\u00e9ries r\u00e9clame ici notre attention. L\u2019histoire du galvanisme \u00e0 proprement parler commen\u00e7a par l'\u00e9tude de la tension \u00e9lectrostatique aux p\u00f4les de la pile volta\u00efque. Une grande part des observations faites \u00e0 cet effet appartient \u00e0 Volta lui-m\u00eame (p. 161, 195). Nous ne citerons pas ici tout ce qui est devenu la propri\u00e9t\u00e9 du monde savant apr\u00e8s les travaux de Volta, d\u2019autant plus qu'il existe un aper\u00e7u historique sur cette question dans le dictionnaire de Gehler (p. 573, 827).\n*) Quant a \u201el\u2019Entdockung\u201c de E. Billiger (p. 410), que \u201eder Schliessungsinduclionsschlag......\nder unipolaren Wirkung entbehrt\u201c, nous pouvons seulement r\u00e9p\u00e9ter les mots de du Bois Reymond (e, p. 856): \u201eKeinesweges aber entbehrt der Schliessungsschlag grunds\u00e4tzlich der unipolare Wirkung\u201c.","page":215},{"file":"p0216.txt","language":"fr","ocr_fr":"m CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE ex piiysiolooi\u00eb\n.216\nL\u2019exploration du champ \u00e9lectrostatique\tde basse tension,\tp.\tex. d\u2019un couple\tou d\u2019une petite pile, demande l'emploi\td\u2019un\t\u00e9lectrom\u00e8tre\tde\tLippmann et\nde\tcelui \u00e0 quadrant de Edelmann, dont un\tp\u00f4le\tcommunique\tavec le sol. Dans\nbien des cas bon\tpeut\tfaire usage\tde\tl\u2019\u00e9lectroscope\nde Fechner et de l\u2019\u00e9lectroscope de Gassiot (fig. 22) qui diff\u00e8re du pr\u00e9c\u00e9dent en ce que la pile de Zam-boni est remplac\u00e9e par la pile \u00e9prouv\u00e9e, en m\u00eame temps que la tige ac se charge d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 vitr\u00e9e on r\u00e9sineuse.\nEn prenant pour base les donn\u00e9es de W. Tompson, et en admettant que pour l\u2019obtention d\u2019une \u00e9tincelle sur l'\u00e9tendue de 0.01 ctm., 2.33 unit\u00e9s \u00e9lectrostatiques sont indispensables, il faut avoir 700 volts (2.33X300) pour provoquer une \u00e9tincelle de m\u00eame dimension \u00e0 l\u2019aide d\u2019une pile galvanique. En effet, Gassiot en 1844 (p. 283) a construit une pile de 3520 couples qui donnait une \u00e9tincelle de1 0.05 ctm. Les piles de Warennes de la Rue et de IL Millier, de 11000 et de 15000 couples, faisaient jaillir des \u00e9tincelles d'une longueur de 0.5 ctm. et plus. La pile de Gassiot ouverte fait s\u2019\u00e9carter les feuilles de l\u2019\u00e9lectroscope \u00e0 une distance de 5 a 7 ctm. de ses p\u00f4les. Mais a peine la cha\u00eene est elle ferm\u00e9e que tous les effets d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre cessent. Les piles secondaires offrent plus d\u2019avantages. La pile de G. Plant\u00e9 \u00e9tait compos\u00e9e de 800 accumulateurs et conforme \u00e0 1200 couples de Bunsen. Combin\u00e9e avec un condensateur, la pile secondaire de Plant\u00e9 manifestait tous les effets caract\u00e9ristiques des machines \u00e9lectrostatiques, c\u2019est pourquoi ce dispositif re\u00e7ut le nom de \u00abmachine rh\u00e9ostatique\u00bb.