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Elimination de l'azote et du phosphore après l'injection de toxines soumises préalablement à l'action de courants à haute tension et à haute fréquence

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{"created":"2022-01-31T15:06:39.354923+00:00","id":"lit36304","links":{},"metadata":{"alternative":"Le Physiologiste Russe","contributors":[{"name":"Dmitriewski, K.","role":"author"}],"detailsRefDisplay":"Le Physiologiste Russe 2: 121-127","fulltext":[{"file":"p0121.txt","language":"fr","ocr_fr":"Elimination de l'azote et du phosphore apr\u00e8s l'injection de toxines soumises pr\u00e9alablement \u00e0 l\u2019action de courants \u00e0 haute tension et il haute frequence.\nPar. M. K. Dmitriewski,\nDu laboratoire de pathologie g\u00e9n\u00e9rale et exp\u00e9rimentale de 1 Universit\u00e9 de Tomsk.\n\u00abLes toxines sont profond\u00e9ment att\u00e9nu\u00e9es par les courants \u00e0 haute fr\u00e9quence. Ce fait est important en ce sens qu\u2019on peut esp\u00e9rer que cette att\u00e9nuation pourra \u00eatre faite directement dans l'organisme malade. Mais il y a plus. Non seulement les toxines peuvent \u00eatre att\u00e9nu\u00e9es par la haute fr\u00e9quence, mais, bien mieux, apr\u00e8s 1\"\u00e9lectrisation, elles deviennent des substances immunisantes, des vaccins, comme le d\u00e9montrent les exp\u00e9riences\u00bb f).\nLes poisons v\u00e9g\u00e9taux, sous beaucoup de rapports analogues aux toxines, se transforment, suivant les observations de Physalix, \u00e9galement en vaccins sous l'intiiience de courants \u00e0 liante fr\u00e9quence.\nOn sait que, ces derniers temps, l'\u00e9tude du m\u00e9tabolisme apr\u00e8s l'injection de toxines et d\u2019antitoxines attire particuli\u00e8rement l\u2019attention des observateurs qui esp\u00e8rent arriver, par cette voie, a la solution de la question de. l\u2019immunit\u00e9.\nEn. vue de 1 int\u00e9r\u00eat que pr\u00e9sente cette question et des observations faites dans cette direction, par d\u2019Arsonval, Charrin et Physalix, les recherches sur. l'influence des toxines ayant subi l\u2019action puissante du courant \u00e9lectrique, sur le d\u00e9tritus des substances, nous ont paru tr\u00e8s importantes, d\u2019autant plus que nous avons eu, en m\u00eame temps, la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tudier l'influence des substances immunisantes.\nAvant de passer ii l'exposition des donn\u00e9es exp\u00e9rimentales, nous croyons n\u00e9cessaire nous occuper, ne fut ce qu\u2019en traits g\u00e9n\u00e9raux, des recherches actuelles sur la question du d\u00e9tritus des substances en g\u00e9n\u00e9ral, et de la m\u00e9tamorphose de l\u2019azote et du phosphore en particulier sous l\u2019influence des toxines bact\u00e9riennes, lorsque ces derni\u00e8res n'ont pas pr\u00e9alablement subi l'action du courant \u00e9lectrique.\nApr\u00e8s l'introduction sous-cutan\u00e9e dans l'organisme de produits bact\u00e9riens, Krelil, Matthes, Canalis, Morpurgo, Marenghi observ\u00e8rent un renforcement du m\u00e9tabolisme, c\u2019est-\u00e0-dire une plus forte \u00e9limination d'azote; Charrin et Chevallier tirent la m\u00eame observation pour les phosphates.\nLa s\u00e9rie des recherches syst\u00e9matiques sur la question qui nous occupe commence proprement dit par la publication du travail de Decroly. \u00abToute intoxication chronique, subaigu\u00eb ou aigu\u00eb\u00bb, dit l'auteur, \u00abprovoque une chute\n*) Action des courants \u00e0 haute fr\u00e9quence sur les toxines bact\u00e9riennes, D\u2019Arsonval et Charrin: Conipt, R. des s\u00e9ances de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences. CXXII. 