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{"created":"2022-01-31T16:42:52.267832+00:00","id":"lit36118","links":{},"metadata":{"alternative":"Le Physiologiste Russe","contributors":[{"name":"Bogdanoff, N.","role":"author"}],"detailsRefDisplay":"Le Physiologiste Russe 1: 35-43","fulltext":[{"file":"p0035.txt","language":"fr","ocr_fr":"R\u00c9DIG\u00c9 PAR\nM. L\u00e9on M\u00fbrokhowetz,\nProfesseur de physiologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Imp\u00e9riale.\nMOSCOU.\nVol. I.\t23 Avril 1898.\tN\u00b0N\u00b0 3\u20147.\nDe l\u2019origine et de la valeur des granulations \u00e9osinophiles et de leurs rapports avec la formation du sang.\nPar M. le Dr. N. Bogdanoff,\nde l\u2019Institut histologique de l\u2019Universit\u00e9 Imp\u00e9riale de Moscou.\nLes globules blancs du sang, d\u00e9couverts par Hewson en 1774, ont acquis aux yeux des observateurs, depuis le perfectionnement des m\u00e9thodes de recherche \u00e0 l'aide du microscope, une importance extraordinaire, tant pour la physiologie que, surtout, pour la pathologie. Ainsi s\u2019accomplissent les pr\u00e9visions de Virchow qui, en 1845, par ses travaux sur la leuk\u00e9mie, jeta les fondements de l'h\u00e9matologie clinique contemporaine et pr\u00e9dit le r\u00f4le important qui appartiendrait un jour en pathologie aux globules blancs du sang.\nPresqu\u2019\u00e0 la m\u00eame \u00e9poque Wharton Jones observa dans le protoplasma des globules blancs du sang des granulations, les unes plus grosses, les autres plus fines, et se servit de ce trait distinctif pour diviser les leukocytes en globules grossi\u00e8rement granuleux et en globules finement granuleux. Depuis lors, la plupart des auteurs qui ont \u00e9crit sur le sang ont aussi fait mention des granulations dans le protoplasma des leukocytes (M. Schulze, Rindfleisch etc...) et surtout d'une esp\u00e8ce de granulations se pr\u00e9sentant sous la forme de granules assez grands, r\u00e9fractant fortement la lumi\u00e8re, ressemblant \u00e0 de la graisse et, selon quelques auteurs, l\u00e9g\u00e8rement jaun\u00e2tres. Des hypoth\u00e8ses ont aussi \u00e9t\u00e9 \u00e9mises relativement \u00e0 leur valeur, en ce sens surtout qu\u2019on les prenait pour de la graisse ou pour une substance s\u2019en approchant. Toutefois, Ranvier avan\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 avec beaucoup d\u2019assurance que toutes ces granulations n'\u00e9taient pas de m\u00eame nature, que les unes \u00e9taient de","page":35},{"file":"p0036.txt","language":"fr","ocr_fr":"86\tPE l\u2019origine et PE la valeur DES GRANULATIONS \u00e9osinophiles\nla graisse et que les autres se coloraient par le carmin et pouvaient \u00eatre compar\u00e9es aux corpuscules vitellins des cellules lymphatiques des \u00e9crevisses et des jeunes globules rouges du sang des embryons. Mais c'est avec les travaux d\u2019Ebrlicb, publi\u00e9s pr\u00e8s de 1880. que le probl\u00e8me des granulations des globules blancs du sang, de leur origine et de leur valeur, vit s\u2019ouvrir une nouvelle \u00e8re. Cet observateur cr\u00e9a la m\u00e9thode g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e aujourd\u2019hui et gr\u00e2ce \u00e0 laquelle les recherches sur le sang s\u2019ex\u00e9cutent avec une simplicit\u00e9 et une facilit\u00e9 jusqu\u2019alors inconnues. L\u2019application aux granulations de l\u2019analyse tinctoriale> (Farbanalyse) permit en m\u00eame temps de parler non seulement de leur grandeur, mais encore de leurs propri\u00e9t\u00e9s chimiques. Les granulations plus grosses et fortement r\u00e9fringentes, dont nous avons parl\u00e9 plus haut, furent appel\u00e9es par Ehrlich granulations \u00e9osinophiles ou a (aussi oxyphiles). et il leur fut bient\u00f4t attribu\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant entre tous les autres granules. Ehrlich en d\u00e9montra l\u2019existence chez tous les vert\u00e9br\u00e9s, et d\u00e9signa la moelle des os connue le lieu d\u2019origine probable de ces granulations. De plus, il leur attribuait un r\u00f4le clinique important, croyant que, gr\u00e2ce \u00e0 eux, il deviendrait possible de tirer des conclusions importantes tant pour la diagnose, que pour la prognose des maladies.\nPendant les vingt ann\u00e9es \u00e9coul\u00e9es depuis la publication des premiers travaux d\u2019Ehrlich, le nombre des observations faites d\u2019apr\u00e8s sa m\u00e9thode sur les granulations en g\u00e9n\u00e9ral et les granulations \u00e9osinophiles en particulier, atteignit un chiffre consid\u00e9rable. L\u2019on ne saurait affirmer cependant que les r\u00e9sultats obtenus fussent tr\u00e8s positifs et de nature \u00e0 ajouter des donn\u00e9es importantes aux th\u00e8ses pos\u00e9es par Ehrlich lui-m\u00eame.