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{"created":"2022-01-31T14:58:36.419724+00:00","id":"lit36266","links":{},"metadata":{"alternative":"Le Physiologiste Russe","contributors":[{"name":"Eismond, Joseph","role":"author"}],"detailsRefDisplay":"Le Physiologiste Russe 1: 294-295","fulltext":[{"file":"p0294.txt","language":"fr","ocr_fr":"294\nB I B L I 0 G K i P II I V.\nest consacr\u00e9e \u00e0 l'expos\u00e9 du parall\u00e9lisme de l\u2019ontog\u00e9nie et de la phylog\u00e9nie, c\u2019est-\u00e0-dire, de la loi de r\u00e9p\u00e9tition de la phylog\u00e9nie par l'ontog\u00e9nie.\nEismond, Joseph. Sur l'\u00e9tat plurinucl\u00e9aire des cellules en g\u00e9n\u00e9rai et des cellules-\u0153ufs en particulier. Bibliographie anatomique. 1898. Fascicule 6. pp. 307\u2014322.\nL auteur remarque une certaine diff\u00e9rence entre l'\u00e9tat plurinucl\u00e9aire fonctionnel avec le syst\u00e8me nucl\u00e9aire adapt\u00e9 et stable et l'\u00e9tat plurinucl\u00e9aire provisoire comme dans certains syncitiums embryonnaires. Dans le premier cas < 1 \u00e9tat plurinucl\u00e9aire ne repr\u00e9sente aucunement un moment passager, pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9membrement d\u00e9finitif du protoplaste, mais au contraire appara\u00eet comme une propri\u00e9t\u00e9 permanente qui s'est d\u00e9velopp\u00e9e par suite d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 physiologique en connexion avec la conservation de l'indivisibilit\u00e9 de la masse du substratum cytoplasmatique. Dans le second cas < l\u2019\u00e9tat plurinucl\u00e9aire est un certain moment transitoire, qui pr\u00e9c\u00e8de la division, c\u2019est-\u00e0-dire le d\u00e9membrement ext\u00e9rieur de tout le syncytium, conform\u00e9ment aux m\u00e9canismes cellulaires particuliers qui s\u2019y sont auparavant diff\u00e9renci\u00e9s\u00bb. Eismond dit que <1 \u00e9tat plurinucl\u00e9aire des cellules-\u0153ufs est une anomalie au m\u00eame titre que les germes doubles\u00bb. La plupart des auteurs \u00e9mettent l\u2019opinion de la possibilit\u00e9 du d\u00e9veloppement de germes jumeaux aux d\u00e9pens de l\u2019\u0153uf de deux v\u00e9sicules germinatives, autrement dit dans l'\u00e9tat plurinucl\u00e9aire. Il faut, \u00e0 ce propos, noter encore une circonstance. D\u2019apr\u00e8s Eismond. certaines donn\u00e9es permettent de supposer la pr\u00e9disposition des femelles \u00e0 produire des embryons jumeaux. On peut donc soup\u00e7onner que nous avons en pareil cas affaire \u00e0 quelque anomalie constitutionnelle de l\u2019organisation des oocytes, anomalie qui peut d\u00e9river de quelques d\u00e9rangements plus g\u00e9n\u00e9raux, accompagnant le d\u00e9veloppement de l\u2019ovaire m\u00eame et, en particulier, la diff\u00e9renciation des oocytes. On comprend que, parmi les diverses monstruosit\u00e9s possibles qui apparaissent dans de telles conditions, et qui peuvent \u00eatre en rapport avec l\u2019origine des germes jumeaux, il faut avant tout en attribuer la responsabilit\u00e9 \u00e0 1 \u00e9tat plurinucl\u00e9aire des oocytes\u00bb.\nEismond a \u00e9tudi\u00e9 un ovaire anormal de grenouille, pris sur un sujet adulte de grande taille, qui avait tous les signes ext\u00e9rieurs d\u2019un m\u00e2le. La glande g\u00e9nitale, ressemblant \u00e0 un haricot et d\u2019une teinte jaune clair, avait les dimensions d'un petit testicule, de sorte que l'auteur la prit d\u2019abord pour cet organe. L'absence d\u2019oviductes d\u00e9velopp\u00e9s, qu\u2019on ne peut pas omettre pendant la dissection de la grenouille, n'avait pas excit\u00e9 de soup\u00e7ons. Sur les coupes de cet ovaire, que l'auteur a \u00e9tudi\u00e9, on peut voir \u00abl'abondance extraordinaire d\u2019oocytes plurinucl\u00e9\u00e9s, avec pr\u00e9dominance de noyaux doubles et quantit\u00e9 de figures de v\u00e9sicules germinatives \u00e0 deux lobes et ayant la forme de grappes. Ce qui en outre \u00e9tait frappant, c'\u00e9tait l\u2019abondance d\u2019oocytes \u00e0 \u00abnoyaux vite! lins\u00bb ayant des formes si bien d\u00e9termin\u00e9es qu'il est assez rare d'en ob-server de semblables dans les ovaires normaux. Eismond a trouv\u00e9 les nids syncytio\u00efdes sous l\u2019aspect \u00abde cystes surpassant de beaucoup par leurs dimensions les oocytes, m\u00eame relativement grands\u00bb. En comparant les dimensions des oocytes multinucl\u00e9\u00e9s avec celles des oocytes \u00e0 un noyau, d'une part, et avec","page":294},{"file":"p0295.txt","language":"fr","ocr_fr":"BIBLIOGRAPHIE.