189G.","page":121},{"file":"p0122.txt","language":"fr","ocr_fr":"122\nELIMINATION DE l\u2019aZOTE DU PHOSPHORE.\nrapide, consid\u00e9rable et prolong\u00e9e du poids, m\u00eame en l'absence de toute anorexie... Chaque diminution de poids s\u2019accompagne d'une \u00e9l\u00e9vation dans la quantit\u00e9 d'urine et particuli\u00e8rement de ses \u00e9l\u00e9ments constants, azote, phosphore... donc les toxines constituent des poisons nutritifs cataboliques. La perte de la substance organis\u00e9e est la plus intense pour la botuline, ensuite pour la toxine dipht\u00e9rique, enfin pour la t\u00e9tanine\u00bb... La toxine dipht\u00e9rique> dit l\u2019auteur dans un autre endroit de cet ouvrage \u00abne parait pas exercer d\u2019action imm\u00e9diate sensible sur l'\u00e9limination de l'azote et du phosphore... l\u2019augmentation qui survient imm\u00e9diatement apr\u00e8s certaines injections s\u2019explique par la diur\u00e8se seule; encore cette augmentation n'apparait-elle pas n\u00e9cessairement\u00bb *)\u2022\nEn nous fondant sur nos recherches pr\u00e9c\u00e9dentes, nous avons tir\u00e9 la conclusion que, sous l'influence des toxines, le m\u00e9tabolisme est augment\u00e9 chez les animaux \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019inanition: apr\u00e8s l\u2019injection de produits st\u00e9rilis\u00e9s de b. pyo-cyanei et de b. coli communis, la quantit\u00e9 de JY et de Ps O. augmente d'une mani\u00e8re sensible. Apr\u00e8s l\u2019injection de la toxine dipht\u00e9rique, les animaux en inanition \u00e9liminent plus d'azote, pourvu seulement que les doses du poison employ\u00e9 n'aient pas \u00e9t\u00e9 trop grandes et que l\u2019animal ne p\u00e9risse pas plus t\u00f4t que 3 jours apr\u00e8s l\u2019intoxication. Faisons seulement observer que la toxine dipht\u00e9rique provoque une augmentation moins sensible de la quantit\u00e9 d\u2019azote et de phosphore que les produits de l\u2019activit\u00e9 vitale de b. pyocyanai et de b. coli communis.\nApr\u00e8s l\u2019intoxication par les toxines bact\u00e9riennes, un d\u00e9tritus plus fort des substances azot\u00e9es s'observe ordinairement pendant les 2\u20143 jours qui suivent l\u2019injection des toxines... Au contraire, la quantit\u00e9 du phosphore \u00e9limin\u00e9 n\u2019est fortement augment\u00e9e, dans la plupart des cas, que le premier jour: a partir du second jour l\u2019\u00e9limination redevient presque normale et peut m\u00eame diminuer.\nEn dehors des exp\u00e9riences sur des animaux en inanition nous avons aussi exp\u00e9riment\u00e9 sur des animaux nourris; ceux-ci, on le sait, ou refusent la nourriture ou, s\u2019ils la prennent, la vomissent presque toujours 3\u20144 heures apr\u00e8s, enti\u00e8rement et non dig\u00e9r\u00e9e. Afin d\u2019\u00e9viter ces complications qui emp\u00eachent les r\u00e9sultats d\u2019\u00eatre clairs, nous pr\u00e9parions nos chiens en habituant un peu leur organisme \u00e0 l'une ou l\u2019autre toxine. Alors seulement, et apr\u00e8s que l\u2019\u00e9quilibre par rapport \u00e0 l\u2019azote avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli, nous leur injections la toxine en doses plus fortes. Apr\u00e8s avoir ainsi pr\u00e9par\u00e9 nos exp\u00e9riences, nous trouvions chez les animaux nourris, apr\u00e8s l'injection de toxines bact\u00e9riennes une augmentation du d\u00e9tritus des substances azot\u00e9es. Quant au phosphore, les animaux en \u00e9liminaient moins qu\u2019ils n'en avaient re\u00e7u dans la nourriture.