\nComme on le sait, Ehrlich avait avanc\u00e9, que la substance des granulations \u00e9osinophiles n\u2019\u00e9tait \u00abni de 1 h\u00e9moglobine, ni de la graisse, ni, selon toutes probabilit\u00e9s, une substance albumino\u00efde\u00bb. Quelques-uns des auteurs qui Font suivi, tels que Weiss, Zappert, Siawzillo, se sont prononc\u00e9s pour la nature albumino\u00efde. D\u2019autres persistent \u00e0 consid\u00e9rer ces granulations comme proches parentes de l'h\u00e9moglobine (Pouchet, Sommer. Hayem). Les histologistes anglais (Hankin, Kanthack & Hardeyj sont d\u2019avis que les granulations \u00e9osinophiles renferment des alexines et, pour cette raison, donnent aux cellules \u00e9osinophiles le nom d'alexocytes. Ils pensent que le r\u00f4le de ces cellules est de se pr\u00e9senter les premi\u00e8res aux endroits o\u00f9 l\u2019infection p\u00e9n\u00e8tre dans l'organisme, d'y s\u00e9cr\u00e9ter leurs alexines et d\u2019exercer sur les microorganismes pathologiques une action bact\u00e9ricide. Enfin, tout r\u00e9cemment, Sakharoff a \u00e9mis l\u2019opinion que lus cellules \u00e9osinophiles se forment par phagocytose de la mani\u00e8re suivante: les noyaux en voie de d\u00e9sagr\u00e9gation qui sortent des globules rouges du sang sont absorb\u00e9s par les leukocytes, et les nucl\u00e9oles de ces noyaux se transforment en granules \u00e9osinophiles. L\u2019analogie que cet auteur a observ\u00e9e entre la para-nucl\u00e9ine et 1 h\u00e9moglobine lui fait aussi regarder les granulations \u00e9osinophiles comme une substance tr\u00e8s voisine de l\u2019h\u00e9moglobine.\nQuant au processus de formation de ces granulations dans la cellule. Ehrlich les consid\u00e8re comme \u00able produit d\u2019une activit\u00e9 s\u00e9cr\u00e9toire particuli\u00e8re de la cellule\u00bb, ce produit prenant naissance de la m\u00eame mani\u00e8re que, p. ex., le glycog\u00e8ne. Arnold, tout au contraire, croit que les granulations \u00e9osinophiles,","page":36},{"file":"p0037.txt","language":"fr","ocr_fr":"OE T.\u2019ORIGINE ET OE LA VALEUR UES GRANULATIONS \u00c9OSINOPHILES\n37\nloin d\u2019\u00eatre une substance \u00e9trang\u00e8re contenue dans le protoplasma, sont l'une des parties constituantes de ce dernier, savoir les \u00e9paississements nodaux m\u00eames du r\u00e9ticulum protoplasmique. Des observations (Ogata, Stolnikoff) faites sur la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9migration des parties constituantes du noyau dans le protoplasma, ont d\u00e9termin\u00e9 quelques auteurs (L\u00f6wit) \u00e0 se prononcer en faveur de la provenance des granulations \u00e9osinophiles du noyau. Pappenheim enfin voit dans la formation des granulations \u00e9osinophiles une manifestation de la facult\u00e9 rudimentaire de la cellule de produire l\u2019h\u00e9moglobine, qui, comme on le sait, est \u00e9galement acidophile.\nSi nous consid\u00e9rons les recherches purement cliniques, nous voyons qu\u2019ici les granulations \u00e9osinophiles n\u2019ont pas non plus manqu\u00e9 d\u2019attirer h attention particuli\u00e8re des observateurs. Les r\u00e9sultats obtenus furent d\u2019abord tr\u00e8s encourageants. On faisait la diagnose de la leuk\u00e9mie \u00e0 son d\u00e9but en se basant sur l\u2019augmentation du nombre des cellules \u00e9osinophiles. Ce m\u00eame trait servait \u00e0 distinguer les formes graves de l\u2019an\u00e9mie de ses formes l\u00e9g\u00e8res, \u00e0 pronostiquer l\u2019\u00e9coulement plus ou moins difficile des maladies, etc... L\u2019importance attribu\u00e9e aux cellules \u00e9osinophiles atteignit son apog\u00e9e dans les travaux de Neusser qui crut avoir trouv\u00e9 en elles un moyen s\u00fbr de juger de l\u2019\u00e9tat du nerf sympathique. D'apr\u00e8s cet auteur, le nerf sympathique serait le nerf s\u00e9cr\u00e9teur des granulations \u00e9osinophiles, et l\u2019augmentation du nombre des cellules \u00e9osinophiles serait le sympt\u00f4me d'un \u00e9tat d\u2019irritation de ce nerf. En cons\u00e9quence, Neusser crut pouvoir \u00e9tablir une liaison entre diff\u00e9rents \u00e9tats morbides qui, \u00e0 premi\u00e8re vue, n\u2019avaient rien de commun entre eux, ouvrant ainsi un champ nouveau \u00e0 l'intervention m\u00e9dicale. C\u2019est ainsi qu\u2019il \u00e9tablissait une relation entre certaines maladies cutan\u00e9es et l\u2019\u00e9tat de la sph\u00e8re sexuelle et signalait la possibilit\u00e9 de combattre ces esp\u00e8ces de maladies par la castration.