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{"created":"2022-01-31T15:11:21.748134+00:00","id":"lit36119","links":{},"metadata":{"alternative":"Le Physiologiste Russe","contributors":[{"name":"Hillerson, S.","role":"author"},{"name":"D. Stein-Bernstein","role":"author"}],"detailsRefDisplay":"Le Physiologiste Russe 1: 43-47","fulltext":[{"file":"p0043.txt","language":"fr","ocr_fr":"43\nI'E T.\u2019OKIUINE ET HE l.A VALECK DES (IKANULATIOXS KOSIXOEHILVS\nla safranine. Quant \u00e0 la coloration par l'h\u00e9matoxyline \u00e9osine, c\u2019est l\u2019\u00e9osine qui colore les corpuscules vitellins; la coloration d\u2019apr\u00e8s le proc\u00e9d\u00e9 d Ehrlich\u2014 Biondi leur donne une nuance rouge ou orang\u00e9e; par le proc\u00e9d\u00e9 d Heidenhain enfin, ces corpuscules se colorent en noir et ne se d\u00e9colorent m\u00eame pas par suite d\u2019une d\u00e9coloration prolong\u00e9e, de m\u00eame que les granulations \u00e9osinophiles.\nPour ce qui est des r\u00e9actions micro-chimiques de la substance qui se trouve normalement dans les nucl\u00e9oles, qui s\u2019accumule en grandes quantit\u00e9s dans les noyaux noirs d\u00e9crits et qui forme enfin les granulations \u00e9osinophiles, cette substance doit \u00eatre plac\u00e9e tout aupr\u00e8s de la substance vitelline. C\u2019est dans ce sens que Ban vier s\u2019est aussi prononc\u00e9 dans sa remarque cit\u00e9e plus haut Le lien constant entre l'accumulation de cette substance et la formation de l'h\u00e9moglobine dans les \u00e9l\u00e9ments cellulaires du sang pourrait donc \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 celui qui existe entre la substance vitelline et le processus h\u00e9matopoi\u00e9tique en g\u00e9n\u00e9ral. Ce lien a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 par des histologistes, comme aussi par des repr\u00e9sentants de la chimie physiologique, et l\u2019un de ces derniers, Bunge, a m\u00eame d\u00e9couvert dans le jaune d'oeuf une substance qu'il a nomm\u00e9e \u00abhematog\u00e8ne\u00bb.\nDcteriuinntiou de la chaleur sp\u00e9cifique du sang.\nPar MM. S. HiIlerson et D. Stein-Bernstein,\ndu laboratoire thermo-chimique de M. le professeur agr\u00e9g\u00e9 W. Louguinine \u00e0 l\u2019Lm-\nversit\u00e9 de Moscou.\nLes recherches que nous nous proposons de faire conna\u00eetre ont eu entre autres pour objet la v\u00e9rification des nombres donn\u00e9s par Landois, dans son trait\u00e9 de Physiologie, pour la chaleur sp\u00e9cifique du sang de l'homme, tant art\u00e9riel que veineux: la chaleur sp\u00e9cifique du sang art\u00e9riel serait selon cet auteur beaucoup plus grande que celle du sang veineux, mais ses nombres paraissent \u00eatre trop forts et leur exactitude fait na\u00eetre des doutes (ils sont du reste accompagn\u00e9s dans l\u2019ouvrage m\u00eame d'un point d\u2019interrogation). Il se peut n\u00e9anmoins qu\u2019une diff\u00e9rence existe entre les chaleurs sp\u00e9cifiques des deux esp\u00e8ces de sang et la question m\u00e9rite d\u2019\u00eatre examin\u00e9e avec soin, car elle aurait son importance en ce qui concerne la r\u00e9gulation de la chaleur dans l\u2019organisme animal.\nPour \u00e9lucider cette question nous entrepr\u00eemes, conseill\u00e9s par M. le professeur J. S\u00e9tch\u00e9noff, une s\u00e9rie d\u2019essais de v\u00e9rification sur le sang de quelques animaux, tout en nous proposant de d\u00e9terminer en m\u00eame temps la chaleur sp\u00e9cifique du s\u00e9rum et celui des globules du sang. Nous compr\u00eemes d\u2019autant plus la n\u00e9cessit\u00e9 de recherches poursuivies dans la dite voie que parmi tous les ouvrages publi\u00e9s sur cette mati\u00e8re, il n\u2019existe qu\u2019une donn\u00e9e vraissem blable pour la chaleur sp\u00e9cifique du sang, savoir celle de Rosenthal.