\nDans l'article intitul\u00e9 \u00abOn the modifications of the metabolism produced by the administrations of diphtheria toxine\u00bb 2) les auteurs anglais s\u2019expriment ainsi: <the excretion of phosphorus is not increased but is lower in fasting with fever than in fasting alone\u00bb ( d\u2019excr\u00e9tion du phosphore n\u2019est pas plus forte, mais, au contraire, plus faible pendant le jeune accompagn\u00e9 de fi\u00e8vre que pendant le je\u00fbne seul). Je crois n\u00e9cessaire de faire observer que les auteurs ont\n*) Etude de l\u2019action des toxines et antitoxines sur la nutrition g\u00e9n\u00e9rale. Pccroly. Archives de\nPharmacodynam. IV. 1898.\n;') The Journal of Physiology. \\ ol. XXIV, .V 5, 1899.","page":122},{"file":"p0123.txt","language":"fr","ocr_fr":"ELIMINATION DE l\u2019AZOTE ET DU PHOSPHORE.\n123\ntir\u00e9 cette conclusion par rapport aux phosphates en se fondant sur les moyen\u201c n\u00e9s qu\u2019ils avaient calcul\u00e9es pour les 48 heures qui avaient suivi l'injection de la toxine. Si, au lieu de cela, nous ne prenons que les premi\u00e8res 24 heures, nous trouvons que dans toutes les exp\u00e9riences d\u00e9crites par les auteurs, la quantit\u00e9 de phosphore \u00e9limin\u00e9 est plus forte.\nSuivant les donn\u00e9es d\u2019Arloing, <la toxine dipht\u00e9rique entraine toujours une diminution absolue et relative de l\u2019ur\u00e9e, des phosphates, d\u00e9butant d\u2019embl\u00e9e ou pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e dans les intoxications moins violentes de l'augmentation relative de l\u2019ur\u00e9e et des phosphates\u00bb *).\nEn 1900 a encore paru un travail de Sverjewski * 2) sur les m\u00eames toxines et antitoxines qui avaient servi d\u2019objet aux exp\u00e9riences de Decroly. Sans donner une analyse d\u00e9taill\u00e9e de cet ouvrage, mentionnons seulement que l\u2019auteur observait un renforcement du m\u00e9tabolisme azot\u00e9, lorsque l\u2019intoxication s'\u00e9tait faite par des doses petites ou moyennes de toxine dipht\u00e9rique et une diminution, si la quantit\u00e9 de toxine avait \u00e9t\u00e9 grande.\nPr\u00e9sentement le but que nous nous proposions se bornait \u00e0 l'\u00e9tude des changements quantitatifs dans le m\u00e9tabolisme de l\u2019azote et du phosphore observ\u00e9es chez les animaux apr\u00e8s l'injection de toxines qui avaient pr\u00e9alablement subi l'action de courants \u00e0 haute tension et \u00e0 grande fr\u00e9quence.\nNos exp\u00e9riences ont port\u00e9 sur des chiens auxquels des injections sous-cutan\u00e9es de toxines furent faites le 5-me jour de jeune.\nNous choisissions, pour nos exp\u00e9riences, des animaux priv\u00e9s de nourriture pour la raison qu\u2019apr\u00e8s 4 jours de je\u00fbne, l'\u00e9limination de l\u2019azote commence a se produire chez eux plus ou moins r\u00e9guli\u00e8rement et aussi parce que, dans ces conditions d\u2019exp\u00e9rience, l'effet de l\u2019injection des toxines n\u2019est pas masqu\u00e9 par les changements qui se produisent pendant l\u2019assimilation des aliments, ce qui a lieu chez les animaux nourris apr\u00e8s l'intoxication.\nDans mes exp\u00e9riences je me suis born\u00e9 aux recherches de l\u2019azote et du phosphore dans l\u2019urine seule, recueillie pendant les 24 heures au moyen d\u2019un cath\u00e8rte.\nL\u2019azote \u00e9tait d\u00e9termin\u00e9 selon la m\u00e9thode de Kjeldahl, le phosphore, selon celle de Neubauer.\nNous nous servions, pour nos injections, des produits solubles st\u00e9rilis\u00e9s de bacilli coli communis, de bacilli pyocyanei 3) et de la toxine dipht\u00e9rique. Ayant plong\u00e9 dans ces toxines deux \u00e9lectrodes de platine st\u00e9rilis\u00e9es, j\u2019y faisais passer pendant 15 minutes le courant de la spirale secondaire d\u2019un transformateur. Afin d\u2019\u00e9viter r\u00e9chauffement, les vases contenant les toxines plongeaient dans l'eau froide, comme dans les exp\u00e9riences d\u2019Arsonval.