\nCependant cette mani\u00e8re de voir optimiste ne fut pas de longue dur\u00e9e. A mesure que les observations se multipliaient, on constatait que seul lenom-bre absolu des cellules \u00e9osinophiles augmentait pendant la leuk\u00e9mie, et qu\u2019en outre cela n\u2019avait pas toujours lieu. On reconnut aussi que le nombre des leukocytes \u00e9osinophiles variait quelquefois beaucoup chez des individus tout-\u00e0 fait bien portants et que pendant la m\u00eame maladie, tant\u00f4t leur nombre augmentait, tant\u00f4t il diminuait. Quant \u00e0. la th\u00e9orie de Neusser il fut bient\u00f4t reconnu qu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9nu\u00e9e de fondement: dans un cas de neurose du nerf sympathique, par exemple, Zappert n\u2019eut pas a constater d\u2019augmentation dans le nombre des cellules \u00e9osinophiles. A l\u2019enthousiasme succ\u00e9da un d\u00e9senchantement g\u00e9n\u00e9ral. Maragliano s\u2019en fit le proclamateur au XL Congr\u00e8s m\u00e9dical \u00e0 Leipzig, d\u00e9clarant que \u00abselon lui, les cellules \u00e9osinophiles n'avaient point l\u2019importance que beaucoup d\u2019observateurs leur attribuaient\u00bb. En m\u00eame temps, le peu de faits cliniques constat\u00e9s avec certitude, comme, p. ex, l\u2019augmentation du nombre des cellules \u00e9osinophiles dans l\u2019asthme et dans quelques maladies de la peau, cessa peu \u00e0 peu de tenir en \u00e9veil l\u2019int\u00e9r\u00eat des observateurs, ces faits n\u2019ayant pas re\u00e7u d\u2019explication suffisante.\nN\u00e9anmoins, la pr\u00e9sence des cellules \u00e9osinophiles dans le sang de tous les vert\u00e9br\u00e9s \u00e9tant hors de doute, il est permis d\u2019aftirmer qu'il existe une liaison, peut-\u00eatre m\u00eame tr\u00e8s intime, entre ces granulations et la vie des globu-\n3\u2019","page":37},{"file":"p0038.txt","language":"fr","ocr_fr":"38\nDE L\u2019ORIGINE ET DE LA VALEUR DES GRANULATIONS \u00c9OSINOPHILES\nles blancs du sang. Ces consid\u00e9rations ont determine M. le professeur Ognew \u00e0 me conseiller l\u2019\u00e9tude de cette question, et c'est par ses indications et ses conseils \u00e9clair\u00e9s que je me suis enti\u00e8rement laiss\u00e9 guider dans les recherches que j\u2019ai entreprises. Ces derni\u00e8res ont port\u00e9 non seulement sur le sang, mais encore sur des organes dans lesquels les cellules \u00e9osinophiles se trouvent en grand nombre et o\u00f9 elles semblent aussi prendre naissance.\nLe premier objet dont je fis choix pour mes recherches fut la couche ext\u00e9rieure du foie de l\u2019axolotl, qui, chez les individus se nourrissant bien, est tr\u00e8s riche en cellules \u00e9osinophiles. La fixation par les m\u00e9langes osmiques me permit d\u2019observer que tous les granules des cellules \u00e9osinophiles ne se comportaient pas de la m\u00eame mani\u00e8re vis-\u00e0-vis des mati\u00e8res colorantes. La plupart d\u2019entre eux se teignent au moyen de la safranine \u00e0 l\u2019\u00e9gal des nucl\u00e9oles du noyau; pourtant il existe encore des granules parfaitement semblables par les dimensions et la forme, mais qui, sous l'influence de l\u2019acide osmi-qne, prirent une coloration noire intense; d\u2019autres encore se colorent d'une teinte rouge brun interm\u00e9diaire. La premi\u00e8re supposition qui se pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019esprit est naturellement celle que les granules graisseux pourraient bien provenir des granulations \u00e9osinophiles, car il serait difficile d\u2019expliquer par une co\u00efncidence fortuite la pr\u00e9sence des granules graisseux pr\u00e9cis\u00e9ment dans les cellules \u00e9osinophiles. Afin d\u2019\u00e9lucider cette question, je crus utile de porter aussi mes recherches sur un autre objet, et je choisis la moelle des os de la grenouille tr\u00e8s riche en graisse et, en m\u00eame temps, en cellules \u00e9osinophiles dans toutes les saisons, except\u00e9 au commencement de l'\u00e9t\u00e9.