\nL\u2019analogie s\u2019augmente encore quand on observe une pile galvanique dont les p\u00f4\u00eees sont r\u00e9unis par un conducteur d'une grande r\u00e9sistance. Il y a cent ans d\u00e9j\u00e0, Ermann (a, p. 204) d\u00e9montrait que l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre, r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par les electroscopes communs, sur les bouts d\u2019une pile volta\u00efque, disparaissait momentan\u00e9ment quand ces bouts \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 l\u2019aide d\u2019un conducteur. Au contraire plus la r\u00e9sistance du conducteur augmente, plus la divergence des pendules \u00e9lectriques, li\u00e9s \u00e0 un des p\u00f4les de la pile, est grande (a. p\u00b0 206). En fermant la pile volta\u00efque par un cordon humide, Ermann trouva entre les p\u00f4les, au milieu du cordon, un point d\u2019indiff\u00e9rence, et observa que la tension croissait de ce point vers les poles ). Au lieu de coi dons humides, Ermann se servait aussi de tubes de verre de 2 \u00e0 5 pieds remplis d\u2019eau (b/p. 13). Ses recherches l\u2019amen\u00e8rent \u00e0 admettre qu'en dedans de la pile volta\u00efque la distribution de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e9tait la m\u00eame que dans le cordon, etc.\nreliant les p\u00f4les (a, p. 209).\t_\t, ...\t...\nCependant la tension de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 libre en pareils cas est si faible, qu il est n\u00e9cessaire d\u2019avoir plusieurs couples pour observer 1 action unipolaire a\nq ]->ie Schnur hat also, so zu sagen, zwei Polo und einen Indifferenzpunkt.; dann es gieht in der L\u00e4nge der Schn\u00fcre einen Punkt, den man ber\u00fchren kann, ohne dass die Divergenz dadurch vermehrt oder vermindert w\u00fcrde, dit Ermann (a, p. 20S>\na","page":216},{"file":"p0217.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION D\u00dc CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\n217\na\nt\nl'aide d'une patte galvanoscopique. D\u2019apr\u00e8s M. Schiff (p. 568), deux Daniels mont\u00e9s en s\u00e9rie manifestent d\u00e9j\u00e0 leurs actions unipolaires sur la patte. Si l\u2019on examine plus en d\u00e9tail les exp\u00e9riences de M. Schiff, on est oblig\u00e9 de reconna\u00eetre que ses exp\u00e9riences de 1872 portaient sur l'action du courant galvanique, mais non sur celui de la charge \u00e9lectrostatique des poles. Ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019action unipolaire, mais bien \u2014 bipolaire. Deux piles \u00e0 deux Daniels, en s\u00e9rie chacune (fig. 23), combin\u00e9es parall\u00e8lement, de mani\u00e8re que les deux p\u00f4les identiques d'un c\u00f4t\u00e9 soient li\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment \u00e0 un \u00e9lectrode de zinc amalgam\u00e9, sur lesquels on pose le nerf de la patte; les deux p\u00f4les du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9 sont mis eu rapport avec le sol. Au moment du contact du nerf avec les \u00e9lectrodes, on voit la patte se contracter. Contrairement aux conclusions de M. Schiffr), nos recherches nous ont convaincus que dans ses exp\u00e9riences nous avions affaire au courant galvanique comme diff\u00e9rence mont\u00e9es en opposition. Un galvanoscope des plus le nerf dans les exp\u00e9riences d'apr\u00e8s M. Schiff, offre de l'aiguille. Enfin des accumulateurs identiques sentent point les effets observ\u00e9s par M. Schiff.