\nPour obtenir des courants \u00e0 grande fr\u00e9quence, je me servais du dispositif suivant, tel qu'il existe au laboratoire physiologique de l\u2019universit\u00e9 de Tomsk.\n') Arloing. Etude sur le s\u00e9rum antidipht\u00e9rique et son action antitoxique. Arch, internat, de Pharmacodynamie. Vol. V. p. 469.\n2)\tInfluence des toxines et antitoxines sur le m\u00e9tabolisme gazeux et azot\u00e9 chez les animaux. Sverjewski. Th\u00e8se.\n3)\tPour la pr\u00e9paration de ces toxines bact\u00e9riennes voir notre article \u201eSur le d\u00e9tritus des substances sous l'influence d'injections r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de toxines bact\u00e9riennes\u201c 1900.","page":123},{"file":"p0124.txt","language":"fr","ocr_fr":"124\nELIMINATION DE l\u2019aZOTE ET DU PHOSPHORE.\nUne spirale de Ruhmkorff est aliment\u00e9e par un courant constant de la station \u00e9lectrique ou par 24 accumulateurs, r\u00e9unis deux \u00e0 deux (24 volts). Un interrupteur \u00e0 mercure du syst\u00e8me Ducretet donne 1200 interruptions par minute et plus. La longueur de l\u2019\u00e9tincelle de la bobine secondaire est de 25 centim\u00e8tres. L'une des bornes de la spirale de Ruhmkorff est r\u00e9unie avec l\u2019armature ext\u00e9rieure, l\u2019autre avec l'armature int\u00e9rieure d\u2019une jarre de Leyde, dont la d\u00e9charge passe par un transformateur form\u00e9 de 5 tours d'un lil tr\u00e8s bien isol\u00e9, et par un excitateur. Dans l\u2019int\u00e9rteur du transformateur est plac\u00e9e une seconde spirale form\u00e9e de 1000 tours d\u2019un lil ayant 0,15 mm. de diam\u00e8tre (L. Morokhowetz \u00abdmaiiKO-xiniiuiecKHi ochobli . p. 329).\nVu que les r\u00e9sultats de mes exp\u00e9riences portant sur l\u2019injection \u00e0 des animaux de toxines pr\u00e9alablement soumises \u00e0 l\u2019action d\u2019un courant \u00e9lectrique \u00e9taient analogues, je ne d\u00e9cris ci-dessous que quelques-unes d\u2019entre elles.\nI. Injection du bacille coli communis.\nExp\u00e9rience 1 (T able 1).\nLe chien avait \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 de nourriture depuis le 12 f\u00e9vrier. Le 16 f\u00e9vrier il lui fut inject\u00e9 de la toxine de bac. coli communis (0,03 gr. de bact\u00e9ries dess\u00e9ch\u00e9es sur chaque kilo de poids de l\u2019animal). Dans les tableaux suivants nous indiquons non-seulement les quantit\u00e9s journali\u00e8res d\u2019azote \u00e9limin\u00e9 par les chiens apr\u00e8s l\u2019intoxication, mais encore les moyennes des quantit\u00e9s obtenues pendant les 48 heures qui suivirent l\u2019injection de la toxine.\nPour les produits azot\u00e9s que les animaux \u00e9liminaient avant l'intoxication, les moyennes des donn\u00e9es pour les 3\u20144 jours de je\u00fbne sont indiqu\u00e9es de meme. Me basant sur ces moyennes, je calculais en pour cents les changements dans les quantit\u00e9s d'azote \u00e9limin\u00e9 sous l\u2019influence de l'injection de la toxine.\nPour ce qui est de P, O., je ne comparais que 2 jours qui se suivaient, vu qu\u2019une augmentation notable de l\u2019\u00e9limination du phosphore ne s\u2019observe que le jour qui suit l\u2019injection de la toxine,\nT a b 1 e au 1.\nJours Je jeune.\tT \u00b0.\ty Je l'urine.\tMoyenne, pour A\u201d.\tChangements Je AT en pour cents.\tP\u00ee (h Je l'urine.\t< >bservat ions.\n3\t38.7\t3.46\t\u2014\t\u2014\t0.74\t\u2014\n4\t38.8\t3.29\t3.37\t\u00ab\t0.7\t\u2014\n5\t40.2\t4.S4\t\u2014\t\u2014\t1.02\tInjection de la\n6\t39.9\t4.64\t4.74\th-40\t0.40\ttoxine.