\nSur des coupes de moelle fix\u00e9e au moyen de m\u00e9langes osmiques, je pus v\u00e9rifier mes observations quant \u00e0 la pr\u00e9sence dans les cellules \u00e9osinophiles de granules de couleurs noire, rouge et interm\u00e9diaire. Sur des pr\u00e9parations fix\u00e9es sans le secours de l\u2019osmium et soumises \u00e0 un traitement aussi bref que possible par l\u2019alcool et le chloroforme, l'on pouvait apercevoir dans beaucoup de cellules des goutelettes de graisse rest\u00e9es non extraites, il \u00e9tait tr\u00e8s facile de s\u2019en convaincre en teignant apr\u00e8s coup \u00e0 l\u2019acide osmique et au bleu de chinoline. On voyait encore, sur ces m\u00eames pr\u00e9parations, des cellules qui pr\u00e9sentaient des formes interm\u00e9diaires entre les cellules \u00e9osinophiles et les cellules graisseuses typiques. La figure 5 (pl. IL) nous fait voir une de ces cellules. Elle a une forme annulaire et se rapproche, pour la grandeur, des cellules graisseuses; cependant, elle n\u2019est pas remplie d'une goutte de graisse, mais de granules faiblement color\u00e9s par l\u2019\u00e9osine. Dans le champ visuel, on voit encore d\u2019autres cellules \u00e9osinophiles, dont les granules ont atteint une grandeur extraordinaire et qui se colorent faiblement par l\u2019\u00e9osine. L\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une transformation de la substance \u00e9osinophile en graisse a donc encore \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par le fait de la transformation de la cellule \u00e9osinophile en cellule graisseuse.\nChez les animaux \u00e0 sang froid, on ne r\u00e9ussit pas \u00e0 exciter une fonction plus \u00e9nergique de la moelle des os exp\u00e9rimentalement, si l\u2019on s\u2019\u00e9carte des conditions vitales ordinaires, ou si la saison n\u2019est pas propice. Je me vis donc oblig\u00e9 de me servir pour mes recherches de la moelle des os des animaux \u00e0 sang chaud (chiens, lapins, cochons d Inde, chats, rats, moutons et singes). J'ai op\u00e9r\u00e9 en partie dans des conditions purement physiolo-","page":38},{"file":"p0039.txt","language":"fr","ocr_fr":"HE I.\u2019ORII. INE 171' l'E IA VA1 ECK I'ES UKAXTEATIOXS EOSIXOPUll.KS\n39\ngiques, en partie apr\u00e8s avoir excite une fonction pins \u00e9nergique an moyen de saign\u00e9es r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et de l\u2019extirpation de la rate. Les r\u00e9sultats obtenus furent: 1) que les granules des cellules \u00e9osinophiles chez les animaux \u00e0 sang chaud se comportent vis-\u00e0-vis de l\u2019acide osmique et de la safranine de la m\u00eame mani\u00e8re que chez les animaux \u00e0 sang froid, c\u2019est - \u00e0 - dire qu\u2019elles prennent les m\u00eames trois nuances; 2) que chez les animaux jeunes et, en g\u00e9n\u00e9ral, chez ceux o\u00f9 la moelle des os est plus active, on trouve moins de cellules \u00e9osinophiles que dans le cas. contraire; 3) que la moelle des os appel\u00e9e g\u00e9latineuse renferme aussi beaucoup de ces cellules, qui y atteignent des dimensions exceptionnelles; et 4) qu\u2019en rendant la moelle des os plus active, l\u2019on obtient une diminution simultan\u00e9e du nombre des cellules graisseuses et des cellules \u00e9osinophiles.\nQuant au processus de formation des granulations \u00e9osinophiles, nos observations serviraient \u00e0 confirmer plut\u00f4t les suppositions des auteurs qui (Tet-tenhammer, LO wit, Sakharot\u00ef) admettent qu\u2019elles proviennent du noyau et notamment de ses nucl\u00e9oles, mais nous l\u2019expliquons par la simple \u00e9migration de la substance des nucl\u00e9oles dans le protoplasma et non d\u2019apr\u00e8s l\u2019hypoth\u00e8se de phagocytose de Sakharoff. La possibilit\u00e9 des ce processus de migration a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e par Gaule, Ogata, Stolnikoff etc. En effet, les nucl\u00e9oles des noyaux et les granulations \u00e9osinophiles ont beaucoup de traits communs, non seulement au point de vue des propri\u00e9t\u00e9s purement morphologiques, telles que grandeur, r\u00e9frangibilit\u00e9 et forme, mais encore par la mani\u00e8re dont elles se comportent. vis-\u00e0-vis des substances colorantes. Lesunsetlesautresp.ex.se colorent selon Ehrlich-Biondi, en rouge (ce qui a aussi \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 par M. le professeur Nikiforoff). Cette analogie ressort tr\u00e8s nettement sur nos pr\u00e9parations teintes d\u2019apr\u00e8s le proc\u00e9d\u00e9 de M. Heidenhain. Apr\u00e8s l\u2019extraction de la mati\u00e8re colorante, le protoplasma et les noyaux de la plupart des cellules n\u2019ont gard\u00e9 qu\u2019une faible coloration, tandis que la substance des granulations \u00e9osinophiles et les nucl\u00e9oles restent presque noirs. On observe que, pendant cette m\u00eame op\u00e9ration, quelques noyaux se sont comport\u00e9s vis-\u00e0-vis de la mati\u00e8re colorante de la m\u00eame mani\u00e8re que les nucl\u00e9oles et les granulations \u00e9osinophiles, \u00e9tant rest\u00e9s noirs m\u00eame apr\u00e8s une d\u00e9coloration d\u2019assez longue dur\u00e9e.