\nD\u00e8s lors la question de l'action unipolaire re\u00e7ut une direction nouvelle. Dans cette m\u00eame ann\u00e9e de 1872, F. Fuchs, un des disciples de M. Schiff, d\u2019apr\u00e8s l'exemple de Yolta, chargeait une bouteille de Leyde \u00e0 l\u2019aide d'une pile galvanique et la d\u00e9chargeait par le nerf\u2014m\u00e9thode qui s\u2019est beaucoup propag\u00e9e de nos jours, et dans laquelle la manifestation de Faction \u00e9lectrosta-hors de doute.\nexp\u00e9riences d\u00e9montr\u00e8rent que les effets unipolaires prononc\u00e9s se voir \u00e0 partir de 60 couples en s\u00e9rie, p. ex., de la pile m\u00e9dicale de En g\u00e9n\u00e9ral les exp\u00e9riences furent ex\u00e9cut\u00e9es d'une mani\u00e8re analogue avec les inducteurs, p. 107. Un des p\u00f4les de la pile est un grand conducteur isol\u00e9, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit p. 215, et l'autre\nd'intensit\u00e9 grossiers d'assez charg\u00e9s\nde deux piles, et qui remplace grandes d\u00e9viations\n\u00e9galement\nne pre-\ntique est Nos faisaient Spanier, aux exp\u00e9riences en rapport avec\n\u00e0 l aide d'une clef \u00e0 mercure\u2014avec la pr\u00e9paration, \u00e9lectroscope-F, dont les pattes sont r\u00e9li\u00e9es au sol. En v\u00e9rit\u00e9, si la r\u00e9sistance des conducteurs est diminu\u00e9e et l'isolation des dispositifs plus compl\u00e8te, la contraction des pattes et la vibration du t\u00e9l\u00e9phone peuvent avoir lieu m\u00eame avec 30 couples, mais la divergence des feuilles de l\u2019\u00e9lectroscope ne s'observe qu'avec 100 couples de Spanier.\nLes m\u00eames effets s\u2019observent avec un plus petit nombre d'accumulateurs, surtout si une isolation parfaite des couples et des conducteurs est garantie.\n*) Die bisher beschriebenen Erscheinungen schienen im h\u00f6chsten Grade daf\u00fcr zu sprechen, dass auch schwache und sehr schwache galvanische Ketten zu ihren Polen eine Spannung erzeugen, d. h. Electricitat anhauten die einen h\u00f6chst erregbaren Froschnerven zu reizen vermag, dit M. Schiff (p. 572).","page":217},{"file":"p0218.txt","language":"fr","ocr_fr":"218\nLE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EX PHYSIOLOGIE.\nNous avons construit une pile secondaire de 1120 couples en forme de bandes en arc, dont chaque branche mesure 5 X 0,7 X 0,2 ctm. et est plong\u00e9e dans de l'acide sulfurique, p. s. 1,120, dans des \u00e9prouvettes de 5 ctm. cubes. La pile est compos\u00e9e de 28 s\u00e9ries dont chacune contient 40 couples; en m\u00eame temps ces s\u00e9ries peuvent \u00eatre mont\u00e9es en quantit\u00e9 \u00e0 l\u2019aide du commutateur de J. Pog-gendorf pour \u00eatre charg\u00e9es par un courant de 110 volts, et en s\u00e9rie pour la d\u00e9charge. D\u00e9j\u00e0 15 de ces petites couples provoquent une faible contraction de la patte reli\u00e9e au sol, en forme d'\u00e9lectroscope-F, quand on touche avec l\u2019explorateur un bout de la s\u00e9rie mentionn\u00e9e ci-dessus, taudis que l'autre bout reste isol\u00e9. De la sorte il faut pour l'action unipolaire \u00e0 peu pr\u00e8s 30 volts, fournis par 15 accumulateurs ou 30 couples galvaniques mont\u00e9es en s\u00e9ries. Avec l'augmentation du nombre d\u2019accumulateurs l\u2019intensit\u00e9 des effets augmente \u00e9galement: en montant en s\u00e9ries plus de G00 couples, on voit la patte fortement tomber en t\u00e9tanus. Le t\u00e9l\u00e9phone r\u00e9pond avec 10 \u201412 couples et l\u2019\u00e9lectroscope de Bennett avec 18\u201420. Comme une pile galvanique de 100 couples, notre pile secondaire ouverte montre aussi la chute du potentiel du p\u00f4le vers le milieu; la m\u00eame chute s\u2019observe sur un conducteur humide, p. ex., sur un cordon imbib\u00e9 d'eau et r\u00e9unissant les p\u00f4les des piles. Plus les conducteurs intercal\u00e9s sont longs, plus l'espace \u00e9quatorial du potentiel z\u00e9ro est proche des p\u00f4les.