\nNos essais sur le sang de veau furent ex\u00e9cut\u00e9s d\u2019apr\u00e8s la m\u00e9thode du calorim\u00e8tre \u00e0 glace au laboratoire de M. le prof. agr. W. Louguinine et sous","page":43},{"file":"p0044.txt","language":"fr","ocr_fr":"44\tDETERMINATION DE T,A CHALEUR SPECIFIQUE DU SAND.\nsa direction \u00e9clair\u00e9e pour laquelle nous lui t\u00e9moignons ici notre profonde reconnaissance.\nDans la disposition du calorim\u00e8tre \u00e0 glace nous nous sommes laiss\u00e9s guider par les indications de Schuller et Wartha '); pour les mesures, nous nous\nsommes servis d\u2019un tube capillaire calibr\u00e9 au Bureau International des poids et mesures \u00e0 S\u00e8vres pr\u00e8s Paris, apr\u00e8s avoir d\u00e9termin\u00e9 la valeur des divisions de ce tube en calories, th\u00e9oriquement cl apr\u00e8s la formule de Bunsen, empiiiquement en y\nq \u2019Wiedemaun\u2019s Anu. Bd. II, p. 359. 1877.","page":44},{"file":"p0045.txt","language":"fr","ocr_fr":"PETE WM] NATION DE DA CUADEUK SP\u00c9CIFIQUE DU SANG.\n45\nintroduisant une quantit\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e d\u2019eau \u00e0 100\u00b0. Les chiffres obtenus par l'un et l'autre proc\u00e9d\u00e9s diff\u00e9raient entre eux de moins de 0,25 pour cent.\nDans toutes nos exp\u00e9riences nous avons \u00e9chauff\u00e9 le sang \u00e0 38,28\u00b0\u201438,51\u00b0 en nous servant \u00e0 cet effet de l'\u00e9tuve invent\u00e9e par M. AV. Louguinine. Gr\u00e2ce \u00e0 cet appareil, les liqueurs que nous \u00e9tudions pouvaient \u00eatre maintenues durant plusieurs heures \u00e0 une temp\u00e9rature dont les variations ne d\u00e9passaient pas 0,01 \u00b0.\nCet appareil est form\u00e9 d\u2019un vase cylindrique eu laiton A \u00e0 doubles parois et travers\u00e9 d\u2019un canal central B ferm\u00e9 en haut et en bas par des couvercles. Dans l\u2019espace annulaire de ce vase, qu\u2019on remplit d\u2019huile d\u2019olive, est dispos\u00e9e une spirale en platine G (longueur du til = 1 m., diam\u00e8tre = 0,5 mm.), dans lequel le courant qui sert a chauffer l\u2019huile passe par l'interm\u00e9diaire des bornes NN ').\nCe courant \u00e9tait fourni par 4 accumulateurs Tudor (2 v et 10 a chacun); pour le r\u00e9gulariser, un galvanom\u00e8tre et un rh\u00e9ostat \u00e9taient introduits dans la cha\u00eene. Les lettres kk d\u00e9signent un agitateur mis en mouvement par un moteur \u00e9lectromagn\u00e9tique. Le corps \u00e0 \u00e9tudier est plac\u00e9 entre les deux moiti\u00e9s d\u2019un c\u00f4ne ff qui est dispos\u00e9 dans l\u2019int\u00e9rieur du canal central; lorsqu\u2019on presse le bouton g. ces moiti\u00e9s, dispos\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir s'\u00e9carter, ainsi que le couvercle inf\u00e9rieur H du canal central, s'ouvrent et le corps chauff\u00e9 tombe dans le colorim\u00e8tre \u2019)\u2022 H est facile de voir que gr\u00e2ce a cet arrangement le corps chauff\u00e9 ne perd point de chaleur en passant de l\u2019\u00e9tuve au calorim\u00e8tre. C\u2019est egalement \u00e0 l'\u00e9tuve qu'appartient le vase cylindrique protecteur \u00e2 doubles parois dddcl; l'espace annulaire qui s\u00e9pare ces derni\u00e8res peut contenir environ 5 lit d'eau que nous faisions ordinairement chauffer dans nos essais \u00e0 30\u00b0.