\nAvant d\u2019entreprendre une explication sur la valeur de ces noyaux noirs et de leurs relations avec les nucl\u00e9oles et la substance \u00e9osinophile, je me permettrai de rappeler succinctement la structure des diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de moelle des os.\nC\u2019est encore Virchow qui a distingu\u00e9 trois esp\u00e8ces de moelle: la moelle rouge on lympho\u00efde, riche en \u00e9l\u00e9ments cellulaires, repr\u00e9sentant l\u2019\u00e9tat d\u2019activit\u00e9 de cet organe et contenant peu de graisse; la moelle jaune ou graisseuse, et enfin la moelle muqueuse ou g\u00e9latineuse que l\u2019on observe apr\u00e8s un long je\u00fbne et dans les maladies d\u2019\u00e9puisement, comme l\u2019a fait voir Neumann Dans la moelle graisseuse (fig. 3), on aper\u00e7oit de grands espaces vides, correspondant aux anciennes cellules graisseuses, entre lesquels on voit passer des capillaires entour\u00e9s d\u2019un petit nombre de cellules m\u00e9dullaires. Les noyaux noirs sont rares ici, autant dans le sens relatif que dans le sens absolu du mot. La. moelle g\u00e9latineuse n\u2019est autre chose que la moelle graisseuse dans les","page":39},{"file":"p0040.txt","language":"fr","ocr_fr":"DE L ORIGINE ET PE LA VALEUR PES GRANULATIONS EOSINOPHILES\n40\ncellules de laquelle il se produit un processus d\u2019atrophie. Les unes de ces cellules ne contiennent point de graisse; dans d\u2019autres il en reste quelques gouttes qui se trouvent, en m\u00eame temps que les noyaux, dans une esp\u00e8ce de cavit\u00e9 entour\u00e9e de protoplasma (fig. 4). Celui-ci rayonne vers la p\u00e9riph\u00e9rie et tonne ainsi des figures \u00e9toil\u00e9es. Ces rapports entre les \u00e9l\u00e9ments, ainsi que les limites des cellules autrefois graisseuses ne sont visibles que sur les pr\u00e9parations fix\u00e9es par la liqueur d\u2019Hermann. Avec d\u2019autres m\u00e9thodes on n\u2019obtient que des figures \u00e9toil\u00e9es, d\u00e9crites par quelques auteurs \u00e0 titre de cellules. La moelle g\u00e9latineuse des os contient aussi peu de noyaux noirs, mais un grand nombre de cellules \u00e9osinophiles qui y atteignent une grosseur exceptionnelle.\u2014 La moelle rouge, telle que nous la trouvons, p. ex., chez les jeunes chiens (fig. 1), contient un petit nombre de cellules graisseuses, entre lesquelles se trouvent des cellules m\u00e9dullaires. Ces derni\u00e8res forment de grosses barres et beaucoup d\u2019entre elles ont des noyaux noirs. Les cellules \u00e9osinophiles s'y trouvent en quantit\u00e9s mod\u00e9r\u00e9es. La moelle rouge enfin qui a atteint le plus haut degr\u00e9 de son activit\u00e9 fonctionnelle (fig. 2) consiste presque enti\u00e8rement en cellules m\u00e9dullaires. Elle ne contient presque pas de cellules graisseuses et tr\u00e8s peu de cellules \u00e9osinophiles. Le nombre des noyaux noirs est consid\u00e9rable, que l\u2019on envisage la question dans l\u00e9 sens absolu ou dans le sens relatif du mot On est frapp\u00e9, en m\u00eame temps, par ime diff\u00e9rence surpassante la normale dans la grosseur de certains noyaux noirs. Parmi les autres particularit\u00e9s de la moelle des os \u00e0 sou dernier degr\u00e9 d'activit\u00e9 fonctionnelle, nous citerons: 1) que le nombre des figures karyoeyn\u00e9tiques n\u2019est, pas plus grand qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tat normal et qu\u2019elles font sonvent d\u00e9faut dans un champ visuel entier; 2) que le nombre des cellules g\u00e9antes augmente consid\u00e9rablement et qu\u2019on voit s\u2019y produire un processus que Foa appelait bourgeonnement, Arnold\u2014-fragmentation directe du noyau. Ce processus am\u00e8ne dans l\u2019int\u00e9rieur des cellules g\u00e9antes l\u2019apparition de jeunes noyaux autour desquels le protoplasma se tasse, de sorte qu\u2019on voit para\u00eetre de nouvelles cellules. (PI II, fig. 6).\nRevenant sur les noyaux noirs d\u00e9crits plus haut, je voudrais faire remarquer en premier lieu que l\u2019augmentation du nombre de ces \u00e9l\u00e9ments dans la moelle active des os, ainsi que l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du protoplasma environnant, font pr\u00e9voir qu\u2019ils appartiendront aux futurs globules rouges du sang. Reste \u00e0 savoir, \u00e0 quoi doit \u00eatre attribu\u00e9e la facult\u00e9 qu\u2019ont ces royaux de se colorer d\u2019une mani\u00e8re aussi intense.