\nEtant mis au fait de la tension de l'\u00e9lectricit\u00e9 libre sur les p\u00f4les des piles ouvertes, il est indispensable de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00e9tude de l'induction dans les conditions suivantes. Deux fils bien isol\u00e9s de 112 ohms de r\u00e9sistance chacun sont embobin\u00e9s simultan\u00e9ment et parall\u00e8lement. Un des fils est intercal\u00e9 dans le circuit de la pile de Spanier avec une clef \u00e0 mercure, le second fil communique par un bout avec l\u2019\u00e9lectroscope r\u00e9li\u00e9 au sol, tandis que l'autre bout reste libre, ou au besoin se met en relation avec notre grand conducteur isol\u00e9. Le t\u00e9l\u00e9phone, l\u2019\u00e9lectroscope-F et l\u2019\u00e9lectroscope de Bennett r\u00e9pondent d\u00e9j\u00e0 aux 15\u201425 couples de Spanier. Les m\u00eames effets s\u2019observent quand on remplace la bobine d\u00e9crite par le c\u00e2ble double bien isol\u00e9 et non enroul\u00e9 sur la bobine. Nous nous serv\u00eemes dans un cas d'un c\u00e2ble double de 7 m\u00e8tres de long dont chaque partie contenait 15 fils de la grosseur de 0,65 mm.; dans l'autre cas\u2014-d'un c\u00e2ble double de 10 m\u00e8tres de long, dont chaque partie renfermait 50 fils de la grosseur de 0,16 mm. Pour \u00e9viter des objections, nous avons fait des exp\u00e9riences avec non moins de succ\u00e8s en tendant parall\u00e8lement deux fils isol\u00e9s \u00e0 une distance de 2 ctm. l\u2019un de l'autre sur un parcours de 100 pas \u00e0 l\u2019aide des isoloirs d'\u00e9bonite; un de ces fils comme ci-dessus \u00e9tait intercal\u00e9 dans le circuit de la pile de 100 couples de Spanier et l'autre, par l'int\u00e9rm\u00e9diaire d'un \u00e9lectroscope, communiquait avec le sol.\n11 est \u00e9vident que l'accroissement de capacit\u00e9 de deux conducteurs parall\u00e8lement dispos\u00e9s provoque des effets de plus en plus prononc\u00e9s, (\"est pourquoi, au lieu de fils, nous avons suspendu verticalement deux feuilles de zinc de 185 X 107 ctm. par des cordons de soie;deux angles oppos\u00e9s d'une feuille furent intercal\u00e9s dans le circuit de la pile et les deux angles semblables de l\u2019autre feuille\u2014dans le circuit de P \u00e9lectroscope. Les r\u00e9sultats sont les m\u00eames.\nAvec les exp\u00e9riences qui viennent d'\u00eatre d\u00e9crites, s'ach\u00e8ve la s\u00e9rie des \u00e9tudes sur les ph\u00e9nom\u00e8nes analogues \u00e0 l'induction \u00e9lectrostatique\u2014l'influence,","page":218},{"file":"p0219.txt","language":"fr","ocr_fr":"2. EXPLORATION1 T\u00bbO CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE.\n219\n\u00e9tudi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par Riess (fig. 24) et dont nous avons fait mention plus haut, p. 108. Dans le cas de Riess nos \u00e9lectroscopes se comportent comme dans celui de l\u2019induction, d\u00e9crit ci-dessus.