\n7\t39.0\t3.59\t\t\t\u2014\t\u2014","page":124},{"file":"p0125.txt","language":"fr","ocr_fr":"ELIMINATION PE l\u2019AZOTE ET PU PHOSPHORE-\n125\nExperience II (Tableau 2).\nInjection de la toxine de bac. coli communis (0,03 bact\u00e9ries dess\u00e9ch\u00e9es pour chaque kilo du poids de l'animal) le 4-me jour de je\u00fbne.\nT a b 1 e a u 2.\nJours de je\u00fbne.\tT \u00b0.\tX de l\u2019urine.\tMoyenne de K.\tChangements de N en pour cents.\t/A Oi de l\u2019urine.\tObservations.\nO O\t38.0\t2.89\t\t\t0.57\t\n4\t38.4\t2.80\t2. 84\t\u2014\t0.53\t\u2014\n5\t41.0\t4.40\t\u2014\t\u2014\t0.93\tInjection de la\n<;\t30.8\t4.34\t4.37\t-+-53\t0.51\ttoxine.\n7\t\u2014\t2.9\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\nEn comparant les donn\u00e9es des exp\u00e9riences I et II, nous voyons qu apr\u00e8s l'injection des produits de l\u2019activit\u00e9 vitale du bacille coli communis soumis pr\u00e9alablement \u00e0 l'action du courant \u00e9lectrique, la quantit\u00e9 des substances azot\u00e9es de l'urine augmente consid\u00e9rablement dans le courant de 48 heures, tandis que l\u2019augmentation de l\u2019\u00e9limination du phosphore ne s\u2019observe que pendant les premi\u00e8res 24 heures.\nDes r\u00e9sultats analogues ont \u00e9t\u00e9 obtenus apr\u00e8s l\u2019injection de la toxine du bacille pyocyanei, comme le fait voir l'exp\u00e9rience (III) ci-dessous.\nil. Injection de la toxine du bacille pyocyanei.\nExp\u00e9rience III (Tableau 3).\nDepuis le 30 mars 1000 le chien avait \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 de nourriture et de boisson; le 3 avril (le 5-me jour de je\u00fbne) il lui fut inject\u00e9 de la toxine de bac. pyocyanei (0,04 de bact\u00e9ries dess\u00e9ch\u00e9es par kilo du poids). L'effet de l\u2019injection se voit dans le tableau 3.\nT a b 1 e a u 3.\n.Jours do je\u00fbne.\tT \u00b0.\tN de l\u2019urine.\tMoyenne do X.\tVariations do N en pour cents.\tPt (h de l\u2019urine.\t( Miservations.\n. O O\t38.2\t4.41\t\t\u2014\t0.92\t\u2014\n4\t38.7\t4.15\t4.28\t\u2014\t0.86\t\u2014\n5\t40.0\t7.33\t\t-\u2014\t1.80\tInjection de la toxine.\n0\t30.5\t6.89\t7.11\tf 66\t0.70\t\u2014\u25a0\n7\t\u2014-\t5.4\t\t\u2014\t\u2014-\t\u2014","page":125},{"file":"p0126.txt","language":"fr","ocr_fr":"106\n\u00cbLtMlKATlON D\u00c9 I?AZOTE ET DU PHOSPHORE.\nIII. Injection de la toxine dipht\u00e9rique.\nExp\u00e9rience TV (Tableau 4).\n0,05 de toxine dipht\u00e9rique que nous avions re\u00e7ue du laboratoire de l\u2019Institut d'Hygi\u00e8ne de l'Universit\u00e9 de Tomsk tuaient en 48 heures un cobaye d'un poids moyen.\nAu 5-me jour de je\u00fbne on introduisit sous la peau du chien 0,2 de toxine pr\u00e9alablement soumise \u00e0 l'action d'un courant \u00e9lectrique. L'animal v\u00e9cut encore 12 jours apr\u00e8s l\u2019injection, refusant pendant ce temps toute nourriture.\nTableau 4.\nJours de je\u00fbne.\tT*.\tN de burine.\tMoyenne de A'.\tVariations de .V en poui cents.\tPi O: de l'urine.\t( R\u00e9servations.\n3\t38.8\t5.39\t\u2014\t\u2014\t1.07\t\n4\t38.5\t5.18\t5.13\t\u2014-\t1.05\t\u2014\n5\t40 G\t6.92\t\u2014\t\u2014\t1.22\tInjection de la toxine.\n6\t39.8\t6.4\t6.66\t-i-29\t0.94\t\u2014\n7\t\u2014\t4.33 \u25a0\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\nExp\u00e9rience V (Tableau 5).\n0,8 de toxine dipht\u00e9rique furent inject\u00e9s, sous la peau, \u00e0 un chien priv\u00e9 de nourriture durant 4 jours. Le lendemain il se montra du sang dans l\u2019urine. La mort survint le 3-me jour.\nTableau 5.\nJours de je\u00fbne.\tT \u00b0.\tN de l\u2019urine.\tMoyenne de N.\tPi <h de Furine.\tObservations.