\nLes deux thermom\u00e8tres du calorim\u00e8tre (construits par Baudin en verre fran\u00e7ais difficilement fusible et dont le point 0\u00b0 est presque immobile) plac\u00e9s l\u2019un dans l'huile, l\u2019autre dans le canal central, avaient \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s de degr\u00e9 en degr\u00e9 avec un thermom\u00e8tre normal du Bureau des poids et mesures \u00e0 Paris et indiquaient les centi\u00e8mes de degr\u00e9. La lecture du nombre des degr\u00e9s se faisait k l\u2019aide d\u2019une lunette. Ces thermom\u00e8tres d\u00e9passaient l\u2019\u00e9tuve de si peu, que nous avons pu n\u00e9gliger cette circonstance et ne pas en apporter de corrections. Le sang dont nous nous servions dans nos essais fut vers\u00e9 dans de petits flacons k parois minces et munis de bouchons de verre rod\u00e9s k l\u2019\u00e9meri. La chaleur sp\u00e9cifique de ces flacons a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e pour la temp\u00e9rature k laquelle nous avons chauff\u00e9 le sang dans tous nos essais. Une s\u00e9rie de ces d\u00e9terminations nous donna comme chaleur sp\u00e9cifique du verre en moyenne 0,1827 pour les temp\u00e9ratures variant entre 38\u00b0 et 0\u00b0. Outre cela, la chaleur sp\u00e9cifique de ces flacons fut encore d\u00e9termin\u00e9e pour les temp\u00e9ratures entre 100\" et 0\u00b0, ce qui donna 0,1930, c\u2019est k dire un chiffre plus grand, que le pr\u00e9c\u00e9dant comme on devait aussi s\u2019y attendre.\n*) M. le prof. agr. W. Louguiniae s\u2019est servi dans ses recherches calorim\u00e9triques du cou rant galvanique sans avoir eu connaissance du travail de son pr\u00e9d\u00e9cesseur, le physicien anglais Henry Crew (Phil. Magaz. V. S\u00e9rie, T. XXXIII. p. 89).\n3) Ce m\u00e9canisme, invent\u00e9 \u00e9galement par M. W. Louguinine, \u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit dans l\u2019article \u201eNo u-velle \u00e9tuve pour calorim\u00e8tre \u00e0 glace\u201c. (Ann. de Ch. et de Pli. 7 s. I v. p. 423) et se distingue du m\u00e9canisme similaire de Sch\u00fcller et Warth en ce qu\u2019en pressant le bouton on fait s\u2019\u00f4uvrir le couvercle inf\u00e9rieur en m\u00eame temps que les moiti\u00e9s du c\u00f4ne.","page":45},{"file":"p0046.txt","language":"fr","ocr_fr":"DKTl'KMIXATION DE l.\\ < TI A1.1'. l'ii SPECIFIQUE DU SANO.\n46\nQuant \u00e0 l'ex\u00e9cution de nos essais, notons ici que les liqueurs sur lesquelles portaient nos recherches ont toujours \u00e9t\u00e9 maintenues pendant 21/,\u20143 heures, a une temp\u00e9rature d\u00e9termin\u00e9e dont on s\u2019assurait \u00e0 tout instant a 1 aide d\u2019 un thermom\u00e8tre plong\u00e9 dans l\u2019huile. Avant d interrompre le chauffage, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de conna\u00eetre la marche du mercure dans le tube capillaire du colori-ni\u00e8tre \u00e0 glace.\nDans notre premi\u00e8re s\u00e9rie de nos recherches nous avons d\u00e9termin\u00e9 la chaleur sp\u00e9cifique du sa y g d\u00e9fibrin\u00e9 contenant la quantit\u00e9 normale de globules, puis celle d\u2019un sang plus riche en globules, obtenu par une centrafugation prolong\u00e9e, ainsi que celle du s\u00e9rum, en nous servant toujours du sang du m\u00eame animal.\nI. Sang contenant la quantit\u00e9 normale de globules. Poids du sang = 0,6273 grs.; poids du verre = 0,9198 grs.; chaleur sp\u00e9cif. du verre = 0,1827.\nII. Sam\n\tQuantit\u00e9 de\t\t\n\tchaleur oble-\tChaleur cal-\tChaleur\n\tnue pour le\t\tsp\u00e9cifique du sang.\nTemp.\tsaug et le verre,\tcul\u00e9e pour le\t\n\tet donn\u00e9e en\tsang.\t\n\tcalories.\t\t\n38,4 8\u00b0\t27.7507\t21,0733\t0,8731\n38,38\u00b0\t27,4795\t20,8375\t0,8655\nriche en\tMoyenne.... globules. Poids du sang \u2014\t\t.