\nDepuis longtemps d\u00e9j\u00e0 l\u2019on connaissait une s\u00e9rie de processus, principalement d\u2019un caract\u00e8re n\u00e9crotique, par suite desquels les noyaux des cellules cessaient de se colorer. En outre Klebs observa le premier qu\u2019il existait encore un autre \u00e9tat des noyaux, caract\u00e9ris\u00e9 par la propri\u00e9t\u00e9 contraire, celle de se colorer tr\u00e8s fortement par les colorants nucl\u00e9aires et qu\u2019il appela hyperchro-matose. Pfitzner, qui fit la m\u00eame observation, donna \u00e0 ces noyaux le nom de <piknotiques\u00bb. Le m\u00eame processus fut d\u00e9crit par Stroebe, qui se pronon\u00e7a pour le caract\u00e8re d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Enfin, tout r\u00e9cemment encore, le fait lui-m\u00eame fut confirm\u00e9 par Schmauss et Albrecht (Yircli. Arch. T. 138, suppl.) lors de leurs recherches sur les alt\u00e9rations des noyaux des cellules \u00e9pith\u00e9liales des reins sous l\u2019influence de la ligature de l\u2019art\u00e8re r\u00e9nale. En m\u00ea-","page":40},{"file":"p0041.txt","language":"fr","ocr_fr":"DK L ORIGINE KT DK LA VALEUR DES GRANULATIONS \u00c9OSINOPHILES\n41\nmo temps, et c\u2019est ce qui nous int\u00e9resse surtout, ces observateurs signal\u00e8rent le rapport qui existe entre l\u2019\u00e9tat d'hyperchromatose de ces noyaux et la coloration de ces derniers d\u2019apr\u00e8s le proc\u00e9d\u00e9 de M. Heidenhain: ces noyaux se coloreraient fortement et garderaient une teinte fonc\u00e9e, lors m\u00eame que les autres noyaux, les figures mitotiques m\u00eames, se seraient d\u00e9color\u00e9s.\nEn comparant ces observations \u00e0 celles qui ont \u00e9t\u00e9 faites sur l\u2019augmentation du nombre des noyaux noirs dans la moelle active des os, on en peut tirer la conclusion tr\u00e8s vraisemblable que ces noyaux appartiennent aux futurs globules rouges et qu\u2019ils se trouvent dans un \u00e9tat de m\u00e9tamorphose r\u00e9gressive. On sait que jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent quelques h\u00e9matologues admettent encore, en tant qu\u2019il s\u2019agit du sang des mammif\u00e8res, l'\u00e9migration des noyaux des globules rouges en voie de formation. D\u2019autres, au contraire, se prononcent pour la d\u00e9sagr\u00e9gation et la dissolution successive du noyau dans le protoplasma. La coloration par le proc\u00e9d\u00e9 d\u2019Heidenhain peut mieux que tout autre m\u00e9thode aider \u00e0 r\u00e9soudre cette question. Le fait est que ce proc\u00e9d\u00e9 de coloration exerce aussi une action particuli\u00e8re sur l\u2019h\u00e9moglobine, qui prend une teinte beaucoup plus fonc\u00e9e que le protoplasma et m\u00eame que le r\u00e9ticulum chromatique des noyaux ordinaires. En variant le degr\u00e9 de d\u00e9coloration, on voit successivement les noyaux noirs se d\u00e9sagr\u00e9ger en formant de petits amas et des\tgranules et, en\tm\u00eame temps, la coloration\tdevenir moins\tintense et,\npeu \u00e0\tpeu, se rapprocher de la teinte que prend\tl\u2019h\u00e9moglobine.\tLors qu'on\n\u00e9tudie conjointement des pr\u00e9parations color\u00e9es d\u2019apr\u00e8s la m\u00e9thode d\u2019Heidenhain et d\u2019autres color\u00e9es par l\u2019h\u00e9matoxyline-\u00e9osine, on observe que les globules rouges jeunes se colorent fortement par le premier de ces proc\u00e9d\u00e9s, tandis que l\u2019\u00e9osine les colore en rose intense et non en rouge cuivr\u00e9, comme les globules adultes. Il s'en suit que, dans ce stade, on voit pendant la d\u00e9sagr\u00e9gation du noyau\tet la formation\tde l\u2019h\u00e9moglobine appara\u00eetre\tune substance\tsusceptible\nde se\tteindre fortement\tpar le proc\u00e9d\u00e9 d\u2019Heidenhain\tet, en m\u00eame\ttemps, par\nles colorants acides, c\u2019est-\u00e0-dire une substance qui se comporte vis-\u00e0 vis des colorants comme celle des granules \u00e9osinophiles. De cette mani\u00e8re, l\u2019analogie entre la substance \u00e9osinophile et l\u2019h\u00e9moglobine, signal\u00e9e par tant d\u2019auteurs, devient compr\u00e9hensible \u00e0 un certain point.\nCette facult\u00e9 que poss\u00e8de la substance chromatique de se comporter difterement vis-\u00e0-vis des colorants, suivant l\u2019\u00e9tat dans lequel elle se trouve, a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e par un grand nombre d\u2019auteurs. Laissant de cot\u00e9, pour le moment, les observations purement histologiques, je veux rappeler ici un fait qui est du domaine de la bact\u00e9riologie, mais qui se rattache \u00e0 notre sujet. On sait que les bact\u00e9ries se colorent par les colorants basiques de la m\u00eame mani\u00e8re que les noyaux. Or, il r\u00e9sulte des travaux, de Pasteur, Metchni-koff, Massart et Bordet et, tout r\u00e9cemment, de ceux d\u2019Afanassieff, que sous l'influence des\" m\u00e9tamorphoses r\u00e9gressives ces m\u00eames bact\u00e9ries acqui\u00e8rent la facult\u00e9 de se colorer par l\u2019\u00e9osine, et non par le bleu de m\u00e9thyl\u00e8ne, c\u2019est \u00e0 dire de devenir \u00e9osinophiles.