\nMais l'analogie ne s'arr\u00eate pas l\u00e0. Utilisons le dispositif qui vient de nous servir et coupons le circuit primaire d\u2019apr\u00e8s le sch\u00e9ma de la fig. 25. Nous voyons se manifester l\u2019induction unipolaire de la pile galvanique\nb C\nFig. 24.\tFig. 25.\nouverte. Plus les conducteurs h et c sont grands et plus ils sont rapproch\u00e9s l\u2019un de l'autre, c\u2019est-\u00e0-dire plus la capacit\u00e9 d'un conducteur de ce genre est \u00e9lev\u00e9e, plus les effets sont grands et plus les \u00e9lectroscopes agisseut \u00e9nergiquement. D\u2019autre part plus la tension de l'\u00e9lectricit\u00e9 sur les p\u00f4les de la pile est grande, d\u2019autant les dimensions du condensateur peuvent \u00eatre r\u00e9duites pour l\u2019obtention des m\u00eames effets. Ainsi, p. ex., avec 100 couples de Spanier (110 volts), on peut se servir de deux feuilles de staniol mesurant seulement 8X^ ctm. mont\u00e9es sur une plaque d\u2019\u00e9bonite de 40 X 20 X 1>75 ctm., et qui remplacent les armatures du condensateur bc, pour qu'en manipulant avec la clef P, on puisse provoquer la contraction des pattes, la vibration du t\u00e9l\u00e9phone et l\u2019\u00e9cartement des feuilles de l'\u00e9lectroscope.\nEnfin en se servant de notre pile secondaire on peut utiliser des allonges conductrices de dimension et de configuration diff\u00e9rentes, comme plaques, boules. etc., ou m\u00eame se passer des allonges pour voir les m\u00eames effets avec\n500\u2014700 volts; \u00e0 1500 volts commencent \u00e0 luire les tubes de Mc Ferland Moor, si l'on fait communiquer un de leurs p\u00f4les au sol, et l'autre \u00e0 la pile, \u00e0 l'aide de la clef \u00e0 mercure (fig. 2G) ou mieux du commutateur-inverseur de\n14","page":219},{"file":"p0220.txt","language":"fr","ocr_fr":"tE CHAMP \u00c9LECTROSTATIQUE EN PHYSIOLOGIE.\n220\nPoggendorf, plac\u00e9 au lieu de la clef b et rapidement tourn\u00e9, tandis que l\u2019autre p\u00f4le de la batterie communique avec le grand conducteur c, d\u00e9crit plus haut, ou est librement suspendu en l'air. Rempla\u00e7ons dans notre dispositif (f\u00eeg. 25) l'armature h par un disque m\u00e9tallique et c \u2014par notre explorateur (v. p. 30), et nous pouvons r\u00e9p\u00e9ter toutes les exp\u00e9riences de Galvani, Zahn, Tiegel, I)auly et autres. En pla\u00e7ant en b un conducteur sph\u00e9rique du diam\u00e8tre de 40 ctm., nous observons d\u00e9j\u00e0 les contractions en pr\u00e9sence de 1600 volts dans les pr\u00e9parations de Galvani\u2014\u00e9lectroscope-A, dispos\u00e9 le plus pr\u00e8s possible du conducteur, ou mieux, s\u00e9par\u00e9 de lui par une plaque d'\u00e9bonite: \u00e0 chaque fermeture de la clef, on observe la contraction des pattes, surtout si on les fait communiquer avec le sol. Ces exp\u00e9riences ont plus de succ\u00e8s, si on fait les interruptions \u00e0 l'aide du commutateur-inverseur de Poggendorf dont un p\u00f4le est reli\u00e9 au sol: les pattes tombent en t\u00e9tanus quand on les touche.\nAinsi il nous est donn\u00e9 ici non seulement d'imiter les exp\u00e9riences de Galvani et des autres, mais en m\u00eame temps de clore la s\u00e9rie des nombreuses recherches commenc\u00e9es il y a cent ans par Luigi Galvani.\nBIBLIOGRAPHIE.\n(VArsonval, U. a) Expos\u00e9 des titres et travaux scientifiques. Paris. 