\t0,8693 0,6287 grs\nverre\u2014 1,0033 grs.; chaleur sp\u00e9cif. du verre = 0,1827.\npoids du\n\t\tQuantit\u00e9 de chaleur obte-\tChaleur cal-\n\t\tnue pour le\tcul\u00e9e pour le\n.V\tTemp.\tsang et le verre,\tsang, et don-\n\t\tet donn\u00e9e en\tn\u00e9e en calo-\n\t\tcalories.\tries.\n1.\t38,38\"\t27,3350\t20,2999\n2\t38,51\u00b0\t27,6066\t20,5476\n\t\t\tMoyenne. .\nIII. S\u00e9rum.\tPoids du\ts\u00e9rum = 0,6657\tgrs.; poids\nsp\u00e9cif. du verre = 0,1827.\t\t\t\n\t\tQuantit\u00e9 de chaleur cal eu*\tChaleur cal-\n\t\tl\u00e9e pour le s\u00e9-\tcul\u00e9e pour le\n.V\u2019\tTemp.\tnun et le verre,\ts\u00e9rum, et\n\t\tet donn\u00e9e en\tdouu\u00e9e eu ca-\n\t\tcalories.\tlories.\n1.\t38,36\"\t30.6688\t24,0122\n0\t38,32\u00b0\t30,6291\t23,9794\nMoyenne.....\nChaleur sp\u00e9cifique du sang.\n0,8413\n0,8487\n0,8450\nverre = 0,9498 grs :\nChaleur sp\u00e9cifique du saug.\n0,9403\n0,9400\n0.9401\nDans la seconde s\u00e9rie de nos exp\u00e9riences, ayant pour objet 1 \u00e9tude comparative du sang art\u00e9riel et du sang veineux, nous avons rencontr\u00e9 la difficult\u00e9","page":46},{"file":"p0047.txt","language":"fr","ocr_fr":"D\u00c9TERMINATION DE LA CHALEUR SP\u00c9CIFIQUE DU SANG.\n47\n([lie voici: on sait que, lorsque le sang art\u00e9riel est chauff\u00e9 et maintenu pendant un temps assez long \u00e0 la temp\u00e9rature du corps, il passe plus ou moins \u00e0 l'\u00e9tat de sang veineux, ce qui fait que la diff\u00e9rence calorim\u00e9trique suppos\u00e9e entre le sang des deux esp\u00e8ces devrait plus ou moins diminuer. Pour obvier \u00e0 cet inconv\u00e9nient, nous avons op\u00e9r\u00e9 de la mani\u00e8re suivante: avant d\u2019\u00eatre introduites dans le flacon, une portion du sang \u00e9tait fortement secou\u00e9e avec de l\u2019air et une autre satur\u00e9e par un courant de CO,, et gr\u00e2ce \u00e0 ces pr\u00e9cautions le caract\u00e8re veineux s\u2019est trouv\u00e9 accentu\u00e9 plus fortement tant du c\u00f4t\u00e9 de 0, que de celui de CO.,.\nI. Sang art\u00e9riel. Poids du sang = 0,61 OS grs.; poids du verre = 0,9498 grs. chaleur sp\u00e9cif. du verre = 0,1827.\nTemp. 38,39\u00b0 38,48\u00b0\tQuantit\u00e9 de chaleur calcul\u00e9e pour le saug et le verre, et donn\u00e9e en calories. 27,1000 27,2031\tChaleur en calories calcul\u00e9e poulie sang et donn\u00e9e en calories. 20,4380 20,5257\tChaleur sp\u00e9cifique du sang. 0,8716 0,8733\n\t\tMoyenne. . . . ,\t.\t0,8724\nIL Sang veineux. Poids du sang=0,5864 grs.; poids du chah sp\u00e9cif. du verre = 0,1827 grs..\n\t\tQuantit\u00e9 de\tChaleur en\n\t\tchaleur calcu-\tcalories cal-\n\t\tl\u00e9e pour le\tcul\u00e9e pour\n.Y\u00ef\tTemp.\tsang et le ver-\tle sang et\n\t\tre, et donn\u00e9e\tdonn\u00e9e en\n\t\ten calories.\tcalories.\n1.\t38,48\u00b0\t26.1448\t19,5750\n2.\t38,26\u00b0\t26.1448\t19,6127\nverre=0.9345\nChaleur sp\u00e9cifique du saug.\n0.8675\n0,8712\ngrs.:\nMoyenne.....\t0.8703\nCes exp\u00e9riences d\u00e9montrent que:\n1.\tLa chaleur sp\u00e9cifique du sang d\u00e9pend du nombre de globules: plus le sang est riche en globules, et moins consid\u00e9rable en est la chaleur sp\u00e9cifique.\n2.\tAu point de vue calorim\u00e9trique, il n'existe aucune difference' appr\u00e9ciable entre le sang art\u00e9riel et le sang veineux.","page":47}],"identifier":"lit36119","issued":"1898-99","language":"fr","pages":"43-47","startpages":"43","title":"D\u00e9termination de la chaleur sp\u00e9cifique du sang","type":"Journal Article","volume":"1"},"revision":0,"updated":"2022-01-31T15:11:21.748139+00:00"}