\nLe rapport de tous ces faits avec le processus h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tique devient tout \u00e0 fait clair, si nous supposons avec Giglio Tos, Sakharoff et Macallum que l\u2019h\u00e9moglobine se forme aux d\u00e9pens du noyau, c\u2019est \u00e0 dire desasub-","page":41},{"file":"p0042.txt","language":"fr","ocr_fr":"42\nDE D ORIGINE ET DE DA VALEUR DES GRANULATIONS EOSINOPHILES\nslance chromatique. Le tableau ci-joint (PI. II. fig. 7) donne le sch\u00e9ma des processus qui ont lieu pendant cette transformation. En haut nous voyons l\u2019\u00e9volution des globules rouges du sang des amphibiens. des oiseaux, des animaux \u00e0 globules nucl\u00e9\u00e9s en g\u00e9n\u00e9ral; \u00e0 gauche\u2014des h\u00e9matoblastes (1, 2) un protoplasma faiblement color\u00e9, plus loin (3) nous voyons un globule, dont le noyau d\u00e9gage dans le protoplasma une substance acidophile (ou, comme l\u2019appelle Giglio Tos - h\u00e9moglobinog\u00e8ne), laquelle en s\u2019accumulant, forme d\u2019abord un globule rouge, dont le protoplasma se colore par l\u2019\u00e9osine en rouge intense (4); enfin un globule rouge auquel cette m\u00eame substance colorante donne une teinte cuivr\u00e9e (5). Il s'en suit que pendant ce processus le noyau ne se transforme qu\u2019en partie en substance \u00abh\u00e9moglobinog\u00e8ne\u00bb et que le reste se conserve, ce qui fait que le globule ne perd pas son individualit\u00e9 cellulaire. Chez les mammif\u00e8res c\u2019est, au contraire, le noyau entier qui subit cette m\u00e9tamorphose et se d\u00e9laye dans le protoplasma. L\u2019individualit\u00e9 de la cellule se perd donc, et il se forme une cellule \u00abr\u00e9duite\u00bb, comme l'appelle Waldeyer. Au milieu de la table nous voyons 1 \u00e9volution des cellules \u00e9osinophiles. Ici la substance chromatique passe aussi dans le protoplasma, mais, au lieu de former de 1 h\u00e9moglobine, elle se transforme en granulations \u00e9osinophiles d\u2019abord, puis en graisse, c\u2019est-\u00e0-dire en d\u00e9p\u00f4t. Je me permettrai de rappeler que l\u2019id\u00e9e de la possibilit\u00e9 d\u2019une transformation de la substance chromatique en graisse n\u2019est pas nouvelle. Elle a \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9e tr\u00e8s clairement, p. ex., dans l\u2019ouvrage de Schmauss et Albrecht mentionn\u00e9 plus haut (1. c. p. 52).\nDans la partie inf\u00e9rieure du sch\u00e9ma, j\u2019ai repr\u00e9sent\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments du sang connus sous le nom de lamelles sanguines de Bizzozero ou d\u2019h\u00e9matoblas-tes d\u2019Hayem. Autant qu\u2019on en peut juger par mes pr\u00e9parations, il me semble que ce sont en effet des globules sanguins extr\u00eamement petits et encore en voie de formation, avec un noyau qui ne s\u2019est pas encore transform\u00e9 en h\u00e9moglobine et se trouve \u00e0 l\u2019\u00e9tat diffus. C\u2019est \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments que correspondent les petits noyaux noirs dans la moelle active des os. A ce point de vue leur r\u00f4le dans la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration du sang, dont parlent Hayem et Afanassieff. ainsi que le caract\u00e8re nucl\u00e9aire de leur substance (Lilienfeld) deviendrait compr\u00e9hensible.\nSi l\u2019on admet que la substance chromatique, apr\u00e8s avoir subi une s\u00e9rie de transformations ayant le caract\u00e8re d'une scission de la mol\u00e9cule nucl\u00e9o-albumino\u00efde complexe en mol\u00e9cules plus simples, produit en dernier lieu de la graisse, il serait int\u00e9ressant de savoir quelles sont les combinaisons chimiques qui se forment pendant ce processus et se trouvent p. ex. dans les granulations \u00e9osinophiles. Pour \u00e9lucider cette question, on choisit tout naturellement la leucitine. L\u2019on constata que, bien que cette substance se colore fortement d\u2019apr\u00e8s le proc\u00e9d\u00e9 d\u2019Heidenhain, elle est indiff\u00e9rente vis-\u00e0-vis des colorants acides.