1894. b) Annales d'Elec -trobiologie, d\u2019Electrotli\u00e9rapie et d\u2019Electrodiagnostic. I ann\u00e9e. 1898. Paris, p. 1. du Bois-Reymond, E. a) Untersuchungen \u00fcber tliierische Electricit\u00e4t. Bd. I. Berlin, 1848- b) ibid. Bd. Il .Berlin, 1848. c) Gesammelte Abhandlungen. B. I. Leipzig, 1875. a) ibid. Bd. II. 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Physikalisches W\u00f6rterbuch, neu bearbeitet von Brandes, Gmelin, Horner, Munke und Pfaff. Bd. IV, 2 Abth. G. Leipzig; Schwickert. 1823. Gergens, E. Archiv f\u00fcr die gesammte Physiologie, lierausg. v. Pfl\u00fcger, Jalirg. 13, 1876, S. 61. Grove, IT. R. The London, Edinburgh and Dublin Philosophical Magazine and Journal of Science, 1855, vol. IX, 4 series, January\u2014June, p. 1\u20143. Gr\u00fcnhagen, .1. Zeitschrift f\u00fcr rationelle Medeciir, herausg. von Heule und Meisner, 1S65, 3 IL, Bd. 24, p. 153. Helmholtz, JI. Wissenschaftliche Abhandlungen. I. Bd. Leipzig Barth. 1882. S. 526. Hering Sitzungsberichte der k. Wiener Akademie. 1884. Abth. 11 T. Bd. LXXXIX, p. 219. Hermann, L. Archiv f\u00fcr gesammte Physiologie, herausg. von Pfl\u00fcger, 1SS8, Bd. 43, p. 217.","page":220},{"file":"p0221.txt","language":"fr","ocr_fr":"B IB LI \u00d4 0 R A P HI E.\n221\nHertz, IL Gesammelte Werke. Bil. IL Untersuchungen \u00fcber die Ausbreitung der elektrischen Kraft. 2 Auf. Leipzig Barth. 1S95. S. 196. Hittorf, W. Annalen der Physik und Chemie, herausg. v. Poggendorf. 1869, Bd. 136. Me Kendrick, J. G. Journal of anatomy and physiology, vol. III. 1879, p. 219, London and Cambridge. Koosen, I. IT. Annalen der Physik und Chemie, herausg. v. Poggendorf. 1859. Bd. 107. p. 193. Kotowitsch (Komoauuz, II. &.) MaTepiauu no aonpocy o Hepimo-Mbi-iiie\u00dfuoMn BOB\u00d6yjKgeein, Kam tjiyHKuin bo.ihm paogpa^eniH. Mocima, 1890. 8\u00b0. p. 60. Kostine (Kocmunz),\n11.\tKa> yaeniio o (|iu3io.iorniiecKOMt gkncTuin o.ieKTpii'iecinaro hojik na jumraTe.ibebin nepBB. jf^ccepr. XapbKOBB. 1898. a) \u201ePyccKi\u00fc. apxn\u00dfb naioaorin, onHnaecKon Megupnubi n \u00f6aKrepioaorin\u201c. Cito. 1898. Lehmann, <). Die Elektrische Lichterscheinung oder Entladungen, etc. Halle a/S. 1898. Loeb, Jac-que.\u2014a) Pti\u00fcger\u2019s Archiv, 1897, Bd. 66, 8. -183. b) ibid. 1897. Bd. 67, S. 483. c) Centralblatt f\u00fcr Physiologie, 1897, Bd. XI, S. 461. Lodge, O. 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Structure des colonies microbiennes. (Archives russes de pathologie, de m\u00e9decine et de bact\u00e9riologie, r\u00e9dig\u00e9s par le prof. Podvissotsky, 1898, t. YI).\nToutes les classifications microbiennes reconnues actuellement sont fond\u00e9es sur les caract\u00e8res morphologiques des microbes. La plupart de ces caract\u00e8res ne pr\u00e9sentant pas dans ces \u00eatres inf\u00e9rieurs de grande stabilit\u00e9, l\u2019auteur fait remarquer, qu\u2019on ne peut se baser sur ces m\u00eames caract\u00e8res pour \u00e9tablir un syst\u00e8me. C\u2019est pourquoi il offre une classification particuli\u00e8re des microbes,\n14*","page":221}],"identifier":"lit36116","issued":"1898-99","language":"fr","pages":"28-33, 100-109, 205-221","startpages":"28","title":"Le champ \u00e9lectrostatique en physiologie","type":"Journal Article","volume":"1"},"revision":0,"updated":"2022-01-31T16:13:25.373690+00:00"}