\n295\nles nids v\u00e9ritables d\u2019autre part, il semble que, dans diff\u00e9rents cas, ils pouvaient se former aux d\u00e9pens des parties d\u2019un nid aussi bien que des oogonies simples, dans lesquelles s\u2019est accompli un certain nombre de divisions. r\u00e9p\u00e9t\u00e9es du noyau, sans la division simultan\u00e9e du corps cellulaire. Cette derni\u00e8re supposition est aussi bas\u00e9e, entre autres, sur les aspects souvent observ\u00e9s do la division multipolaire des oogonies. En voyant des noyaux lob\u00e9s on peut \u00e0 bon droit supposer \u00e9galement la fusion de noyaux primitivement s\u00e9par\u00e9s et la division directe d\u2019un noyau d\u2019abord simple. Les \u0153ufs qui poss\u00e8dent plusieurs v\u00e9sicules germinatives et m\u00eame une v\u00e9sicule germinative simple mais lob\u00e9e, doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des formes montrueuses, et le degr\u00e9 de ce genre d\u2019anomalie doit \u00eatre \u00e9videmment d\u00e9termin\u00e9 par le degr\u00e9 de s\u00e9paration des parties de leur ensemble nucl\u00e9aire. Eismond dit: <11 est bien possible que la pr\u00e9disposition suppos\u00e9e des femelles \u00e0 produire des monstres jumeaux peut \u00eatre mise principalement en rapport causal avec l'\u00e9tat plurinucl\u00e9aire des \u0153ufs*.\nEismond, J. Sur la structure des chromosomes. Bibliographie anatomique. 1898, Fascicule 5. pp. 273 \u2014 296.\nL\u2019auteur a \u00e9tudi\u00e9 les blastom\u00e8res des \u0153ufs de l\u2019axolotl et, plus particuli\u00e8rement, la question relative \u00e0 la structure des chromosomes.\nLes conclusions auxquelles Eismond a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 la suite de ses recherches. sont les suivantes:\n1.\tLes chromosomes, comme tels, ne constituent pas pour le noyau des corps individualis\u00e9s qui se multiplient par auto-division, mais ils sont plut\u00f4t l\u2019expression de divers modes de groupement de la chromatine.\n2.\tLes \u00e9pisodes caract\u00e9ristiques de la mitose r\u00e9sultent surtout de la destruction plus ou moins compl\u00e8te de l\u2019\u00e9difice nucl\u00e9aire et du d\u00e9placement cons\u00e9cutif de la chromatine, se faisant par la dissolution sym\u00e9trique des chromosomes primaires vers les points polaires.\n3.\tLa scission longitudinale repr\u00e9sente probablement une structure transitoire, au m\u00eame titre que la structure granulaire qui appara\u00eet dans les chromosomes et accompagne dans quelques cas la mitose, mais sans connexit\u00e9 essentielle avec la m\u00e9canique de la mitose en g\u00e9n\u00e9ral et le partage \u00e9gal de la chromatine en particulier.\nA ce propos l\u2019auteur propose de limiter strictement l'emploi du terme chromosome et de le r\u00e9server seulement, comme abr\u00e9viation, \u00e0 la d\u00e9nomination particuli\u00e8re des courants de chromatine, qui apparaissent, lors de la karyoikinese, apr\u00e8s la destruction compl\u00e8te de l\u2019\u00e9difice nucl\u00e9aire. Eismond est arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion que les chromosomes ne repr\u00e9sentent en principe rien d\u2019autre qu\u2019une sorte de ruisseaux de chromatine condens\u00e9e, formant, apr\u00e8s la destruction parfaite de la structure du noyau \u00e0 l\u2019\u00e9tat de repos, des filaments caract\u00e9ristiques pour diff\u00e9rents cas et moments isol\u00e9s; ceux-ci peuvent apparemment pr\u00e9senter, \u00e0 leur tour, un nombre infini de modifications, concernant leur forme, leur nombre et pour d\u2019autres rapports dans diverses cellules et dans diff\u00e9rentes conditions.\nLa karyokin\u00e8se ne repr\u00e9sente pas un ph\u00e9nom\u00e8ne dont l\u2019importance consisterait surtout dans la distribution r\u00e9guli\u00e8re de la chromatine entre les cellules filles, c\u2019est la destruction physiologique de la structure nucl\u00e9aire, pendant","page":295}],"identifier":"lit36266","issued":"1898-99","language":"fr","pages":"294-295","startpages":"294","title":"Sur l'\u00e9tat plurinucl\u00e9aire des cellules en g\u00e9n\u00e9ral et des cellules-\u0153ufs en particulier. 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