\nDes r\u00e9sultats plus satisfaisants ont \u00e9t\u00e9 obtenus avec le m\u00e9lange de diverses substances qu\u2019on conna\u00eet sous le nom de jaune d\u2019oeuf. En effet, des pr\u00e9parations de l\u2019embryon de l\u2019axolotl, des cellules ovariales du chien et des pr\u00e9parations artificielles de jaune d\u2019oeuf de la poule nous font voir que les petits amas et les granules vitellins se comportent comme les granules \u00e9osinophiles: les uns noircissent par l'acide osmique, les autres sont color\u00e9s par","page":42},{"file":"p0042s0002.txt","language":"fr","ocr_fr":"Planche 1\n\u201eLe Physiologiste Russe\u201c.\nN. Bogdanow.\nI. (p. 40).\nII. fp. 40).\nIII. (p. 39).\nIV. (p. 40).","page":0},{"file":"p0042s0003.txt","language":"fr","ocr_fr":"\u201eLe Physiologiste Russe\u201c.\tN. Bogdanow.\nPlanche II.\nHEXOROUH MOCKBAI","page":0},{"file":"p0043.txt","language":"fr","ocr_fr":"43\nI'E T.\u2019OKIUINE ET HE l.A VALECK DES (IKANULATIOXS KOSIXOEHILVS\nla safranine. Quant \u00e0 la coloration par l'h\u00e9matoxyline \u00e9osine, c\u2019est l\u2019\u00e9osine qui colore les corpuscules vitellins; la coloration d\u2019apr\u00e8s le proc\u00e9d\u00e9 d Ehrlich\u2014 Biondi leur donne une nuance rouge ou orang\u00e9e; par le proc\u00e9d\u00e9 d Heidenhain enfin, ces corpuscules se colorent en noir et ne se d\u00e9colorent m\u00eame pas par suite d\u2019une d\u00e9coloration prolong\u00e9e, de m\u00eame que les granulations \u00e9osinophiles.\nPour ce qui est des r\u00e9actions micro-chimiques de la substance qui se trouve normalement dans les nucl\u00e9oles, qui s\u2019accumule en grandes quantit\u00e9s dans les noyaux noirs d\u00e9crits et qui forme enfin les granulations \u00e9osinophiles, cette substance doit \u00eatre plac\u00e9e tout aupr\u00e8s de la substance vitelline. C\u2019est dans ce sens que Ban vier s\u2019est aussi prononc\u00e9 dans sa remarque cit\u00e9e plus haut Le lien constant entre l'accumulation de cette substance et la formation de l'h\u00e9moglobine dans les \u00e9l\u00e9ments cellulaires du sang pourrait donc \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 celui qui existe entre la substance vitelline et le processus h\u00e9matopoi\u00e9tique en g\u00e9n\u00e9ral. Ce lien a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 par des histologistes, comme aussi par des repr\u00e9sentants de la chimie physiologique, et l\u2019un de ces derniers, Bunge, a m\u00eame d\u00e9couvert dans le jaune d'oeuf une substance qu'il a nomm\u00e9e \u00abhematog\u00e8ne\u00bb.\nDcteriuinntiou de la chaleur sp\u00e9cifique du sang.\nPar MM. S. HiIlerson et D. Stein-Bernstein,\ndu laboratoire thermo-chimique de M. le professeur agr\u00e9g\u00e9 W. Louguinine \u00e0 l\u2019Lm-\nversit\u00e9 de Moscou.\nLes recherches que nous nous proposons de faire conna\u00eetre ont eu entre autres pour objet la v\u00e9rification des nombres donn\u00e9s par Landois, dans son trait\u00e9 de Physiologie, pour la chaleur sp\u00e9cifique du sang de l'homme, tant art\u00e9riel que veineux: la chaleur sp\u00e9cifique du sang art\u00e9riel serait selon cet auteur beaucoup plus grande que celle du sang veineux, mais ses nombres paraissent \u00eatre trop forts et leur exactitude fait na\u00eetre des doutes (ils sont du reste accompagn\u00e9s dans l\u2019ouvrage m\u00eame d'un point d\u2019interrogation). Il se peut n\u00e9anmoins qu\u2019une diff\u00e9rence existe entre les chaleurs sp\u00e9cifiques des deux esp\u00e8ces de sang et la question m\u00e9rite d\u2019\u00eatre examin\u00e9e avec soin, car elle aurait son importance en ce qui concerne la r\u00e9gulation de la chaleur dans l\u2019organisme animal.\nPour \u00e9lucider cette question nous entrepr\u00eemes, conseill\u00e9s par M. le professeur J. S\u00e9tch\u00e9noff, une s\u00e9rie d\u2019essais de v\u00e9rification sur le sang de quelques animaux, tout en nous proposant de d\u00e9terminer en m\u00eame temps la chaleur sp\u00e9cifique du s\u00e9rum et celui des globules du sang. Nous compr\u00eemes d\u2019autant plus la n\u00e9cessit\u00e9 de recherches poursuivies dans la dite voie que parmi tous les ouvrages publi\u00e9s sur cette mati\u00e8re, il n\u2019existe qu\u2019une donn\u00e9e vraissem blable pour la chaleur sp\u00e9cifique du sang, savoir celle de Rosenthal.\nNos essais sur le sang de veau furent ex\u00e9cut\u00e9s d\u2019apr\u00e8s la m\u00e9thode du calorim\u00e8tre \u00e0 glace au laboratoire de M. le prof. agr. W. Louguinine et sous","page":43}],"identifier":"lit36118","issued":"1898-99","language":"fr","pages":"35-43","startpages":"35","title":"De l'origine et de la valeur des granulations \u00e9osinophiles et de leurs rapports avec la formation du sang","type":"Journal Article","volume":"1"},"revision":0,"updated":"2022-01-31T16:42:52.267838+00:00"}