\n3\t38.3\t6.44\t\u2014\t0.98\t\u2014\n4\t38.4\t6 51\t6.47\t1.10\t\u2014\n5\t40.1\t6.65\t\u2014.\t1 14\tInjection de la toxine.\n6\t40.4\t3.0\t4.82\t0.5\t\u2014-","page":126},{"file":"p0127.txt","language":"fr","ocr_fr":"KE\u00ceM\u00ceNATtON DE t/aZOTE F,T PU PHOSPHORE.\n127\nLes deux exp\u00e9riences que nous avons d\u00e9crites \u00e0 titre d\u2019exemple nous montrent que la quantit\u00e9 d\u2019azote n\u2019est augment\u00e9e que lorsque la toxine dipht\u00e9rique est inject\u00e9e en petites doses. La m\u00eame chose peut \u00eatre dite par rapport aux phospates de l\u2019urine lorsqu'on ne consid\u00e8re que le jour qui suit l'intoxication.\nEn r\u00e9sumant les donn\u00e9es de nos exp\u00e9riences, nous croyons possible de tirer les conclusions suivantes.\n1.\tL'injection des produits solubles de bac. coli communis et de bac. pyocya-nei cause une augmentation consid\u00e9rable d\u2019azote, laquelle dure 2\u20143 jours. Quant aux phosphates, la quantit\u00e9 n'en est augment\u00e9e que le lendemain de l\u2019injection des toxines bact\u00e9riennes en question.\n2.\tApr\u00e8s l'injection de doses moyennes de toxine dipht\u00e9rique (dans les intoxications moins violentes), le m\u00e9tabolisme de l'azote est augment\u00e9, quoique dans un degr\u00e9 moindre qu\u2019apr\u00e8s l'injection des produits solubles de bac. coli communis et bac. pyocyanei. Les phosphates de l'urine sont augment\u00e9s pendant le jour qui suit l\u2019injection, apr\u00e8s quoi leur quantit\u00e9 baisse.\n3.\tDans l\u2019intoxication par de grandes doses de toxine dipht\u00e9rique, on observe une diminution du m\u00e9tabolisme de l'azote et du phospore.\nComme nous l\u2019avons mentionn\u00e9 plus haut, de tels changements dans le d\u00e9tritus de l\u2019azote et du phosphore ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s par d\u2019autres exp\u00e9rimentateurs aussi bien que par moi, apr\u00e8s l\u2019injection aux animaux de toxines dipht\u00e9riques qui n'avaient pas \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 l\u2019action de courants \u00e0 haute tension. Nous voyons donc que l'influence des courants \u00e0 haute tension et \u00e0 grande fr\u00e9quence ne fait pas perdre aux toxines la propri\u00e9t\u00e9 qu\u2019elles ont de changer, dans une certaine direction, ces processus int\u00e9rieurs de l\u2019\u00e9conomie animale qui ont pour r\u00e9sultat ce qu\u2019on appelle les produits du m\u00e9tabolisme.\nU faut que je fasse encore observer qu\u2019apr\u00e8s l\u2019injection de toxines bact\u00e9riennes, j\u2019ai toujours constat\u00e9 une \u00e9l\u00e9vation consid\u00e9rable de la temp\u00e9rature du corps, quoique mes exp\u00e9riences eussent port\u00e9 sur des animaux en inanition chez lesquels, suivant les observations de Krehl, on n'observe pas de fi\u00e8vre apr\u00e8s l\u2019injection de toxines.\nEn terminant, je me fais un plaisir d'exprimer ma profonde reconnaissance \u00e0 M. le docteur AV. Weliki, professeur de physiologie, et \u00e0 son prosecteur M. le docteur Spasski, au laboratoire desquels j\u2019ai eu la possibilit\u00e9 de me servir des appareils produisant des courants \u00e0 haute tension et \u00e0 grande fr\u00e9quence.\n19 octobre 1900.","page":127}],"identifier":"lit36304","issued":"1900-1902","language":"fr","pages":"121-127","startpages":"121","title":"Elimination de l'azote et du phosphore apr\u00e8s l'injection de toxines soumises pr\u00e9alablement \u00e0 l'action de courants \u00e0 haute tension et \u00e0 haute fr\u00e9quence","type":"Journal Article","volume":"2"},"revision":0,"updated":"2022-01-31T15:06:39.354929+00:00"}

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